‹ Manuel de droit civique [microforme] (volume 2)Chapitre 221 sur 270 · AT · texte numérisé non relu

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révolution des saisons, et quand mes pensées se tournent en arrière pour contempler, depuis ce mouneut jusqu’à l'heure de ma naissance, cette vaste mais douce perspective, ah ! qu’alors tout mon cœur s’est ému ! Les transports que j'ai éprouvés, ma langue ne peut que les balbntier; les larmes de joie que j'ai laissées s’épandre, ne sont que de trop faibles actions de grâces rour les bienfaits qui ont comb'é ma vie. Quel délice pour moi. lorsque j’envisageais l'avenir : mes enfants folâtrant, souriant dans mes bras, ct ma main guidant leurs pas chancelants ! je veux, dis-je, les garantir de tont accident ; je veilierai sur eux et Lieu bénira les efforts qu’ils m’auront coûtés.

Maintenant qu’ils ont achevé de croître, ma vieillesse trouve près d’eux un heureux abri. C’est ainsi que j'ai vu croître ces pommiers, ces poiriers et ces grand noyers, que j'ai fait planter dans ma jeunesse autour de ma cabane : ils étendent au loin leurs ramcaux antiques et couvrent d’un ombrage agréable ma petite habitation.

Gessner, (1).

(1) A la suite de ce chapitre traitant de quelques notions so. ciales, nous avous donné plus d'espace aux Lectures en classe que dans les autres parties du Manuel. En voici la raison : les premières impressions, celles que notre âme reçoit au printemps et à l'été de la vie, sont les plus durables ; très souvent, ce que nous avons vw, lu et entendu au temps de l’enfance et de la jeunesse décide du bonheur ou du malheur de notre vie entière. Ces lectures en classe se rapportent soit à la religion, à la piété, à la morale ou à l'honneur ; c’est dire leur importance et la nécessité de les lire en classe à haute et intelligible voix.

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