LA CHANSON DU PAUVRE
Je suis l’enfant de la misère, Et le dur travail est ma loi.
Le riche, dit-on, est mon frère ; Mou frère pense-t-il à moi ?
Si le travail vaut la prière, Juste Dieu, je m’adresse à toi!
Du berceau jusqu’au cimetière, Longue est ma chaine de labeur !
Mais le travail fait l’âme fière ; L’oisiveté, les lâches cœurs.
Seigneur ! donne-moi ta lumière :
Je suis le fils des travailleurs!
C’est le travail qui rend féconde La vieille terre aux riches flancs; C’est le travail qui prend à l’onde Corail, perles et diamants ;
Au travail appartient le monde, Aux travailleurs, à leurs enfants !
Mon riche frère aux mains oisives, Je suis fils de Dieh comme vous !
Nous sommes d’inégaux convives
RADLE,.
Dans le banquet servi pour tous ; Mais l’amour rend les forces vives ; Si tu veux, mon frère, aimons-nous |
Si notre origine est commune, Pourquoi nous haïr plus longtemps ?
De ton orgueil naît l’infortune,
Ma haine a des rêves sanglants.
De deux âmes n’en faisons qu’une ; Dieu nous a nommés ses enfants !
Si tu veux, nous irons sans cesse, Bras enlacés, âmes sans fiel, Oubliant tout ce qui nous blesee Dans un même effort fraternel ; J'aurai nom : Force ! et toi : Tendresse!
Frère, l’amour est fils du ciel!
G. Bruxo.
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