‹ Manuel de droit constitutionnelChapitre 86 sur 186 · pendant Jaquelle le pouvoir gouvernemental · texte numérisé non relu

pendant Jaquelle le pouvoir gouvernemental

j'l>nrtient a cinq directeurs, est marquée par une

sévïe de i*oiips d'Elat et des cou 11 ils d+^ tout p;enre, dont lu mu,'^*^ principEilP est Tanarchïti gouvernemenlale provenant a^siin'ment âi^ la t*olk^gia!ité du gouveriieinerU,

L4»s Amérii^alnî! ouL donné litie tioliiLîon heiireuïse du proldime : maïs U esl vriii qm^ leî? eoiidUions j*oliUquc^i^ eL sori^ile?^ clés EUU- Vni^ sïojil absolmriHn! diffi^renlfs d$ i:ellps dt* nalro pay^. Le ppéïidenl de La r^piihli^jut' nnl iiouinii' pour i|uaii'c aiiii^^e^^^ piir h .suiïrajjTc popiiïaim s'oxtjnjanl h deux di^Ki'ï"?^ iivvrc mandai impératif. MnlgK^ ce mode dVlerliim, *îui fail vérUaldemoitl du prèiiideîU Jr reprénHfttftmt rtu peuple aïTic'*rii'a,in, inal^ri' *'i^s pouvuh*** Irr'S élendus, maliiri'c' k^ preBliffe couHdéfaljic ijiif? f-erLalu,"^ évènemenU luj ont valu, h^ pi'èsident de la république uméricaliip u'e^l poinî ijevpou el ne pnraiL puinl ilevoir jamais devenir un diclateur M. Hryri- dit Irrs juskemi'nt : « Il n'e^l point aisé dlmaginer wn prèsidenl m i versant la oonaLIlulion exialanlc y. ïïe cela les raUon^ sonl nom tire uses. La priiwipale ré nid e da^^ le rararL(T*î fédéral des KUiLs-lIiiis uIt eu même iemps^ danri rr'leiïdue du jiays et la divers^ilÉ des élénienls i[iii le eonipo^Jeid. Assuréjrienl, la nalion américaine marche vers la eeulPîilisaLion et lunilé; ia coinpéteuce ilu Kf^uvernejneut fédéraï s'accroil chague jonri mais les Etats par- Lindier^ ont encore une notable aulonomie* tTaiitr*? parL i^i te peupie américain parait ae(|uénr^ dppuis trente ana huHoiU, h cotiacieuee claire de son miilé nationale, il est ïoin d'avoir, il n'aura peut-être JainaU, par suite des éléments divers qui t" compoMNl. îmr suite des njiport?* tonjoins nouveaux d'une immijîralion impiT- [flule, Ihouio^éuilé qui raraelérK^e queliïués-unes de^ vieilli-'^ UiilionH européennes cl parliculitrennuit la ualion frai^çai^e» Toute tentative de coup d'Ktat réalisable daoîs un pays? loi ienu-'id central ist s avec une armée prétnrîenne» serait eu Amérique condamnée à mi éehee eerlain, el les citoyens de hi libre Amérique n'ont rien à redouter à cet é(^ard.

Cet^ quelqueii moU f#iir la priiisidenee américaine montrent combien sont iliimérii|ues ie^ opii nous de ceux qui voudraient Liistiluer en l-'rani e unt; présidence sur le nmdile américain* Aucun des ébS nient.s sociaLi\ qui ont lait ïe président amérîeain ce qu'd e^t n'esîfile dau^: iioiie pa\s^ et Ton se trompe étcani^emenl en croymd (^ne quelques textes d'une loi c^nnstitutionneUe .^ultlraienl adonner à notre présideiU te presti^^e ijt le** pouvoirs <lu chef d*Etat amérîeain.

Il raiiUden reconnaîtra- iiu'jnn'une des; tenl-nlives Taites en France pour orjjaniser ïc K^mvernenu'iit réputjlirain n'a été Iréa heureusi*. La constilution de l'an lît créait un directoire compo?é de cinq membres renouvelé!^ par eiuquième tous les ans cl Tioitimés par Ji^ eoiiseit des anciens sur une liste décuple du noiidîre des membn'^ à nommer, formé par le conseil des ciiiq-ceuLs art, 133]. 11 était

LKS <;iM VlSrtTKlfEMîi HéPrBUCAI>^

ma

'pvtW i\m^ TarL 1^2 que Te i^ùrps li'^gî^lalif raiîi^aît alnry fùneiwn

ffffsemftfi^é rt^i^fomie ntt fiùm ttf la ftathut et qtt^ le pommir

iffufif i^tiiti fif^iéfiué k viw ilirf'iloîrt* cU* einq mernlircs. Fï*^ e^«

^'-, il ri*-njïle trrs iirlUuneiiL cjur» le tlir*HMoîi't^ t'ttiil, dans h

4fs ;iuleui^ lii' la roiittitulioii di' Vm\ TU, véntjilïl^iiKMil un

jvj>ff'sfîï;UliL el Trit^nif un orj^^ane îf^jïTiL**ietilulir pour TcKer*

1 pouvoir pjiéciitif conçu ^ Va injinitTi/ dé 1791^ rciinrne un

nt tic Id soiiverainelé clîi'-nn!*(itr cfr S 5^i . (>LU^ orgainaalron

Il mu' ilc3 nnuâe^ï prfncipatc^ ih" l^atiareïiîr Rouvernemenlale qui

mlil inis^ilijt*-* h\ coiqi irEhit ifii IK brumaire et (a iTon&tiinHon de

ni VI ÎT, laiiiieltvt piï'jîîira la rojirenh'îitîun d<^' foule ïîi fHÙ?^?ancc

iftre If"^ Hiîiitiî* du (ipeniit^icoiisul d*!il)onl ri di; rpnipiïrciir tm^^Uile.

U's îiuleur"^ *lé la codsUhilion diï Î8i8, ck-lairés par IVxpôneuce

'- Tau UT, ne i^on^« n-nl poitit k établit' la coUég'idliU'^ du gouver-

n meiU. Us LTéèitïnl uti c:!u*r fFEUl nvee It' lilre \U' présïiltMil do lu

pijïjîiijuc» duquel ils votiluieril faire vrairuent lui organe \W rcpré-

Ntfllîoii investi du |muvoU' fièeuliT^ eneore compris a la manière

■' J7îU **oiiiinf' un èlt^uient dé la souverainelii : ^t Le peuple Tran-

■m tlélègut Ir' pouvoir eiièciîUf k un ciloyen qui reçoit li? Ulre de

rp>5i*i»'nl de l;i iiînddif|*ie >* (arL 43). He président e^L élu pour

i^i'Ati' an^ pjxr W. ^ul^rrl^îlt direrl *'l universeï: il est véribLïemenl I rrprAi,(;iitnnt de la ualion. Alnn^ M ) Jideux or^aucs de repré- 1 jsUlUjjt : le parlemenl et ïe tcouvernement pi*i'sonnillé par ïe pré- Ldiînlt eU cf/nune en Tan III fd en 171'1, oii veut régler la >iUiaUon '' cifs di*ux organe? d*apre?- îe ppitu-ipe ile la séparalion des pt)u- ■jrjii!i ùviler, pur ht vepln ile ee piineipe, les confliU crilre eux, lï ïî*y rèii?*sîl gui re, puj^((ue. h la faveur d^ ?^i>u uom* de la léjîende l>oliVjtiiei>ue et tiurloul <k* laulorilèiit liu prestige que lui donnait

M iMeetion au suffrage nntverïjel, le prèhidenl de la repu I tique I biiv la i!nnsti!uLîoii, di-'5«pi?rse le corp^ Icgislolîf, el aprts le 2 délubie 1851, »e Irouve sf^ul maîlre du pay?.

La eouj^lilulion de 1352, faile par le priuee Louifi-Xapolron, en rln du plèhî^eiîe du 5tl décembre 18^)2, lui douïmnl mandat de le une consUtulioM sur les cinq ùdMeft de la proclamation du

. iJéeembre, altribuo au pré^ideul de b république d'une niaitière ^ ni! île k' ea raclure représentatif, » Le gouveriremeul de la [^ablique frûTiçaî.'sfî est confié pour diï aas au prince LoutsipoléiiN, président jietuelile la république française. Le président

' la république gouverne au nmyeu des ministres, du eonseil 1^tat et ilu eurps lègislalir. La puissance* législative s'exeiTe ►HwUvement par le pré^^ûîent de la république, fiî ^énel et le rps législatif '► iComt 1852, arL 2-4). En droit, e^est la lotaitté lu souveraineté qui est déléguée au prince président; mais scîi ijvoirs^iont lîmités en matière légîslatîve par la parlicipaLion du 'ip:i législatif à la con fer lion des lois» Lv taraettTc: représenbitif ' eb*'f de TElat est i:ompJélé et en queb^uc sorte sanctionné par iiîpijâilîao d*? Tartes édiclant la responsabilité du président de-

î'MeMtf.Rr iMraïi:. — cfHPïinE lu

renrplacii la rèpublicjiip d(>ren(iiile.

La consLUuLîori de 1875 a aussi créé un président de la rëpubliquL^ qui personnifie le gouvornement nt qui a veritablt'ment raractère de L'Iiof d'Elal, Aujourd'hui» en fait :cf. t:;(iO;'. à beaucoup d'o^ards le pnV sidt^nt dn la rrpu(>lîijLie esl Irnil*'* roinuie un sinnple agoni du parlenrenl; mais il est facile dVMaliJir que, d'après le droit de IHTri, le prcî^îdent de la r<:i>ulilîque a vérïtableuieut le caractcre représentatif et qut^ le goiiverneiuent (jii'il personnifie esl a eAtê du parlement un second organe de rfïprésentalion. Quand. le %i mai 1873, sur rinterpcllation du duc dp BrogUe et le vote de rassemblée nationale, M. Tbiers fut obligé de se retirer, le marccbal de Mae-Mabon fut élu président de la république. Après les lènlalives infructueuses d\uie restauration inonarcbiqui^ au profit du couile de CMianibord, est votée la lui du 20 novembre 187;i, dite loi du s^ptrmifri, donl lart. 1 porle : *^ Le pouvoir exécutif efït confié pour sepl ans au marérbal de MacMalion... à partir de la proniiilga- Mon de la présenit^ Ini; et* |JOUvoir continuera à vïrf exercé avee le iifre rie ]>résïdenl de la réiiublique et dans les conditions actuelles jui>qu'aux niodilieatîons ffiii pourraient y être apportées par les lois constitua liuunelles -. Ia' utmveiiu président de la ré]iublique fj'i'.'^t pas. comme M. Tbiers, responsable politîqiienienl devant I tissemblée. puis4nfune durée lixe de ^pt années lui est assurée. (h> crée en ta personne du maréchal une sorte de monarchie conbtiluiionnellc. ^e pouvant faire ime mouarcbie définitive, F Assemblée fnil uut* monarcliîe hnu pore ire. Un dit bien, dans Tart. I*'^ tle hi bii. que <^ le président conlînnera A exercer le pouvoir exécutif dan.s les conditions actuelles ". Mais ces expressions ne peuvent viser la im des Trente faite spécialement en vue de M. Tiiiers; elles ne peuvent jias davantage impliquer une responsabilité du maréclial devant l'Assemblée, [Miisqu^on

ijoone à Mes pouvoirs nnedurtje VîXi* di^ s<'p( années. Le prObidenl dûvrtninL vra if lient roï roiibLïUîUotrnel pour BOpl ans; i*r de nï/^mi^ qu'au roi oonslilulionncl Mti n^ronnull Ir ciirib^h'^n' ropri-Sf^ntulif, dr* ruéinr on ' :iUri]»unîl au pmsitJenl de la in'publiiiiu*.

Vil tel? après de longues péri polies t-f. Duguit et Munnier, L^s amaliittiiom de h Frafia\ NoiiceH hisioufttt's. \t^ v.xsxw (}i Mi\s\\ la loi du 25 fr^vrier 1875 reroiinaîl luiplieileiuenL au présidi^nt d«i la rt^publique Il raraelère rjiiîluî t^lail dciiiiu^ par îa lt>i du ^Onovenidre ÎHllL Ijê mari'i'hnl de Mac-Mnlion u'i'tail t|uele proûer piY'sîdenl de la s4rie indi'finie des présidents iiUirs de la république, l/aunjiidement Wallon, ! 'venti TarL 2 de la loi coiii^litulionnelle du 25 février IHT'ï, régîe le mode de nomination il a président de la publique, mais ne détermine point son caractère iiriiiique. Il re.ste Mxé par la loi du ±i) novembre 187.Î. ! il loi constitutionnel le noiiveUe ne se borne pas» ipiume les st'ptf*Hnnii}iii's le demandaient, h organiser n^^ ré|inbliqiie île sept ans; elle Tait de la république j^ouvernerneiit délinilif du pays; elle organise le ■ itïvernement : mais elle ne rhanj^i' rien au earactère ■'i président île la ré}jiiblîqae tel qu'il avait élê lixé 'ikr la loi du ^0 novembre.

\iosr, d après la constitution de 1875, le président

11' la répubiir[ae est chef d'Ktal, personnifiant le gou-

'TTïenienl; il est investi du pouvoir exécutif; il n*est

i/i ua siîuple agent du parlement; il est, comme le

;<rlemenl, un organe de représentation. Mais en fait,

Kisraction de causes qui seront étudiées plusloin, le

h^sident dt» la républiijue tend A n'être plus qu'un

Hipb^ agent, un simple commis du parlement, et le

'tivcrnement à n'élre plus un or^^ane de représenla-

!i, iiuiis seulement une autorilê administrative.

Page 1