‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 385 sur 554 · BûHEn-MciiLD.iciiER, llfg.. ti · texte numérisé non relu

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S. Wira, The greal ëtah. n" 1-4,

3. Arch. DM., K 7, n" 10. DatCr n'Aïujf '.'"//. île ireau-r. iv 90U5.

636 LES SCEAl'X, [Liv. iv, Ch. u

ne parait pas qu'il se soit conservé aucun sceau des rois de la Brelagne armoricaine, mais od a prouvé que plusieurs d'entre eux au moios, Erispoé, Salomon, Alain le Grand, validaient leurs actes par l'apposition d'un sceau'.

Les sceadi depuis lb f siècle; scbaux des prélats. — Au x* siècle, le sceau n'était déjà plus un privilège exclusif des souverains; les èvéqu» commençaient, à leur exemple, a en revêtir leurs actes publics. On pour raitmème en faire remonter l'usage au siècle précédent. Hincmar raconta en erfel, que le concile réuni k Troycs en 867, adressa au pape Nicolas I" une lettre scellée des sceaux des archevêques {arckiepitcoporum... tigil- Us tignatam), mais ces sceaux devaient avoir plutôt le caractère des cachets en usage h l't^poque mérovingienne et destinés à clore les lettres missives, car le roi Charles le Chauve, s'étant saisi de la lettre, dut en briser les sceaux pour la lire'. 11 en était également ainsi du sceau d'IIincmar lui-même, dont il fait mention à la 6n d'une lettre, de 860 ou environ, à Francon, évoque de Tongres', et dont Montfaucon nous a conservé un dessin^. Au contraire, pour le \' siècle, les mentions et les exemples sont déjà assez nombreux pour qu'il n'y ait plus à douter de l'existence de véritables sceaux épiscopaux. Mabillon a signalé et décrit un sceau de Tévéque de Noyon, Wallicrt, apposé •■ une charte de 955 pour l'abbaye de Saint-Éloi*; un acte de Wichfried, archevêque de Cologne, de 950, présente des traces évidentes d'un sceau plaqué*; oa connaît la matrice du sceau d'Alboin, évéïjue de l'oitiers de 907 à 96â'. Il faut ajouter toutefois que de nombreux actes originaux d'archevêques et d'évêques du i' et du commencement du xi' siècle sont dépourvus de mentions et de vestiges de sceaux et témoignent ainsi que l'usage était loin d'en être encore devenu général.

I. A. DE LA IkiuDEiuE, Uéfeiite li'ua diji/ûmt du roi Erîipoé, où l'on moiilre qat In iviitrraiiit de Bretagne vnt eu dei iceaui, daili: Bulleltii archéol. de l'Aiioc. BrelDHne, I. IV (18Ci2], ]i. 101-173. U Taul imiter que diiiis les clauses llnolcs de leunt diptùniM. c'est le mot tigiltum {jui, àèt 852, est employé pour annnno-r le sceau : Sigilh noiln ligillari juÉtimut [Dipl. d'Empoé pmir Redon, D.Horice, Freutei de Ï HUt.de Bretagne. t. 1, col. 39^}. — L> clause linalv suivante d'une constitulion du roi TIteudis de ^ : g liane dciiiquc cnni'Iitiilioncni iiobis dii-cxitnus ligilli» nostris adjectione flrmsM • (Fr. de Cihdems, yolicin Je una teg de TeiidU, dans Bolelîn de la r. académie de U hîtloria, t. XIV, 188il, |>. 180), poun-ait donner a ci-oire que les rois WisipiUis aTiienl des sccaui d<>s le vi* siècle. J'ni louiefuis quelques doules sur la signification du mot ligiUum à celte époque.

1. ■ Ai-diiepiscopoi-um sigilla coiirringcns gesta synodi relegil. ■ {Ann. Btrl., àSCT.]

3. ( Sigilli no^h'i ci juiagine b'ati Reiiiigii ponliGcis imprcssionc sîgiiavinius. > [Kii- TinE, Ampli», coll.. I. 1, |i. 157.)

i. l'etil cachet o\;ile représenianl un husre de moine tonsuré, de profil à droite, enWuré de la It'gcnde f HINCMARVS ARCHJEPS irap. de Honlfaucon, Dibl. nal. INS. lai. 11007. fui. 88; « c museo 0. Iloulan scnaloris Ainbian. >).

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