SEINGS MANUELS DES NOTAIRES
seings en relation avec leur nom, en en prenant par exemple la lettre initiale comme motif principal de la composition. C'est le cas de celui de Pierre Doner, notaire à Feurs (Loire), dont le seing, d*après un acte de 1294, est un grand P* (fig. 12). Exceptionnellement ils le composaient d*un monogramme et plus souvent ils employaient un seing parlant. C'est ainsi que Johannes Camba toria, Tun des notaires qui transcrivirent le cartulaire de Gellone, en 1154, avait pris pour seing la représentation d'une jambe fléchie*; un verre à boire formait celui de Hugues Verrier, notaire du Forez' au xui® siècle; un poisson, celui de Pierre Maquereau, notaire du diocèse de Thérouane en 1315*; un arbre, celui de Pierre Delorme; un volatile, celui de Jean Poulet; une face humaine, celui de N. Teste', etc.
A la fin du xni^ siècle et au xiv«, les seings manuels des notaires se compliquèrent, comme on Ta déjà dit, et furent souvent des motifs qui
Fig. 13.
Fig. 14.
Fig. 15.
demandaient pour être exécutés une grande habileté de plume. Tels sont par exemple les seings suivants dont nous donnons des reproductions un peu réduites : celui de Jean Poncelet de Hontmédy, clerc du diocèse de Trêves et notaire impérial, d'après une charte d'Avignon de 1320* (fig. 13); celui de Pierre de la Vallée, notaire apostolique à Rome, d'après une charte de 1481'' (fig. 14); celui de Thierry de Brackel, clerc du diocèse de Cologne et notaire impérial, d'après une rharte de 1463» (fig. 15).
Les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique (t. lY, p. 63, 289) et plusieurs érudits d'après eux ont prétendu que ces ngna étaient apposés à l'aide d'une estampille ou griffe, mais il suffit de comparer entre eux plusieurs exemplaires du seing d'un même notaire pour constater qu'ils ne sont pas toujours de même dimension et qu'ils ne pourraient pas se