AUX INSTITUTEURS
«iétl'tidre vigoiireus-emenl les droits Je l'Ei^lise ctitliolique. Pour cette lutte religieuse et civile que nous entrevoyons dans un avenif rapproché, il faut des soldats à la patrie. Ces nouveaux croisés n'auront besoin ni du bronze, ni de l'acier ; il leur faudra des armes d'un autre genre : la plume, la parole, la pensée, le voie.
L'étude du droit civique développera chez les jeunes générations l'amour de nos institutions et les sentiments d'honneur et de dévouement, sans lesquels personne ne saurait être un vrai patriote.
Au cours des leçons, le maître tâchera de bien démontrer le lien qui rattache la vie publique à la rie privée et s'appliquera à faire comprendre à ses élèves qu'il importe de s'occuper sérieusement de la cho«e publique, non pas pour en faire un moyen d'existence-, mais pour en contrôler la gestion, de sortequeles plus chers intérêts de la religion et de la nationalité ne soient jamais sacritiéri aux mesquines exigences des partis politiques.
Mettons souvent sous les yeux de la jeunesse cetie parole de Léon XIII : " Ce qui n'est jyas permis dans la vie privée ne Vesl pas davantage dans la. vie publique,''' et persuailons-la ^ue pour devenir un véritable citoyen, il faut être tout à la fois un électeur honnête et éclairé, un chrétien sincère et un catholique sans peur et sans reproche.