MAISON SANITAIRE IDEALE
Maison sanitaire idéale (i) : — a La cuisine. — Le sol de la cuisine est dallé en carreaux de grès cérame ou larges dalles de la plus grande dimension possible pour éviter les joints, gorges arrondies au bas des murs, pour former une solution de continuité avec les dits, qui sont revêtus de larges carreaux de revêtement en opaline ou en porcelaine, ainsi que le plafond.
Une large fenêtre pour donner l'air et la lumière, et non pas, ainsi qu'on le fait presque partout, les cuisines éclairées par un simple petit châssis.
Un robinet d'eau de source pour la boisson.
Un robinet d'eau de rivière pour les nettoyages.
Une pierre d'évier en grès cérame ou en ardoise, préférable à la pierre souvent poreuse et encore plus souvent criblée de trous. Le dit évier muni d'un siphon à retenue d'eau, avec bouchons de dégorgement aussi en grés ou en porcelaine.
Un fourneau en tôle et fonte, avec bain d'eauchaude et un conduit d'aération largement ventilé. Puis, dans la cuisine, une ouverture donnant passage à une conduite en poterie desservant tous les étages et où la ménagère doit immédiatement jeter tous ses détritus solides, la dite conduite fermée hermétiquement au moyen d'un tampon à clavette.
Des instruments de cuisine en métal sans filets ni garnitures.
Combien de temps verrons-nous encore les cuisines mal éclairées et mal aérées, avec des bondes plus ou moins siphoïdes sur des éviers en pierre tendre formant par leurs fissures autant de petits cloaques infectes; des cuisines où la boîte à ordures, si bien nommée, reste ouverte pendant
(i) D'après le journal la Revue sanitaire, 1896.
Les fenêtres largement ouvertes le
un temps appréciable, pleine des débris du jour et souvent de la veille ?
La Salle à manger.— Ici beaucoup d'air et de lumière.
Le moins possible d'ornements aux murs; surveillez les angles, les lames de parquet, les coins des buffets, les dessous des meubles, autant de refuges propres aux débris usés.
Point de ces meubles, surchargés de sculptures plus ou moins précieuses, mais toujoursreceptacles des poussières.
De la porcelaine simple.
Les restes de la table enlevés immédiatement après le repas.
Les chambres.
plus souvent possible; Pair ne nuit jamais
Un lit sévère, très peu de rideaux et jamais de ceslourdes tapisseries ne laissant pénétrer que peu d'air.
Les vases intimes et les meubles qui les renferment tenus d'une propreté rigoureuse par des lavages antiseptiques.
Le cabinet de toilette. — Un meuble simple, muni d'une cuvette avec robinet d'eau, ladite cuvette munie de siphon.
La Salle de Bains. — Les murs revêtus de carreaux.
Une baignoire en porcelaine, avec boîte d'interception ; Un appareil à douches.
Voilà ce que chaque ménage devrait avoir, ou au moins une salle de bains commune pour chaque maison avec accès périodique à chaque locataire.
Les Water-Ctosels. — Ici les murs et le sol revêtus de faïence ou grès.
Une cuvette en grès ou porcelaine munie de son. siphon avec conduits de ventilation et un réservoir de chasse projetant à la canalisation ces matières usées.
Donc plus de ces infectes cabinets, dotés d'un«peinture