‹ Manuel de distillerieChapitre 33 sur 104 · AMIDON · texte numérisé non relu

AMIDON

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les pommes de terre.

Plus le moût doit être épais et plus les pommes de terre sont pauvres en fécule, plus grande doit être la capacité du cuiseur.

Le cuiseur de Henze est en outre pourvu des appareils suivants, destinés à en assurer le bon fonctionnement : Vexhausieurel les dispositifs pour la distribution plus parfaite de la vapeur et pour la vidange.

Exhausteur. — Avec le système à haute pression de Henze, la vidange devait être effectuée très lentement, afin de ne pas endommager ou de rendre tout à fait inactif par une haute température le malt saccharificateur contenu dans la cuve-matière. On évita cet inconvénient au moyen d'un exhausteur à jet de vapeur,

A proprement parler, ce n'est qu'avec cet appareil que le cuiseur de Hemze a pu être adopté définitivement, car maintenant, avec quelques précautions, il était impossible d'échauder le malt avec le contenu chaud du cuiseur; bien plus, on put diminuer la dose du malt et effectuer rapidement la vidange sans craindre d'anéantir ladiastase.

Les exhausteurs reposent sur le principe suivant : Lorsqu'on fait arriver un jet de vapeur dans un tube d'un certain diamètre, la vapeur, par suite de son expansion subite, produit un vide, dans lequel l'air se précipite avec une grande vivacité.

La figure 33 représente la disposition de Texhausteur que construit la société E.-G. Bohm, de Fredersdorf. Du couvercle de la cuve-matière part une cheminée en tôle, dans laquelle débouche, en A, le tuyau de vidange du cuiseur ; au-dessus, en E, est adapté

HT

Texhausteur, qui aspire à rencontre d'un courant d*air froid la masse de pommes de terre sortant du cuiseur finement divisée et la refroidit ainsi d*autant plus énergiquement que le chemin qu^elle a parcouru au milieu du courant d'air froid est plus long.

Pour qu'un exhausteur produise une réfrigération énergique, il faut donc que la cheminée ait une certaine hauteur, ainsi qu'un grand diamètre. C'est pour cela que le tuyau de vidange du cuiseur doit déboucher dans la cheminée à 1,5 m.- 2 m. au-dessus de la cuve-matière, et cette cheminée offre d'autant plus d'espace à l'air froid aspiré que son diamètre est plus grand.

Les pièces en forme d'entonnoirs, R, qui se trouvent dans la cheminée rassemblent la masse sortant du cuiseur. Au-dessous de ces entonnoirs, A la cheminée est munie d'une couronne de petites ouvertures, par lesquelles l'air froid peut pénétrer et circuler autour de la masse. Les nombreuses portes de nettoyage dont la cheminée est pourvue permettent d'enlever facilement les masses d'empois qui y sont restées adhérentes et s'y sont solidifiées.

Malgré que l'exhausteur ait été rapidement adopté partout, et que, tout en donnant a Topération du démêlage toute la sécurité désirable, il permit aussi de l'effectuer dans le temps le plus court possible, la construction moderne tend cependant, sinon à le supprimer tout à fait, mais au moins à lui faire subir une transformation profonde. Et cela uniquement parce que l'exhausteur, avec la forme qui vient d'être décrite, est un appareil difficile à nettoyer. Lors de la vidange, la masse des pommes de terre s'étale en forme d'entonnoir renversé ; si, d'après cela, on donne aussi cette forme à la cheminée de l'exhausteur dans sa partie inférieure, dans le point où elle se confond avec le couvercle de la cuve-matière, la masse cuite, lors de la vidange, n'arrivera plus au contact des parois de l'exhausteur. Cet avantage est mis à profit, par exemple, dans

Fig. 33.

Exhausteur à jet (le vapeur.

la cuve-matière construite par Hentschel qui sera décrite plus loin. Les cuves-matières de coastniction récente avec leur réfrigération perfectionnée et leurs excellents dispositifs pour le broyage ■de la masse cuite et le démêlage, peuvent à la rigueur se passer d'un exhausteup.Ou bien, comme cela arrive aujourd'hui fréquemment, le tube amenant la vapeur n'est pas adapté dans le tuyau de vidange, mais à côté d'un tuyau de vidange ordinaire est établie une cheminée par laquelle un courant d'air froid est dirigé i I la surface du moût qui se trouve

dans la cuve-matière. [C'est ce qui a lieu, par exemple, dans la cuvematière de Paupk, dont il sera question dans le Chapitre VIL]

Distribution de la vaprur dans le cuiseur Henze. — Dans les cuiseura de He»ze de forme complètement ou à peu près conique (voy. flg. 30, 31 et 32, p. 109, UO et 111). un dispositif particulier pour la distribution de la vapeur n'est pas nécessaire. Les deux larges entrées de vapeur, situées l'une dans le point le plus élevé de l'appareil, l'autre dans le point

fin. 3i. — IntroUuctiun de la vapeur [g plus bas, SOUt tOUt à fait SufÛdans le cuiseur llenie cylindro-ro- ,

nique, (l'apri-s Ueibrûck. sanlcs et procurent une bonne

désagrégation, parce que la vapeur pénétrant par de larges tubes arrive partout au contact des matières à traiter.

Dans les anciens cuiseurs, de forme cylindro-conique, la désagrégation des pommes de terre malades et celle des céréales étaient souvent très impartîtes. C'est pour cela que dans le cône de l'appareil on a établi, l'une au-dessus de l'autre, plusieurs entrées de vapeur, de façon que celle-ci dût se mouvoir de bas en haut en

décrivant une spirale sur les parois inclinées. Dans ce but, Textrémité intérieure du tube de vapeur est recourbée brusquement et tournée un peu par en haut. La figure 34 représente le dispositif en question en coupes verticale et horizontale.

Dans ces derniers temps, ces dispositifs plus ou moins compliqués de distribution de la vapeur ont été peu à peu relégués au second plan, parce que les cuiseurs de construction moderne avec deux entrées de vapeur, Tune supérieure , Tautre inférieure, sont tout à fait sufQsants pour les pommes de terre de bonne ou de mauvaise qualité , ainsi que pour le maïs et les céréales (traités sous forme de grains entiers).

Dispositifs pour la vidange des cuiseurs Henze. — Gomme sou pape de vidange, on se servait primitivement d*un robinet simple, dont Touverlure avait une forme prismatique. Mais avec le temps on a construit un grand nombre de dispositifs différents, ayant pour but de diviser les masses cuites aussi finement que possible, soit à Taide d^angles aigus, soit à Taide d'autres résistances en forme de grilles.

Ainsi, ËLLENBERGER adapta à son cuiseur une vanne à arôtes vives, ce qui améliora la fermeture à robinet.

Des dispositifs en foime de grille , adaptés dans la partie inférieure du cuiseur, ont été construits , par exemple, par Leunhaas, de Freiberg (grille double) et par Hentschel, de Grimma (grille en forme d'éventail). Les deux dispositifs servent aussi bien comme distributeurs de vapeur que comme appareils de broyage , car en passant entre les barreaux à arêtes vives de ces grilles, la masse cuite subit un broyage complet. Mais pour éviter certains désagréments, il convient aussi d'établir devant la grille un registre, permettant, lorsqu'il se produit des obstructions , de retirer la grille afin de la nettoyer.

Les barreaux formant les grilles sont à arêtes vives ; leur écartement est différent suivant la matière traitée ; il est plus grand pour les pommes de terre, plus petit pour le maïs.

Parmi les différents tuyaux de vidange, nous ne mentionnerons que celui de Bartuel (fig. 35 à 37), afin de montrer comment agissent ces appareils diviseurs. La figure 33 représente une coupe longitudinale de Tappareii, la figure 36 une vue de la grille et la

figure 37 ua pareil lube avec les dents dont il est muni intérieuremeot. L'appareil se compose d'une belle a, vissée sur le fond du cuiseur, et du tuyau de vidange b, qui y est fixé.

La boite a est munie de deux collets verticaux venus de fonte, qui servent l'un pour la visser sur le cuiseur et l'autre sur le tube b: en outre, elle est pourvue supérieurement d'un trou d'homme avec fermeture à étrier, afin de pouvoir la nettoyer lorsque c'est nécessaire.

La grille c (fig. 36) est destinée à retenir les frag;ments de bois.

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