Du re dijilom., p. 1K
G. Kaiierurk. in Abbild., livr. Vil, p. 30. M. Brcssiau [Vrkvndenlehre. t. I, p. 5il) cite un document du même de 048, mais susjwcl, présenlant également des trace) as sceaux, cl un dipISme de Oit qui n'était pas scellé.
7. Elle a été publiée par B, Fiiiun, Arch. hi»t. du Poitou. 1, 1 [1872). p. 299. — ïoy
g 2] SCEAUX ÉPISCOPAUX ET SEIGNEURIAUX. 637
Sceaux seignbdriaox. — Les plus anciens sceaux de seigneurs dont on rencontre la mention ont dû, comme ceux des dignitaires ecclésiastiques, n'être d*abord que des cachets*. Pour citer un véritable sceau féodal, il faut descendre jusqu'au milieu du x<^ siècle; le plus ancien que Ton connaisse est celui du comte de Flandre Arnoul le Vieux, plaqué aune charte du 8 juillet 942 pour Tabbaye de Saint-Pierre au Mont Blandin, et représente le comte assis, tenant une épée de la main droite'. On a cité d*autres sceaux de seigneurs du x^ siècle, mais les documents ou les mentions allégués ne sont point à l'abri de tout soupçon'; et il est certain que» jusqu'au commencement du xi^ siècle, les chartes seigneuriales d'une authenticité certaine, dont les originaux se sont conservés en assez grand
d'autres exemples de sceaux d'évèqucs du \* siècle dans Bresslau, UrkundenL, t. 1, p. 523 et suiv. — On a souvent cité comme le plus ancien sceau épiscopal conservé celui de l'év. de Metz Adalbéron !•% plaqué sur une charte de 942 pour l'abb. de St-Amoul, aux arch. du dép. de la Moselle à Metz, mais il a été récemment prouvé que cette charte est fausse et que le sceau qu'on y voit figurer est probablement celui d'Adalbéron II, évéque de 984 à 1005 (D' \ViciiiiAxx, Adelberos I. Schenkungsurkunde fur das Arnulfskloster und ihre FâUehung dans Jahrbuch der Geaelhchaft fur Lothringische Geschichtôy t. II (1890), p. 306-319). U. Bresslau [Ouvr, cit., p. 528) a indiqué une charte de 038 de ce même Adalbéron I*' comme ayant été munie d'un sceau, mais ce document n'est pas authentique plus que le précédent (voy. WicHMAXîr, mém. cité, p. 309-310). — Les évoques italiens paraissent avoir eu des bulles de plomb à une époque beaucoup plus ancienne, voy. I.-P. Kinscu, AltchristUcke BUisiegel des Museo nazionaie zu Neapet, dans Archâologische Ehrengahe der rômischen Quartalschrift zu de Rossia 70. Geburtsiage, Rome, 1892, in-8, p. 325-353.
1. Le comte d'Autun Eccard lègue en 875 par testament à sa sœur Ade, religieuse à Fai*emQutier, son sceau d'améthyste [sigillum de amethisto) sur lequel était figuré un homme tuant un lion (c'était probablement une intaille antique représentant Hercule et le lion de Némée), et à l'abbesse du même monastère son sceau de cristal de roche [sigillum de berillo) sur lequel était figuré un serpent (Pérard, Recueil de pièces servant à Vhist, de Bourgogne, p. 25). — Un autre testament, celui d'Aimar, soi-disant comte de Bourbonnais au commencement du x* siècle, contient le legs d'un sceau de saphir à l'effigie de sa femme Irmingarde, mais c'est là une pièce fausse fabriquée par le p. André, généalogiste de la maison de Bourbon (voy. A. Chazaud, Étude sur la chronologie des sires de Bourbon, Moulins, 1866, in-8, p. just. VI).
2. Arch. de la Flandre occidentale, à Gand; le document est publié dans A. Yan Lokerex, Chartes et doc, de Vabb. de St-Pierre au Mont Blandin, t. I (Gand, 1868, in 4), n* 18. Le sceau a été reproduit par Vredius, Sigilla comilum Flandriae (1639) p. 2, et d'après Vredius dans le Nouveau traité de diplom., t. IV, p. 221. M. Pirennc, qui a eu l'obligeance d'examiner à ma prière ce qui reste de ce sceau, m'écrit : « 11 est fait d'une cire d'un brun clair et très épais. La charte sur laquelle il est fixé me parait parfaitement authentique. Le dessin donné par Vredius est passablement inexact. D'abord le personnage ne porte pas d'écu ; Vredius a pris pour un écu un large pli du manteau. Quant à la facture, elle est beaucoup plus grêle que le dessin. La transcription de la légende est correcte, mais les lettres en sont mal reproduites ; les F notamment sont de formes carrées et non arrondies comme dans Vredius. En outre, celui-ci a quelque peu diminué la gi*andeur de l'original, qui a un bon centimètre de diamètre en plus que son dessin. »
3. Par exemple la notice d'une vente de 975 ou 976 à l'abbaye de St-Aubin d'Angers contient cette clause finale a cum testimonio et sigillo Gaufredi comitis > (Cartul. de St'Aubin, fol. 14 v^); cette annonce du sceau de Geofîroi Grisogonelle serait la plus ancienne mention d'un sceau des comtes d'Anjou, mais je doute qu'il faille hi tenir pour authentique.
038 LES SCEAIX. ^Lit. iy. Cm. a
nombre, ne conliennent aucune mention el ne présentent aucun Teslige de sceaux.
Scun lOTAiii Di u DiHUTiB upÊTiKasB. — Depuis ravénement de la djuastie capétienne, il se produisit dans le l>'pe, les dimensions, le mode d'apposition, la désignation et l'usage des sceaux, toute une série de niodilicatioDs. >'ous parlerons d'abord des sceaux royaux. Le sceau de Hugues Capet. qui figurait au ivui' siècle encore sur un diplôme du 39 nui d89 pour l'abbaye de Toumus, aujourd'hui aui arohives départementales de SaAne-el-Loire, en a ai^ourd'hui distant ■; il ne nous est connu que par des descriptions de Ciiirnet et de Juénin*, ainsi que par une assex grossière reproduction publiée par Mabillon'. Elles suOisent à montrer les traasfonnatians qui se sont produites dans l'efGgic royale : au buste de tradition romaine s'est substitué un type tout diffèrent, un personnage & mi-corps, couronne en tête, tenant en mains des insignes royaui*. Tout cependnnt n'est pas nouveau dans celte représentation, et sans remonter pour en chercher la genèse aussi loin qu'on pourrait le faire, il sufTira de rappeler^ que l'un des sceaux du roi Lothaire représente ce monarque couronné, vu de face à mi-corps, tenant de la main gaucbe une espèce de bâton et de la main droite un sceptre terminé par un fleuron, anal(^e à celui qui accompagne déjà certaines représentations contemporaines de Charles le Chauve et qui deviendra la fleur de lis*.
l. l. Lei, .4rf*. Je SaÔiie-rt-Loire. Dornmmii origÎHauj anii'rimrt à Ton millr. Clialoii-sur-Siùne. iSfS. iii-f. u* IS.
t. F*. CniTLET. Hitt. df fabb. royale rt de la tillr de TourKia. p. 290: < Sigiltuiu t regîuin luembranac afliium esl urbiciilare 111 fere uDciaruin dùimcti'i, rcgïs<|uc ( eihibcl inuginem npiionon el pipiio mllu. ul Uracfurum mas est. eretxa dextra, fere 1 iD modum cpi»copi populum beiicdiceulis; sinistra \ero globum pracfendciitc cum lue . ad oras iiis:riptione : HVGO OEI MISERICORDIA FRANCORVM REX- > — Jriïra, AoMP. hiil. de fabb. de Toarnui, p. 140 : < Le roi représenté dans le sceau I n'élend pas la mai» coiiimc un évèqu? qui béitil, ainsi que le dit le P. Ctiiniet, mais t il tient une main de justice. •
Z. De rr diplom.. p. 421 : reprod. dans Soureaa traité dr dipL, t. IV, p. (25, — La matrice en brouic du sceau de llupies Capet aurait été rcIrouTée en 1841. cnrouie dans la terre i t mètre de profondeur, en creusant un puîti sur le lerrituire de la coiiunuiM: d'Bstrablin ()lEa«TT, Sr«iu iTHuguet Capet (rouré ea lUi d EtlnNiii, pr*i dr VienKe [Itire), avec lilhogr.. dans Butl. de ta Soc. de ilalUt. dr rt»Hv, t. III. Grenoble. 1815. jD-S. p- 330). Criée i l'oliligeance de mou confrère U. C. I^dliomnie. archiviste de l'Isère, j'ai pu satoir que celle prétendue inalrice avait été donnée en 1879 au musée de Vienne et en obtenjruoe cmpiciule. Il suflit de la placer en regard de la reprwluctioii donnée par Mabillon pour constater que toutes deux se ressemblent au point île présenlei-, aussi bien dans leffieie rojale que dans les lettres de la légeudc, toutes les allérations de style dont étaient coutumicrs tes dessinateurs du itii* siècle qui reproduisaient des monuments du moyen hge. Il eu Taut conclure que la grarure du De re diplomalita a servi de modèle i la matrice découverte A Esirablin très peu de tcnigis probablement après sa fabrication.
i. Je laisse naturellement de cALé dans cette description tous les détails qui peuvent tenir i l'inlerprétation du dessinateur du ivii* siècle dont le tnonai-que barbu ressemirie B un roi de jeu de caries .