‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 445 sur 554 · ACTES ROYAUX DE PHILIPPE AUGUSTE A CHARLES IV · texte numérisé non relu

ACTES ROYAUX DE PHILIPPE AUGUSTE A CHARLES IV

yalidation, el sont scellées en cire jaune sur double ou sur simple queue. Ces lettres, dont la teneur est très simple et souvent très brève, sont souvent dépourvues d'exposé, et le dispositif y est caractérisé par la formule mandamus ou mandando precipimua; ce sont les mandements royaux, lis constituent la correspondance administrative ; ils servaient à notifier la volonté du roi, à transmettre ses ordres, à portera la connais* sancc des fonctionnaires locaux les actes de l'autorité royale dont le titre original avait été expédié sous forme de diplôme ou de grande lettre patente.

3<^ Les lettres closes, — Les lettres closes se distinguent des précédentes surtout en ce qu'elles étaient expédiées fermées, soit par une bandelette de parchemin qui pouvait comme la simple queue être en partie détachée de la pièce, soit par un fil, et au dos desquelles était probablement apposé le sceau particulier du roi ou sceau secret, mais Fabsence dori-* ginaux ne permet pas de vérifier cette conjecture. Elles étaient conçues à peu près comme les lettres patentes, mais ordinairement dépourvues de date, et servaient à transmettre les ordres secrets, à traiter les affaires confidentielles, et surtout à la correspondance privée.

Les dates des actes de Philippe Auguste, — M. Delisle a démontré que la chancellerie de Philippe Auguste plaçait à Pâques le commencement de Tannée de Tincarnation et qu'elle comptait les années du règne à dater du jour du sacre, !«' novembre 1179. Les exceptions à cette règle (M. Delisle n'en a relevé que 2i sur plus de 2000 documents) ne doivent être considérées que comme des fautes de copies ou des erreurs de calcul.

Modifications aux actes royaux de Louis VIII a Charles IV. — La forme des actes royaux, fixée sous Philippe Auguste, n'a reçu, au cours du xiii® siècle et au début du xiv*^, qu'un petit nombre de modifications. Rappelons d'abord la petite addition au protocole à laquelle donne lieu la mention de la Navarre dans le litre royal depuis le règne de Philippe le Bel*. Pendant toute cette période, le style administratif a sans cesse tendu à la simplification et à une précision plus grande. Sous Louis iX, en particulier, la rédaclion des actes royaux a acquis une clarté élégante, une logique et une appropriation de termes qui n'ont jamais été dépassés.

Le diplôme est de tous les actes royaux celui qui s'est le moins transformé. Depuis Saint Louis, la date seulement en fut rendue plus précise par l'addition de l'indication du mois à celle de l'année de l'incarnation. Mais ce mode solennel d'expression de l'autorité royale n'a cessé depuis la mort de Philippe Auguste de devenir moins fréquent. Rares déjà sous le règne de Louis IX, les diplômes deviennent tout à fait exceptionnels

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