‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 377 sur 554 · Explications et d«ai>ltlona · texte numérisé non relu

Explications et d«ai>ltlona

i|u'0D publie ou lorsqu'on analyse un document d'après l'origiDal, ndispensable de dire s'il a été scellé, d'indiquer de quelle manière é, e(, lorsque le sceau ou les sceaux subsistent, de les décrire et mner les légendes, sans négliger, pour les sceaux de cire, de noter sur de la cire'. Les remarques qu'on lira plus loin montrent l'ulices divers renseignements. Les inventaires dus à Germain Demay it des modèles excellents de descriptions où la concision ne nuit 1 d l'exactitude. Pour les sceaux déjà décrits ou publiés dans les recueils, il peut suffire, bien entendu, de se référer à ces es, auxquels on duit toujours recourir pour vérifier si les sceaux m renconlro sont connus; on peut même, pour les sceaux très us, se contenter d'indiquer le personnage ou l'établissement auquel urtiennent.

;t assez difficile, sans tomber dans le vague, de donner du sceau finition à la fois compréhensive et précise. C'est, selon Germain , (I la reproduction en cire ou en métal d'un objet propre et spécial qui s'en sert, fixée à un acte pour l'authentiquer ». Cette défini-

■rvé> dam !/■• arck. dei Bouckei-du-RMue. Harseillc, ISOO. ^ vol. llM- — armand et L. Deicliaiiipi da Pu, HUloire tigillaire de ta ville de Seint- ; Paris, 1800, iii-4. — A. Gubidod, Sigillographit de la ville d'Arrat, Ams, , in-4. — Ch. Robart, SigiliographU de Tout, l'aris, 1808, iii-1. — P. t»Jd. DacriptUtH de» teeaux conienét aux arrh. det Baitet-Pyriniei, dans Bidl. i Soc. de» tcieaeet de Pau. 2- série, t. Il (1871-73), p. 1*7-530. — L. Andiât \tx de la SainlOHçe, daiu Arck. hitl. de la Saintange, I. 1 (1874). — f d« y. Sigillographie de la Normandie [évieké de Bayeur), Caen, 1870. in-*. — ilOt da Thorsj. Élude tur la ligîllogr. du Dauphiné, dans Bull, de la Soc. àt tl. de rittrr. Z' série, 1. IX (1870). — Ph. ds Bosradoa, Sigillographie é* jord, PérigiieiiJ, ISM. in-*; Supplément à la ligill. du Périgord, ibid., 1S8Î. — J,-H. Albanii, Armoriai et tigillographic da évfquei de Maneille, Mir- !. 188*. in-4. — Pb. d» Boir«âOD et E. Rupin, Sigillographie du Bat-Limou- Brivo, 1880, in*. — P. la Plagne-BarrU. Sreaux gaie.om du moyta âge : irt.. Sceaux eccliiia»!., da roit dt Samrre et det grandt fcudalairet ; S'piK.. ur dn leigneurt; 3* part.. Sceaux det ville», de juttice, de> bourgeoit et tvpenl, rase. 15, 17 et 33 (l888-imi3) des Arch. hitl. de Gatcognt.

e ctinrU? doni le sceau s disparu n'en est pas moins, bien entendu, un ori^al '1 il eil pi-cs<|uc lonjours possible de rccoiinatlrc aiu traces qui

apposition du sceau.

g 1] EXPLICATIONS ET DÉFINITIONS. 625

lion a Tavantage de n'attribuer qu'à une reproduction, à une empreinte, le nom de sceau auquel on donne communément deux acceptions différentes. À Tobjet dont le sceau est la reproduction, il vaut mieux donner, pour plus de clarté, le nom de matrice du sceau*.

Les sceaux qui ont servi, au moyen âge, à valider les actes, sont de cire ou de métal. Les sceaux dits de cire étaient, en réalité, d*une composition où la cire dominait, mais où entraient aussi, dans des proportions variables, de la poix, de la résine, de la craie, auxquelles s'ajoutait souvent une matière colorante et parfois aussi du chanvre, pour donner plus de cohésion. Les sceaux de métal portent le nom de bulles.

Le type et la légende. — Les uns et les autres sont la reproduction d'une gravure comportant généralement une représentation qui constitue le type, le plus souvent entourée d'une inscription circulaire qui est la légende. Exceptionnellement certains sceaux ne se composent que d'une légende qui peut, dans ce cas, être tracée sur plusieurs lignes horizontales dans le champ du sceau.

Les plus fréquentes des représentations qui se rencontrent sur les sceaux du moyen âge sont :

Le type de la figure humaine, de face ou de profil, réduite à la tête ou comportant une représentation à mi-corps, ou encore représentant la personne en pied ; ce dernier type employé surtout pour les ecclésiastiques et les femmes;

Le type de majesté', réservé au souverain, représentant le monarque de pied en cap, revêtu de ses attributs et assis sur son trône ;

Le type équestre, représentant un cavalier;

Le type armoriai ou héraldique, dans lequel le champ est occupé par un écu armorié, avec ou sans accompagnement de timbre, de cimier et de support ;

Le type lopographique, comprenant des représentations architecturales ne servant pas d'encadrement à d'autres types.

Il y faut ajouter une foule d'autres représentations, de scènes, d'animaux, d'objets, d'instruments et d'emblèmes de toute sorte. Souvent, enfm, on a employé comme sceaux des intailles antiques qui furent pendant tout le moyen âge l'objet d'une recherche particulière, due surtout aux vertus surnaturelles qu'on leur attribuait. On donnait fréquemment aux (Jîbjets qui y étaient représentés une signification chrétienne, ainsi qu'en témoignent certaines légendes gravées sur la bande de métal dans laquelle l'intaille était enchâssée*.

Sceaux plaqoés. — Les plus anciens des sceaux de cire étaient appliqués sur l'acte, généralement au bas cl à droite. Pour les flxer, on pratiquait dans le parchemin ou le papyrus une incision cruciale dont on relevait les angles, de façon que la cire chaude s'engageât dans ces bords qui la retenaient, et que, sous la pression de la matrice, il en passât une

t. Le terme usité dans ce sens par les écrivains du moyen ftge est typarium,

2. V. G. Demat, Des pierres gravées employées dans les sceaux. V. plus haut, p. 623.

626 LES SCEAUX. [Liv. iv. Cm. ix

partie au revers de 1 acte, où on la rivait. Ce mode d*inciserle document pour fixer le sceau est du moins le plus commun ; d*autres fois, on a multiplié les incisions croisées pour relever un plus grand nombre de languettes, ou encore on a pratiqué deux incisions parallèles, réunies au milieu par une incision perpendiculaire pour relever deux lambeaux. Le sceau ainsi flxé est ce que Ton appelle le sceau plaqué.

Bulles. — Les bulles étaient d*une espèce toute différente. La plupart sont en plomb. Ce sont des sceaux de Tapparence d'une monnaie, traversés de part en part, dans le sens de leur diamètre, par des attaches, et suspendus à Tacte. Pour sceller ainsi, on préparait une petite boule de plomb percée d'un trou dans lequel on introduisait les attaches, préalablement fixées au bas de Tacte qu'on voulait sceller, et Ton pressait celle boule de plomb entre deux matrices en métal dur, fixées aux deux branches d'une pince. C'est ainsi qu'on applique aujourd'hui encore les plombs de douane. Il y a donc, dans les bulles de plomb, comme dans les monnaies, deux faces, toutes deux revêtues de représentations ou de légendes, un droit et un revers.

Outre les bulles de plomb, qui sont de beaucoup les plus répandues, on a aussi employé, dans des actes d'une solennité exceptionnelle, des bulles d'or. La plupart de celles qui se sont conservées consistent en deux très minces feuilles de métal estampées, fixées sur un gâteau de cire ou de plâtre destiné à les soutenir, et soudées ensuite, sur leur bord, à une étroite bande de métal formant la tranche. Il est arrivé, cependant, qu'en des circonstances extraordinaires, et pour faire étalage de fasie et de prodigalité, on a fait faire des sceaux d'or massif fondus, et ciselés. Tels sont, par exemple, ceux de François 1^*^ et de Henri VIII, appendus aux ratifications respectives du traité d'alliance conclu entre la France et l'Angleterre le 50 avril 1527^ Mais ce sont là de rares singularités.

Je ne citerai que pour mémoire les bulles d'argent, d'étain et d auricalque, c'est-à-dire de laiton. Ce sont des curiosités sans intérêt diplomatique.

Le repli. — Pour suspendre le sceau à un acte, on prit de bonne heure la précaution de renforcer, en le repliant sur lui-même, le bas de la pièce, que l'on perçait de deux trous pour y faire passer les attaches. La partie inférieure de la feuille de parchemin ainsi relevée est ce que Ton nomme le repli (fig. 27 et 28). D'abord très étroit, il s'est par la suite progressivement élargi lorsque la mode s'introduisit d'y placer des signatures, des visas et des annotations diverses'.

Sceaux pendants. — Vers le milieu du xi® siècle, au lieu de plaquer les sceaux de cire, on imagina de les suspendre à des attaches, comme cela se pratiquait pour les bulles. C'est là ce que l'on nomme les sceaux pendants. L'usage de « sceller en pendant » se propagea peu â peu et finit

1. Le sceau de Henri VIII est aux Arch. iiat. (Docët d'Arcq, Coll. de sceaujc, n" 10055); celui de François !•% à Londres, au liecord Office.

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