‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 465 sur 554 · Voy. plus haur, p · texte numérisé non relu

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g I] SOUVERAINS DU SAINT-EMPIRE. 793

%lo celles des grandes bulles apostoliques, le monogramme impérial* intercalé dans la souscription traditionnelle en gros caractères : Signum serevzissimi principis et Domini, domini Karoli quarii Roman, imperatoris inviclissimi et (monogr.) gloriosissimi Boem. régis; une liste de témoins onnoucée par la formule : Testes kujus rei sunt; et enfln la date, comprenant» sous le mot datum, le lieu. Tan du Seigneur, Tindiction, le quantième à la romaine. Tan du règne et celui de l'empire. La formule de récognition seule a disparu^; elle a été remplacée par des mentions sur le repli.

Ces mentions apparaissent sur le repli ou au bas des actes des souverains de TAIlemagne au xiv« siècle. Elles sont rares encore sous le règne <ïç Louis de Bavière, mais ne tardent pas à se multiplier à partir de celui de Charles IV. Ce sont des indications analogues à celles qui se rencontrent au bas des actes des rois de France ; formules de commandement telles que : ad mandatum domini cancellarii^ — ad mandatum domini régis ou imperatoris, suivies du nom du notaire qui a fait l'expédition, mentions de collation, de revision ou de correction et mentions d'enregistrement. Ces dernières, placées d'abord sur le repli, ont pris place plus tard, comme celles des bulles pontificales, au dos des actes.

L'intervention personnelle du souverain s'est traduite quelquefois par l'apposition de son sceau privé, plaqué sous le repli, ou par la mention autographe Aprobamus, tracée à la même place; on la rencontre dans quelques actes de Charles IV. Le même prince a souscrit en ces tt»rmes de sa main une charte du 2 janvier 1554 : K, et ad magius testiinoni ego Karolus quartus Romanorum augustus rex et Bokemorum rex manu mea subscripsi ad perpetuam memoriam. Mais c'est lu une souscription exceptionnelle, et ce n'est pas avant Maximilien que l'on rencontre au bas des actes de véritables signatures des souverains.

Aux espèces d'actes précédemment indiquées se sont ajoutées, pendant la période luxembourgeoise, des formes nouvelles, imitées probablement des brefs pontificaux, et quirappellent les lettres closes et les lettres de sceau plaqué des souverains de la France. Dans ces documents, ordinairement sur papier, la suscription, disposée généralement sur deux lignes, est placée en vedette en tète de l'acte. Par exemple :

Karl von gots gnadcn Romischer kunig ze allen zeiten merer des reichs und kunig ze Behem '.

La lettre commence à la ligne suivante, soit par le nom et le titre du destinataire, soit par une formule telle que : Lieber Getrewer. La date

1. Dans les diplômes de cette époque, le monogramme, au lieu d'être isolé au bas de l'acte, est placé dans un espace vide ménagé au milieu de l'écrilure qui l'entoure de tous côtés; il est a habillé», comme on le dirait aujourd'hui d'un cliché.

2. Elle se retrouve encore cependant, et sous sa forme traditionocUe, jusqu'au commencement du XI v« siècle, dans les actes de Robert.

5. J'emprunte cet exemple à un ordre de Charles IV, daté de Prague, 10 nov. (1350), à son écuyer tranchant de Luxembourg [Kaiscnirk. in AbbiltJ^Vixr. V. pi. 20-

794 CHANCELLERIES ÉTRANGÈRES. [Liv. v, Ch.iii

manque parfois totalement; plus souvent elle est fort abrégée et dépourvue notamment de Tindication du millésime. La lettre est validée par la souscription royale ou une formule telle que : Per regem pcr se, et un contre-seing. Le sceau secret, apposé au revers de Tadi^sse, cachetait la lettre pliée; il était au contraire plaqué sur cire recouverte de papier au bas de l'acte, lorsque celui-ci devait rester ouvert coinnae nos leUres de sceau plaqué.

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