‹ Manuel de droit civique [microforme] (volume 2)Chapitre 214 sur 270 · LA CHANSON DU PAUVRE · texte numérisé non relu

LA CHANSON DU PAUVRE

Je suis l’enfant de la misère, Et le dur travail est ma loi.

Le riche, dit-on, est mon frère ; Mou frère pense-t-il à moi ?

Si le travail vaut la prière, Juste Dieu, je m’adresse à toi!

Du berceau jusqu’au cimetière, Longue est ma chaine de labeur !

Mais le travail fait l’âme fière ; L’oisiveté, les lâches cœurs.

Seigneur ! donne-moi ta lumière :

Je suis le fils des travailleurs!

C’est le travail qui rend féconde La vieille terre aux riches flancs; C’est le travail qui prend à l’onde Corail, perles et diamants ;

Au travail appartient le monde, Aux travailleurs, à leurs enfants !

Mon riche frère aux mains oisives, Je suis fils de Dieh comme vous !

Nous sommes d’inégaux convives

RADLE,.

Dans le banquet servi pour tous ; Mais l’amour rend les forces vives ; Si tu veux, mon frère, aimons-nous |

Si notre origine est commune, Pourquoi nous haïr plus longtemps ?

De ton orgueil naît l’infortune,

Ma haine a des rêves sanglants.

De deux âmes n’en faisons qu’une ; Dieu nous a nommés ses enfants !

Si tu veux, nous irons sans cesse, Bras enlacés, âmes sans fiel, Oubliant tout ce qui nous blesee Dans un même effort fraternel ; J'aurai nom : Force ! et toi : Tendresse!

Frère, l’amour est fils du ciel!

G. Bruxo.

IT

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