DE LA NÉCESSITÉ DES PRINCIPES
Comme il faut au navigateur une boussole, il faut à l’homme des principes. Vivre, ce n’est pas être vivenr, mais se mouvoir vers sa fn. Quelle est ma destinée ? par quels moyens puis-je laiteindre ? Telle est la question que tout hoinime doit se faire à lui-même avant toutes les autres, et
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qu’il doit s’efforcer de résoudre, pour gouverner ensuite son activité d’après cette solution. C’est dans ce but qu’il a reçu de Dieu ce qui le fait homme, la raison (1).
R. P, MarcHaïr.
L'HLURI { RILLARD (2?)
Que l’aurore brille agréab'ement à travers ces coudriers et ces rosiers sanvages qui “’étent':t devant ma fenêtre ! La nature tout entière s'éveille: la roate a amené les plantes, eten voyant qu’elles se sont rejeunies, je crois rajeunir aussi. Quelles que soient les années qui se sont succédé sur ma tête, mon bâton, le soutien de ma vieillesse, va me conduire à la porte de ina chaumière. Là, je me placerai vis-à-vis du soleil ievant, et je parcourrai des yeux la verdure des prés. Que tout ce qui m’environne est bean ! Mon âme s’est récréée, lorsque j’ai entendu les hymnes qu’ont chantés les oiseaux dans les plaines de l’air. Les troupeaux, sur les collines verdoyantes et dans les vallons entrecoupés de ruisseaux, expriment le plaisir par leurs mugissements. Que d’années j'ai déjà vécu ! J’ai vu plus de quatre-vingts fois la
(1) La question de la vocation s'impose ici. Les jeunes gens et les jeunes personnes doivent bien réfléchir, bien prier avant d'entrer dans un état de vie. Chacun a sa place marquée ici-bas.
(2) Le monologue qui suit nous représente d’une manière admirable le bonheur d’uu vieillard qui, durant le cours de sa longue existence, s’est toujours fait un devoir d'aimer Dieu et d’obéir aux saintes lois de la religion, de la morale et de l’honneur.
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