‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 37 sur 554 · Voyez de nombreux exemples dans Pkox, Ouvr, cit., p · texte numérisé non relu

Voyez de nombreux exemples dans Pkox, Ouvr, cit., p

4. Chronicon Barehinonense'tl.f dans Florez, Etpana sagrada, t. XXVIIl, p. 354. (if. Uarca hitpaniea^ p. 514.

5. (sointilueion de Cathatunya, t. I, 1. IV, lit. X, § I, et 7xrita, Anales de la corona de Aragon, 1. VIII, cap. xxxix; éd. de 1610, t. II, p. 240, à Tanuéc i'ùO.

U. Art de vérif. les dates. Dissert., p. 40.

94 DATES D'ANNÉES. [Liv. ii, Chap. i

les Cortès de Ségovie, a pour ia révérence de Dieu et de la sainte Eglise », de compter désormais lés années à dater de la naissance de N.-S. J.-G. Une mention à la marge du registre des Cortès indique le 25 décembre d584 comme le point de départ du nouveau compte des années. La réforme fut confirmée aux Cortès de Valladolid le i" décembre 1385*.

En NavaiTe, la domination des princes français (4234-1425) substitua dans les actes officiels la date de Tère chrétienne à celle de Tère d'Espagne, qui, restée d*abord en usage dans les actes privés, tomba peu h peu en désuétude et acheva d'en disparaître au commencement du x^** siècle*.

Le Portugal, d'abord dépendance de la Castille, puis royaume indépendant depuis 1139, fut celui de tous les États de la péninsule qui conserva le plus longtemps l'usage de l'ère d'Espagne^. Une ordonnance du roi don Juan I*', du 22 août 1422, prescrivit de substituer à 1' « ère de César » le compte des années à dater de la naissance du Christ*.

Naturellement on trouve encore des exemples de l'ancien comput dans les documents de la péninsule quelque temps après qu'il eut été officiellement aboli; toutefois l'usage s'en perdit assez vite et je doute qu'on rencontre des chartes datées de l'ère postérieurement à 1450. D'autre part, si général qu'ait été l'usage de l'ère, il n'avait pas complètement exclu l'emploi des années de l'Incarnation. Celles-ci, qui ne se rencontrent d'abord que chez des écrivains ecclésiastiques, puis dans des actes d'évéques, de conciles, d'abbayes, sont déjà assez fréquentes à la fin du xn* siècle. Au xnr, on les trouve même parfois dans des actes royaux; le roi de Castille, Alphonse X le savant (1252-1284) les employait concurremment avec celles de l'ère d'Espagne et faisait commencer les unes et les autres au 1" janvier*.

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