Voy. plus haut, p
676 LA CHANCELLERIE POiSTlFICALE. [Liv. v, Chap. i
nettement qu'auparavant, par leur style aussi bien que par leur disposition et leurs signes de validation, des actes auxquels on a donné le nom de petites bulles.
A vrai dire, depuis plusieurs siècles déjà les lettres apostoliques présentaient des dilTérences dans la forme selon leur degré de solennité, et il est probable que, si les originaux ne faisaient pas défaut, on pourrait faire remonter ces distinctions, sinon Jusqu'aux premierssiëcles, du moins jusqu'au temps où les églises ont obtenu des papes leurs premiers privilèges, c'est-à-dire jusqu'au vu' siècle. Quoi qu'il en soit, les caractères généraux décrits jusqu'ici ne s'appliquent qu'aux actes les plus solennels; d'autres, d'une solennité moindre, étaient dépourvus de quelques-unes des formesqui caruclérisent ceux-là ; mais, saufen ce qui concerne la formule in . ppm et la salutation apostolique, ces différences n'avaient pas encore assez de fixité pour qu'il fdt nécessaire de décrire séparément ces deux catégories d'actes. Tout ce qu'il est possible de dire, en s'appuyant sur quelques originaux d'Alexandre 11 et de Grégoire VU qui se sont conser\-és', c'est que les documents non solennels étaient généralement écrits en minuscule romane serrée, sur des feuilles de parchemin aussi petites quepossible, que dans la suscriplion le nom du pape est ordinairement exprimé seulement par l'initiale et qu'elles sont dépourvues de clauses fmales, de protocole final et souvent même de date.
A partir du pontifical d'Urbain II les difTêrences sont plus caractéristiques et plus constantes et l'on peut désormais diviser les lettres émanées de la chancellerie en grandes et en petites bulles.
Grandes bulles. — Dans les grandes bulles, la première ligne est écrite en caractères allongés et disposée de manière à se terminer par la formule in ppm', seule, ou précédée, mais rarement, de la salutation. Elles contiennent de plus des clauses fmales développées, dont la formule tend à se fixer. La voici telle qu'on la rencontre dans plusieurs bulles d'Urbain II :
a Decernimus ei-go ul nulli oninino hominum liceat prefatum monasterium {ou prefatam ecclesiam) temere perlurbare aut ejus possessiones auferre vel ablatas retinere, minuerc vcl lemerariis vexalionibus^ fatigare, sed omnia Integra conserventureorumproquorumsustenlationeelgubemationeconcessasunt usibus omnimodis profutura*. Si qua igitur in futurum ecclesiaslica secularifve persona hanc noslre constilutionîs paginam sciens contra eam temere tenire templaverit, secundo terliove commonila, si non satisfactione congrua enie»' daverit°, poleslalis tionorisqne soi dîgnilate careat reamque se divino judicio
1. Voy. par ciempledana FFLisi-lUnircsc. âpecimina.pl. CX, la reproduclioD des trois petites bulles (n<" 1-3) d'Alcianilre II (1061-1073) et d'un fi-agaent de peiiie balle de Grégoire ¥11 (ÎSnoï. 1078); Ixnt. Régala, 3* éd., n- 4650. «5*. 47*8. 5086. ^ Celte rormuie s été remplacée quelqueCoîa au un* siècle et depuis par celle-ci : Ad fluatn rcî memoriam.
Variante : t seu quibuslibet Teialîonibui >.
On a ajouté plus tard ici ta clause de réscrre : i saUa aedis apoatoUce auetorilate icesani epîBCOpi canoniea justicia >.
On trouve au un* siècle : < nlsi reatum suum congrua salisraclione correierit i.