‹ Manuel de droit parlementaire ou Cours élémentaire de droit constitutionnel [microforme]Chapitre 23 sur 111 · RÉPARER · texte numérisé non relu

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vement la confédération des diverses provinces. Le ministère s'opposa sagement à tout changement dans la représentation qui pût dans la suite porter préjudice au Bas- Canada. Plus tard, on augmenta à soixantecinq la représentation de chaque province.

Comme nous faisons l’histoire parlementaire et n°u l'histoire politique du Canada, nous pouvons passer sous silence les hauts faits du ministère LaFontaine-Baldwin, tels que l'adoption du bill d'indemnité pour indemniser ceux qui avaient souffert des pertes dans le Bas-Canada pendant les troubles de 1837-38. A l’occasion de cette mesure de justice, les édifices du parlement furent incendiés par une émeute soudoyée par les chefs tories. Cet acte de vandalisme fit perdre à Montréal le privilège d’être la capitale et le siège du gouvernement. La législature se réunit désormais à Toronto et à Québec alternativement. Peu après, le ministère LaFontaine-Baldwin dut être remodelé par suite de la retraite de ses chefs. M. Hincks devint premier-ministre, avec M. Morin pour principal

collècue, Plus tard, les libéraux s'allièrent aux conservateurs du Haut-Canada, formant ainsi le parti libéral-conservateur qui existe encore aujourd'hui. Le nouveau gouvernement MeNab-Morin commandait une majorité des deux tiers de la chambre. Les conservateurs du Haut-Canada avaient mis de l’eau dans leur vin, ils avaient accepté la plupart des mesures réformistes et la coalition fut un acte de sage politique.

Quelques questions constitutionnelles amenées par la situation particulière du pays furent discutées dans les années qui suivirent cette alliance. Le ministère se composait de deux sections représentant respectivement le Haut et le Bas-Canada. Rigoureusement, il suffisait, suivant la théorie du gouvernement responsable, que le ministère fût appuyé par une majorité parlementaire, de quelque manière qu'elle fût composée. Cependant, il était difficile de gouverner une section, contre son gré, au moyen des votes de l’autre section de la députation. Il fallait autant que possible que le gouvernement possédât la confiance des deux provinces, réunissant ainsi ce qu’on appelait la double majorité. M. Baldwin avait

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