LE CANADA
Salut, ô ciel de ma patrie I Salut, ô noble Saint-Laurent I Ton nom dans mon âme attendrie Répand un parfum enivrait.
O Canada, file de la France, Qui te couvrit de ses bicnfailf, Toi, notre amour, notre espérance.
Qui pourra t'oublier jamais ?
Sur les jilages du nouveau monde,
Pareil au phare radieux
Qui guide sur la mer profonde
Le nautonnier aventureux,
Tu fais rayonner la lumière
De tes souvenirs glorieux.
Et tu racontes à la terre,
Les grands exploits de nos aïeux.
Dans tes verdoyantes campagnes.
Où séjourne le vrai bonheur.
Le Canadien a pour compagnes Les plus saintes vertus du cœur.
Fidèle au culte de ses pères, De leur exemple il suit la loi.
Et fuyant les mœurs étrangères.
Il garde sa langue et sa foi.
Ah ! puisse cette union sainte Qui fit nos ancêtres si grands.
Ne recevoir jamais d'atteinte Par les crimes de tes enfants.
Et si jamais pour te défendre Sonnait le grand jour du combat, Comme autrefois qu'ils sachent prendre Le glaive vainqueur du soldat.
Heureux qui dévouaiit sa vie A la gloire de te servir.
Sous ton beau ciel, ô ma patrie I Peut dire, à son dernier soupir :
0 Canada, fils de la France, Toi qui me couvris de bienfaits.
Toi, mon amour, mon espérance, Qui pourra l'oublier jamais !
Octave Cuémazie.