‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 409 sur 554 · SECONDE PÉUIODE. GRANDES BULLES · texte numérisé non relu

SECONDE PÉUIODE. GRANDES BULLES

existere de perpetrata iniquitate cognoscat eta sacratissimo corpore ac sanguine Dei et Domini redemptoris nostri Jesu Ghristi aliéna fiât atque in extremo examine districte ultioni subjaceat. Gunclisautem eidem locojusta* servantibiis sit pax Domini nostri Jesu Ghristi, quatenus et hic fructum bone actionis percipiant et apud districtum judicem preraia eterne pacis inveniant. Amen. »

Cette formule, dont le thème se rencontre déjà dans les lettres de Grégoire ^S dont les termes se précisent sous le pontificat de Pascal II, acquiert sa forme définitive sous Urbain II; elle comporte, il est vrai, pendant quelque temps encore et jusque vers le milieu du xiii® siècle, un certain nombre de variantes ou même de développements, mais elle demeure cependant de plus en plus fixe et caractéristique des grandes bulles.

A la suite de cette formule on trouve encore pendant quelque temps la souscription du scriniaire : Scriplum per manus JV. scriniarii, mais elle tend à tomber en désuétude et ne se rencontre plus après le pontificat de Calixte II (il24). Depuis lors la formule finale est généralement suivie du mot amen^ trois fois répété et disposé de manière à occuper toute la fin de la dernière ligne.

La ro/a a trouvé sa disposition définitive*. Entre les deux circonférences est disposée en cercle la devise du pape; c'est sous Urbain II : •{• Benediclus Deus et pater Domini noslri Jesu Christi^. Cette devise, propre à chaque pape, était généralement un texte emprunté aux psaumes^. On peut observer en examinant les originaux que la petite croix qui la précède est parfois visiblement d'une autre encre que la devise ; il est probable que dès lors cetle croix était tracée de la main du pape conformément à la règle suivante d'un formulaire du xiv« siècle : « In rota « nichil scribatur quousque sit lectum privilegium et signatum per papam « signo crucis^. » Entre les bras de la croix se trouvent les noms des apôtres et le nom du pape suivi de son titre et du chiffre indiquant le rang qu'il occupe parmi les papes du même nom, le tout disposé de la manière suivante :

PETRYS

SUS PAVLVS

VRliA .PP.

NVS

1. Les mots sua jura furent oi*dinairement substitués à justa vers la fin du XII* siècle.

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