Yoy. plus haut, p
2. Sur le compte des années du règne de Robert II, ?oy. PnsTEii, Études êur le règne de Robert le Pieux, p. un. Sur le compte de celles de Philippe I*, voy. A. Luchairb, Louis F/, app. lY* p. 208.
3. M. Luchaire, le dernier auteur qui ait af^té la question [Louis VI le Gros, app. IV, p. 204 et suÎT.), admet que dans les diplômes de Robert le terme initial de Tannéo
740 SOIVERAINS DE U FRANCE. [Liv.v. Ch h
L'indiciton demeure un élément ordinaire des dates des dipldmes, mais \ea erreui's de compte y sont si fréquentes qu'il paraît impossible de dire de quelle indiction on se servait alors. Acdlé de ces éléments, on en rencontre fréquemment d'aulras, tels que l'épacte, lesconcurrenls ou la lunaison, mais il est rare qu'ils concordent entre eux et avec les autres éléments. Enlin les dates des diplômes du xi' siècle contiennent assex souvent des sjnchronismes'.
L'indication du lieu est l'élément le plus constant. L'ensemble même de la date est géuêralement annoncé indifféremment par les m"'- *-'•■■" Dalum ou Data.
L'apprécation qui terminait la plupart des diplômes carolii parait au w siècle; c'est à peine si l'on en pourrait citer ei ques exemptes dans les documents plus exactement imités ( it* siècle ; le dernier que je connaisse est de 1060.
Certains diplômes de Henri I", rédigés en cour pléniére, s'éc encore que le type que l'on vient de décrire de la forme de d'où dérive le diplôme capétien. On y a imité la disposition di conciles : ils commencent par la date et sont rédigés sous forme verbal, jusqu'à ce que le roi intervienne dans le dispositif p< sa volonté'. D'autres actes non solennels sont dépourvus de ] de clauses Anales et souvent de date : les documents de ce dont quelques spécimens seulement nous sont parvenus, o expédiés en abondance. On a eu l'occasion de citer plus haut ment de Philippe I" au doyen de l'église de Paris, scellé sur stn qui ne diffère pas beaucoup des actes dece genre de la lin du
Celte étude d'ensemble des diplômes royaux du ii* siècle nécessairement assez longue pour bien montrer quelle divei dans les documents de cette époque, comment, au lieu di aux modèles, les rédacteurs se sont appliqués à en varier au \ fantaisie les dispositions et les formules, conmienl en un n Q été pendant toute cette période l'absence de toutes règles.
11 semble tout d'abord que la critique diplomatique doive éti en présence de pareils documents. A vrai dire, ce qui i difiicile, c'est de distinguer un original d'une copie figurée raine ou de peu postérieure, susceptible par conséquent de cou ques interpolations. Hais, pour le fond même des actes, 1
devait être le 1" rasrs, le 25 jnars ou PSquea : dans ceux de Itenri 1", le 1* t" mars; dans ceux de Philippe 1~, le 1" jauvier. Hais ces conclusioiu, reconuail du resie, n'unt qu'un caractère provisoire, et la discussion devn lorsque les actes de ces souverains auront été l'objet d'études critiques qv défaut.