RÉSUMÉ DTJ CHAPITRE SIXIÈME
1. U Église est la société des fidèles unis entre eux et avec Jésus-Christ par le baptême, par la profession de la foi chrétienne et la participation aux mêmes sacrements, et par la soumission à un même chef qui est le Pape. C'est Jésus-Christ luimême qui a fondé l'Eglise afin de rendre perpétuelle l'œuvre de la Rédemption.
L'Lglise romaine est la véritable Eglise, car elle en possède les notes distinctives : elle est une, sainte, catholique ou universelle et apostolique. Elle a reçu de Jésus-Christ les pouvoirs néces'^aires à l'accomplissement de sa sainte mission sur la terre. Enfin, l'Eglise catholique est une société parfaite et vraie, distincte de toutes les autres par son origine, par ses moyens d'action, et surtout par
sa fin spéciale qui est le bonheur éternel des lioiiunes.
II. h'Étdt est une société naturelle formée d'un grand nombre de familles unies entre elles p ir la soumission à un même pouvoir politi(jue, dans le but d'assurer leur pruspéi'ité et leur bonheur temporels sur la terre. La ])ase de la Société civile (l'État) e-t la fainille créée par le bon Dieu luimême au commencement du monde. Dieu n'a pas institué lui-même les divers Ebats politiques: les hommes sont lilu'es de choisir la foiiue de o-ouvei"nement qui leur consient, mais l'a^fc^ori^e nécessaire au pouvoir civil vient de ]3ieu (jui le contie aus gouvernants par l'entremise du peuple.
Depuis la venue du Sauveur, l'État est non seulement tenu de procurer aux individus et aux familles le boidieur teri'estre, mais i\ doit aussi les aider, dans les limites de ses atti'ibutions, à acquérir et à conserver les biens nécessaires au salut éternel.
III. La raison, les Saintes Écritures et l'Église nous apprennent que, suivant les vues de la Providence, les autorites relir/ieuse-s et civiles doivent s' tun'?' sur le terrain leiigieux et social. L'Église et l'État doivent: 1" éviter ce qui poui-rait porter atteinte aux droits de l'autre ; 2" prêter à l'autre, dans certains cas, le ccjucours de sa puissance et de ses moyens d'action. L'État ne saurait se séparer de l'Égli-e sans trahir les intéi'éts les plus chers de ses meml)res. Cette dei-nière procure d'immenses avantages au pouvoir civil, qui, eu retour, a de graves obligations à remplir à l'égard de l'autorité reliii'ieuse.
RAPPORTS DE l'Église et de l'état 343
11 convient de placer à la tête de l'État des hommes de caractère, pénétrés de bons principes et parfaitement éclairés de leurs devoirs d'état.
LECTURES EN CLASSE