DÉDICACE. VU
tions relatives au règlement d'avaries communes ou particulières^ aux ventes de marchandises^ aux emprunts, aux affrètements et aux assurances faites en cours de voyage^ et dont les droits et obligations ne soient ainsi déterminés par des législations qu'ils ignorent le plus souvent. Ajoutons à cela les fins de non-recevoir et les déchéances, les délais et les formes particulières de Texercice des droits, qui varient suivant les diverses législations, et dont l'inobservation peut entraîner la pertq des droits les mieux établis.
Ainsi, il n'est pas un armateur ni un capitaine, pas un commissionnaire expéditeur ni un affréteur, qui ne soit tenu de connaître les lois et usages des pays où aborde le navire. Que de ruines, ajoutées aux sinistres déjà si fréquents, sont souvent dues à Tignorance générale, de la part des intéressés, de la responsabilité qui leur incombe, laquelle responsabilité varie suivant les pays, dans bien des cas où elle n'est pas déterminée par la loi du pavillon ! Que d'intérêts désertés par ies parties, parce qu'elles ne sont pas plus éclairées sur les moyens de recours que sur l'étendue de leurs droits I
Plusieurs législations ont diminué cette cause de pertes, en prescrivant aux capitaines d'avoir toujours à bord un exemplaire du Code de commerce du pays auquel ils appartiennent.
Un traité de droit maritime international, devant servir de guide à ceux qui exposent leur fortune aux périls de la mer, a manqué jusqu'à ce jour ; nous comblons cette la-