‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 56 sur 69 · DES REDOUTES · texte numérisé non relu

DES REDOUTES

Les pièces de campagne qui constituent Tarmement d'une redoute ne doivent pas entamer avec les batteries chargées de préparer l'attaque une lutte qui serait nécessairement inégale. Ces pièces ne pourront tirer avec succès que jusqu'au moment où l'ennemi aura terminé ses batteries et réglé son tir. Immédiatement après il faudra les retirer des barbettes et les abriter derrière le parapet ou, si celui-ci est enfilé, derrière les traverses. (Voir les fig. 202 et 203 de notre Manuel de fortification de campagne.) Aussitôt que l'ennemi aura pris sa formation de combat, une moitié des pièces sera replacée sur les barbettes pour tirer contre les subdivisions en ordre serré qui suivent la chaîne (soutiens, réserves et gros). On ne mettra en batterie l'autre moitié qu'au moment où l'artillerie ennemie ne pourra plus agir sans atteindre la ligne de combat. Une couple de pièces bien servies rendront alors les plus grands services, à cause surtout de l'effet moral qu'elles produiront.

Les artilleurs ne doivent pas être dominés, dans ce moment, par la crainte de voir tomber les canons au pouvoir de Tennemi; Thonneur exige non pas qu'ils sauvent leur matériel, mais qu'ils l'employent de manière à faire

{\) C'est poor ce motif que les réserves extérieures oe doivent pas être composées exclusivement de troupes d'infanterie.

échouer Tattaque. L'artillerie, obligée de se rendre dans une redoute qu'elle a été vaillamment disputée, ne se trouve pas dans de pires conditions que l'artillerie chargée de soutenir une retraite, qui tombe au pouvoir de l'ennemi après avoir rempli sa mission avec succès. L'une et l'autre sont dignes d'éloges et méritent la reconnaissance de l'armée.

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