PRÉFACE
J ■ J'ai toujours fait, dans mon enseignement, une ■*3 part importante à la matière des consulats qui, dans ^ beaucoup d'ouvrages généraux sur le droit interna-
tional, n'a pas la place qui lui revient naturellement.
Sans doute, les consuls n'ont pas le rôle extérieur / des agents diplomatiques, ils ne sont pas appelés à
influer sur la politique générale; ils n'en jouent pas
moins un rôle essentiel dans les relations interna- ^ tionales et, suivant la façon dont ils remplissent ce
rôle, ces relations peuvent être grandement faci-
^ litées ou embarrassées. Un des plus célèbres de nos
ministres des Affaires étrangères, le prince de Béné- ^ vent, dans une Instruction générale qu'il a fait signer ^ à Louis XVIII, le 8 août 1814, a fait ressortir toute - l'importance et la variété des fonctions dont sont char- ^- gés les consuls. Suivant son mot bien connu, il dési- ^ rait que ces agents ne fissent point parler d'eux, I c'est-à-dire qu'ils s'acquittassent de leur tâche sans
provoquer de réclamation, soit des autorités du pays '^de leur résidence, soit de leurs nationaux, ce qui I n'est pas toujours aisé.
Le nombre et la diversité des attributions des