Voy. plus haut. p
0- Je connais de ce sceau drn.i eieiiiplaiics ndniirahleiiieiit consei-vés : l'un plaqué b
g 2] SCEAUX ROYAUX CAPÉTIENS. 659
Le sceau de Robert est analogue à celui de son père*, mais il faut noter dans Tannonce des signes de validation une tendance à substituer à la désignation traditionnelle antdus le mot sigillum^ qui prévaudra sous les règnes suivants.
ScBAu DE UAJESTÉ. — Sous Henri !•% la représentation royale achève de se compléter. Le sceau encore agrandi représente la personne royale tout entière, avec les attributs de la monarchie et assise sur le trône'. C*est le type de majesté*, désormais fixé, et qui, avec des modifications de détail et de style, durera autant que la monarchie. En Allemagne, le type du sceau des souverains a évolué à peu près de la même manière qu'en France pour aboutir à la représentation de majesté sous Henri II le Saint (1 002-1024)*. En Angleterre, le plus ancien sceau de majesté est celui d'Edouard le Confesseur*. On a vu que le prototype de cette représentation remonte au milieu du x<^ siècle et appartient au comte de Flandre, Amoul le Vieux'.
lin diplôme du 5 mai 967 pour l'abb. de St-Bavon de Gand, aux arch. de l'évéché de Gand, l'autre à un dipl. de même date pour l'abb. de St- Pierre au mont Blaiidin, aux arch. du royaume de Belgique. J'ai pu, grâce à l'obligeance de M. Piot, archiviste général de Belgique, faire exécuter de ce dernier un moulage d'après lequel il sera publié dans mon travail sur les sceaux carolingiens. Le même sceau était plaqué sur un dipl. de 975 pour l'abb. de St- Vincent de Laon (Orig. à la Bibl. de Laon, coll. d'autogr., carton 1, n^ 20), d'après lequel il a été publié fort inexactement par Mabillon, De re diplom.^ p. 419, n*» 2 (avec la fausse date de 972), gravure reprod. dans le Nouveau traité de diplotn.^ t. IV, p. 114.
1. DouËT d'Arcq, Co//. </« «r^atu-, n* 32 ; reproduction dans N. de V^'ailly, Élém. de paléogr., t. II, p. 340, n*^ 4.
2. Ce n'est pas du reste un terme nouveau; les textes montrent que depuis l'antiquité il n'était jamais tombé complètement en désuétude. Dès le vni* siècle on employait couramment le verbe sigillare^ concurremment avec le mot anulus [voy. plus haut, p. 652). Sigillum se rencontre notamment au ix* siècle dans les diplômes des rois de Bretagne et au x* dans ceux des rois de Bourgogne.
3. Dod£t d'Arcq, ColL de sceaux^ n? 32; i*eproduct. dans N. de Waillt, Élém. de Paléogr., t. Il, p. 3i0, n» 6.
4. A \nâ dire, l'expression « sceau de majesté » est antérieure à cette époque, et ii*a pas eu la signification précise et restreinte que nous lui donnons ici avant le xni" siècle. Dans les diplômes du roi Bobert, le sceau royal est parfois annoncé par les mots anulus nostrae ou regalis niajestatis (Dipl. de 996 et de l'an 1000 ou environ, Pfister, Études sur le règne de liohert le Pietur^ Catal.,n"^ 5 et 10). On désigna souvent de même, jusqu'au xu*> siècle, les sceaux des prélats et des seigneurs auxquels on pouvait attribuer la qualification de majesté : lettre de Jean, évèque d'Orléans, à Yves de Chartres (1091-1096) : a Sigillum majestatis tuae accepi » [Hec. des hist. de la Fr., t. XV, p. 153 D); cf. Du Cange [Glossar. lat.), au mot Majestas; charte de Hugues, comte de Champagne, pour Mt-Remy de Reims, en 1114 : « quas litteras majestatis « nostrae sigillo consignari fcci » (Marlot. Hist. de l'église de Reims^ !'• éd., t. II, p. 231); charte de 1115 : c Beginaldus tune Viromandoinim cornes fecit litteris annoa tari et suae majestatis insigniri sigillo » (cit. par Du Cange, Art. cit.^ d'apr. le Cartul. de Sl-Corneille de Compiégne).
5. Voy. Bresslav, Handbuch der Urkundeiil., t. II, p. 966. Une reprod. du sceau de Henri II se trouve dans Heffxer, Die deutschen Kaiser- und Kœnigssiegel, pi. II, n» 19.
6. DoDÊT d'Arcq, Coll. de sceaux, \V 9997, d'apr. une donation de 1059; reproduction dans Wyo.x, The great seaU, iv* 5 et 6.