‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 407 sur 554 · Vcyez plus haut, Ibid · texte numérisé non relu

Vcyez plus haut, Ibid

4. C'est sous le pontificat de Clément II, en 1046, qu'apparaît la premièra souscription d'un chancelier apostolique, et dès lors il cumule cette fonction avec celle de bibliothécaire [Ikftty Hegesta, 2' éd., n" 4133).

g 2] SECOxNDE PÉRIODE (1048-1198). 675

Il n'y a pas lieu d'insister sur les modifications de détail qui se sont produites, sous les successeurs de Léon IX, dans la rota^ le komma et la bulle; aucun de ces signes de validation n'a encore acquis de type bien fixe. On s'est attaché à signaler de préférence les particularités importantes, les innovations durables, et à déterminer l'époque où elles se sont fixées.

Sous le pontificat de Victor II (1054-1057) les souscriptions des prélats, des évéques, des cardinaux, qui ne sont pas sans exemple dans les actes de ses prédécesseurs, deviennent plus fréquentes, mais elles n'ont point la régularité qu'elles ne tarderont pas à acquérir.

La souscription du notaire ou scriniaire, signalée comme rare sous le pontificat de Léon IX, redevint fréquente sous ses successeurs, mais ne fut plus désormais accompagnée d'une date.

Dans la date donnée par le bibliothécaire chancelier, l'indication de Tannée de l'incarnation est de plus en plus fréquente à mesure qu*on avance dans le xi« siècle. Pour le calcul, la chancellerie des papes a beaucoup varié. Le calcul ordinaire, qui prenait le 25 décembre comme point de départ de l'année, n'est pas le plus commun ; le style du 25 mars, tantôt à la manière florentine et tantôt à la mode pisane, est à peu près aussi fréquent. L'indiction, qui jusqu'à Grégoire YIl était toujours comptée du 1^' septembre, présente aussi des variations depuis Urbain II; on la compte aussi dès lors du 24 septembre et du 25 décembre. Enfin les années du pontificat ont été comptées ordinairement à dater du jour de la consécration, mais parfois aussi du jour de l'élection. Les éditeurs des Regesta ont eu le soin d'indiquer en tête de la série des lettres de chaque pape les modes de comput de chacun des éléments chronolo* giques en usage sous son pontificat.

La date de lieu apparaît dans quelques bulles de Victor II et ne tarde pas à devenir ordinaire sous ses successeurs. L*indication du lieu prend place au début, immédiatement après le mot datum, sous cette forme : Dalum Rome. . . .

Sous Grégoire Vil, la tendance à la régularité continue à s'affirmer; la mention in ppm est caractéristique des bulles à effet perpétuel ; la formule de salutation, »alutem et apostolicam benedictionem, ne reçoit de dérogation que dans des cas exceptionnels. On a remarqué d'autre part qu'aucune des bulles de ce pontificat n'est revêtue de souscriptions de cardinaux, alors que cet usage, fréquent sous ses prédécesseurs, le redeviendra sous ses successeurs.

Hais le pape qui contribua le plus, pendant toute cette période, à fixer véritablement le formulaire, fut Urbain 11 (1088-1099),. en appelant du mont Cassin, pour le mettre à la tête de la chancellerie apostolique, Léon Caetani^ Ce fut alors que les principales formules des bulles, pliées aux exigences du cursus, prirent la forme qu'elles .ont conservée par la suite. En même temps, les privilèges solennels se distinguèrent plus

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