‹ Manuel de droit civique [microforme] (volume 2)Chapitre 36 sur 270 · LE PARLEMENT FÉDÉRAL LECTURE EN CLASSE · texte numérisé non relu

LE PARLEMENT FÉDÉRAL LECTURE EN CLASSE

Sous l’administration de Sir Charles Bagot, en 1842, le portefeuille de Procureur-général fut offert à Sir H. Lafontaine par le premier miristre Draper. Lafontaine refusa net cette offre alléchante parce que le ministère Draper ne voulait pas rétablir officiellement l’usage de la langue française dans les Chambres.

Au début de la session de 1842, M. Lafontaine prononce: un discours rempli de dignité. M. Dunu lui ayant demandé de parler en anglais, il répondit ainsi :

‘ L’honorable membre, qu’on nous a souvent représenté comme ami de la population française, a-t-ii oublié que j'appartiens à cette origine si horriblement maltraitée par l’acte d'Union ? Si c’était le cas, je le regretterais beaucoup. Il me demande de prononcer dans une autre langue que ma langue maternelle, le premier discours que j'ai à prononcer dans cette chambre ! Je me défie de mes forces à parler la langue anglaise. Mais je dois informer l’honorable membre, les autres honorables membres et le public du sentiment de justice duquel je ne crains pas d’en appeler, que quand même la connaissance de la langue anglaise me serait aussi familière

que celle de la langue française je n’en ferais pas moins mon premier discours dans la langue de mes compatriotes Canadiens-Français, ne fût-ce que pour protester solennellement

contre cette cruelle injustice de cette pertie de lacte d'Union qui tend à proscrire la langue maternelle d’une moitié de la population du Canada. Je le dois à mes compatriotes, je le dois à moi-même.”

autres provinces auraient droit à autant de députés qu'elles con tiendraient de fois 30,000 habitants, et ainsi de suite,

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