Voyez plus loin, p
2. Au XI* et au commencement du xii" siècle, des prélats, de grands feudataires. ont des léj?cndes plus ou moins compliquées, parfois en vers léonins : Hugues, conito de Champagne (1080-1125) : QVOD MANDAT SCRIPTO FIRMAT COMES HVGO SIGILLO (A. d'Ahbois de Jcd.vi>' ville, Essai sur les sceaux des comtes de Champagne'' ; Guillaume le Conquérant : f HOC NORMANNORVM WILLELMVM NOSCE PATRO^ NVM, et sur son sceau royal :•;- HOC ANGLIS REGEM SIGNO FATEARIS EVNDEM (Wtox, The greatseals, n"» 11 et 12). D'autres, commo les comtes de Flandre, mettent au nominatif, comme le roi de France, leur nom et leur titre, mais cela fut excej>tionnel, et à la fin du xii* siècle presque toutes les légendes commencent par le mot SIGILLVM. — l/cs sceaux des rois d'Angleterre depuis Guillaume H eurent une légende du même type que celles des rois de France.
3. Les légendes en français sont longtemps restées exceptionnelles. La légende est demeurée laliiic sur le sceau royal jusque sous Louis XIH, qui en 1017 seulement substitua un sceau à légende française à son premier sceau à légende latine. Sur la langue des légendes des sceaux, voy. DouEt d'Ahcq, Coll de sceaux. Éléments de sigiil., D. xciv.