abrrte 4 PARUS he fo LT
ST. tenacissima L.; Macrochloa tenacissima KuNTH. — Esparto et Atocha des Espagnols; sparte et alfa des Français. Graminée vivace du midi de l’Europe et du nord de l'Afrique, s’élevant sur la Sierra-Nevada à plus de 1,000 mètres d’altitude, abondante surtout en Algérie, aux confins du Sahara, où on l’exploite sur une grande échelle. Ce qui en fait la valeur c’est la ténacité des fibres de ses feuilles, longues et étroites, employées depuis des siècles à faire des cordages, des nattes, des paniers, etc. Aujourd’hui elle est recherchée pour la fabrication du papier, et la principale exportation est destinée à l'Angleterre, qui, en 1870, en a reçu à elle seule près de 150,000 tonnes. On a fait dans le midi de la France quelques essais de naturalisation de l’alfa, qui peut y croître, mais dont la culture ne semble pas devoir étre rémunérative, tant à cause de la valeur du sol que de la cherté de la main-d'œuvre, et il est à croire que la plante restera longtemps le produit naturel des terres incultes du midi de l'Espagne et du nord de l’Afrique. Il y aurait lieu, toutefois, à en régler l’exploitation, pour conserver cette ressource aux pays où nulle autre culture ne donnerait autant de profit.
Le St. arenaria BroTERO, d'Espagne et de Portugal, est très analogue à l’alfa proprement dit, et de plus grande taille. Cette seconde espèce pourrait être utilisée, au moins comme fourrage, pour la dépaissance des moutons.
STREBLUS asper LOUREIRO. — Arbrisseau de la famille des Artocarpées, de l’Asie méridionale, à rameaux nombreux et entrelacés, et dont on fait des haies épaisses et de longue durée. Il ne peut rendre ce service que dans les pays intratropicaux.
STROBILANTHES flaccidifolius NE£Es; Ruelliaindigofera GRirrit. — Le Æoum des Indous, ou indigo de l’Assam. Acanthacée arbustive de l’Inde et de la Chine méridionale, où on l’exploite de temps immémorial pour la teinture bleue qu’on en retire par simple macération dans l’eau. Quoique vivace et originaire de climats chauds, elle est cultivée en Chine, comme plante annuelle, jusque dans les provinces où elle ne résisterait pas aux rigueurs de l’hiver. Dans ce cas on la propage uniquement de boutures, choisies au moment de la récolte, et qu'on tient en réserve à l’abri du froid pour l’année suivante. Ces boutures sont mises en terre au printemps, quand il n’y a plus de gelées à craindre, et les plantes sont fauchées en automne, lorsqu'elles ont atteint la hauteur de 0"50 à 0"60. Si l’on adoptait la méthode chinoise, l’indigo de l’Assam pourrait être cultivé, probablement avec profit, dans une grande partie de l’'Europe et dans beaucoup d’autres pays de climats tempérés.
STYRAX officinalis L. — Aliboufier. Grand arbrisseau de la région méditerranéenne, type de la famille des Styracées, cultivé comme arbre d'ornement dans les parcs et les jardins du midi de la France. En Orient on en retire par incision de l’écorce, sous forme de larmes, une résine balsamique, usitée en médecine sous le nom de storax. D’autres espèces du genre fournissent des produits ana
logues, mais le plus usité aujourd’hui est le benjoin, qu’on tire du St. Benzoin, des Moluques. On sait que le benjoin joue un rôle considérable en médecine et qu’il est un article important du commerce de la droguerie.
SWERTIA chirata BENTHAM; Ophelia chirata Grises. — Gentianée vivace répandue dans toute la région des hautes montagnes de l'Inde, où elle passe pour un des meilleurs toniques usités en médecine. Elle est douée en effet d’éminentes propriétés fébrifuges etantarthritiques et fréquemment administrée par les médecins sous forme de simples infusions dans l’eau froide. Plusieurs autres gentianées de genres voisins (Ophelia, Exacum, ete.) jouissent de propriétés analogues. C’est aussi le cas des gentianes d'Europe et de notre petite centaurée ({Chironia C'entaurium), souvent administrée dans les cas de fièvres intermittentes.
SWIETENIA Mahogont L. — Acajou. Grand arbre des parties chaudes de l'Amérique, des Antilles au Mexique et à la Floride, appartenant à la famille des Cédrélacées. Il est célèbre par la beauté et l’excellence de son bois, dur, compacte, d’une teinte brun-rougeâtre, diversement et élégamment veiné, et susceptible du plus beau poli. C’est essentiellement un bois d’ébénisterie et dont il se fait en Europe une importation considérable. Ce bois s’emploie soit massif, soit scié en plaques minces pour recouvrir des bois plus communs.
Il ne faut pas confondre l’acajou proprement dit avec d’autres arbres de même famille {Cedrela), auxquels on donne assez souvent, dans le commerce, le nom d’acajou, ni surtout avec le fauæacajou où anacardier, qui appartient à un groupe botanique tout différent.
SYMPHYTUM peregrinum LEDEBOUR. — Consoude du Caucase. Grande plante vivace de la famille des Boraginées, dont la racine volumineuse et charnue s'enfonce profondément dans la terre, et produit en grande abondance un feuillage que les animaux domestiques mangent avec plaisir, malgré les aspérités qui le rendent rude au toucher. Depuis quelques années la consoude du Caucase a été introduite dans l’agriculture en qualité de plante fourragère, mais elle ne donne un produit abondant que sur les bonnes terres, qui conservent toute l’année leur humidité. Sur les sols peu profonds et sujets à se dessécher le résultat de la culture est médiocre ou presque nul. En somme ce nouveau fourrage n’a de valeur que dans les pays à climat humide, froid ou tempéré, et, comme il est aqueux, on doit l’associer à des plantes plus nourrissantes sous un moindre volume. Il ne se consomme guère qu’en vert.
La consoude officinale (S. officinale L.), qui est commune dans les prairies humides de presque toute l’Europe, est fourragère au même titre que celle du Caucase. Sa racine a en outre quelque emploi dans la médecine vétérinaire.
Plusieurs autres Boraginées peuvent de même servir à la nourriture du bétail. Le Cynoglossum Morisoni DC., de l'Amérique
US FT DO cor dat ré M ET ON 06 es Le RS a dE ra
du Nord, est dans ce cas. Il peut donner jusqu’à trois coupes par an.
SYMPLOCOS ramosissima WALLICH. — Arbre ou arbrisseau de la famille des Styracées, croissant à plus de 2,000 mètres d'altitude sur l'Himalaya. Ses feuilles, d’après le docteur Stewart, y servent à nourrir une sorte de ver à soie particulière au pays, ce qui pourra rendre l’arbre intéressant au point de vue de l’acclimatation de cet insecte en Europe et ailleurs.
Nous devons signaler encore le $S. tincloria L’'Hérir., dont les feuilles servent à préparer une teinture jaune, et le S. Alstoniæ L'Hérir., de l'Amérique centrale, où ses feuilles sont considérées comme un succédané du thé.
SYNCARPIA laurifolia TENORE. — Très grand arbre du groupe des Myrtacées-Leptospermées, connu en Australie sous le nom de Turpentine tree, à cause de l'odeur térébenthinée de son feuilage. Sa hauteur peut atteindre ou même dépasser 60 mètres, et son bois, quoique relativement tendre et peu résistant, est néanmoins fort employé pour les travaux de charpente et surtout de menuiserie. Il est susceptible d’un beau poli et il dure assez longtemps lorsqu'il n’est pas exposé à l'humidité.
SYNOUM glandulosum Adr. De Juss. — Arbre à feuilles persistantes du groupe des Méliacées, indigène de la Nouvelle-Galles du Sud, intéressant par son bois couleur de rose. Il recherche les val lées abritées et un peu humides, et réussirait peut-être dans les parties les plus chaudes du midi de l'Europe, mais plus certainement dans le nord de l'Afrique. Il en serait sans doute de même de plusieurs Disoæylon du même pays, pareillement de la famille des Méliacées, et à bois rose.
SYSIMBRIUM Vasturtium L. — Cresson de fontaine. Crucifère vivace, indigène dans une grande partie de l’Europe et de l’Asie, propagée aujourd’hui dans l'Amérique du Nord et dans beaucoup d’autres pays. C’est une plante essentiellement aquatique, mais dont les tiges redressées s'élèvent au-dessus de la surface de l’eau Tout le monde connaît son emploi dans les cuisines, tant comme condiment de certains mels que pour être mangée en salade. En thérapeutique elle est considérée comme un puissant dépuratif du sang et un antiscorbutique éprouvé. On lui a même longtemps attribué de l'efficacité dans la phtisie pulmonaire.
Le cresson de fontaine est devenu l’objet d'un commerce assez important dans toutes les grandes villes de PEurope, notamment à Paris, où il en arrive chaque jour des quantités considérables aux marchés aux légumes. Pour satisfaire à cette large consommation il a fallu établir des cultures spéciales, connues sous le nom de cressonnières, toutes alimentées par des cours d’eau. Dans beaucoup de jardins privés on cultive quelques pieds de cresson dans des bassins, où même dans de simples baquels remplis de terre et d’eau, ce
abs bd PAP FA Me: y” ; LU en A QE nr CE OL RS Con Ne y Ex dt ++ Ou, À ÿ au LES : ' % ï
qui suffit pour la consommation du ménage. La plante se reproduit avec une grande facilité, tant de graines que de fragments de tiges enracinées.
TACCA pinnatifida G. Fonsrer.— Plante monocotylédone, herbacée, du groupe des Taccacées, dont la volumineuse racine est gorgée de fécule. Elle appartient aux Moluques, aux îles de la Sonde et à quelques archipels de l’océan Pacifique, d’ailleurs partout cultivée dans ces régions. C’est de sa racine qu’on retire l’arrow-root des îles Fidji, dont la médecine fait un fréquent usage pour combattre la dysenterie et la diarrhée. Quoique originaire de pays très chauds, il ne serait peut-être pas impossible de la cultiver dans des pays plus tempérés, mais exempts de gelées.
Ce genre comprend plusieurs autres espèces, encore peu connues, mais bien dignes d'attirer l'attention des acclimateurs. Il en existe deux (7. maculata et T. Brownit SEEMAN), dans le nord de l’Australie, et sept ou huit dans l’Inde, à Madagascar, en Guinée et à la Guyane, qui toutes contiennent de la fécule dans leurs racines tubereuleuses.
TACSONIA. — Genre de Passiflorées américaines, qui ne difière des passifiores proprement dites que par l’allongement du tube du calyce des fleurs. Toutes sont des lianes grimpantes, la plupart remarquables par la beauté et le vif coloris de leurs fleurs; de plus elles sont généralement rustiques dans le midi de l’Europe, où on les emploie à couvrir des murs ou des tonnelles. Les plus répandues dans nos jardins sont les T°. mollissima, trineroia, pinnatistipula, Buclranani et Jamesoni, toutes des Andes de l'Amérique du Sud.
TAGETES glanduligera ScHRANKk. — Grande plante annuelle de la famille des Composées, de l'Amérique du Sud, que sa forte odeur aromatique fait employer pour chasser les puces des habitations.
Plusieurs autres espèces du genre sont cultivées en Europe comme plantes de plate-bande. Il nous suffira de nommer l’Œillet d'Inde (T. patula L.)et la Rose d'Inde (T. erecta L.), plantes connues de tout le monde et auxquelles on ne peut reprocher que leur odeur déplaisante.
TALINUM patens WizL.; T. paniculatum GærTN. — Portulacée vivace à feuilles succulentes, de l'Amérique centrale et de la République Argentine. Pour les peuples de ces pays c’est une sorte de légume qui se mange cuit ou en salade, sous le nom de Puchero. Cette plante pourrait être facilement naturalisée sur les sols rocailleux dans les pays tempérés-chauds.
TAMARINDUS indica L. — Tamarinier de l'Inde. Arbre superbe, du groupe des Légumineuses-Césalpinées, de l’Asie tropicale, de l'Afrique et du nord de l’Australie. C'est la pulpe acide de ses
gousses qui fournit la drogue médicinale connue sous le nom de
tamarin, et qui doit ses propriétés à une forte proportion d'acide formique et d'acide butyrique, alliés d’ailleurs à d’autres substances. L'Egypte est la limite septentrionale où le tamarinier croît à l'air libre, du moins dans l’état actuel des choses. Entre les tropiques ou dans leur voisinage le tamarinier peut prendre rang parmi les arbres paysagers les plus remarquables.
TAMARIX. — Genre principal et presque unique de la petite famille des Tamariscinées, composée d'arbres et d’arbrisseaux toujours verls, au feuillage menu et à fleurs roses. Les espèces en ap partiennent pour la plupart à la région méditerranéenne et à la région saharienne, où elles recherchent les terrains sablonneux et imprégnés de sel. Quelques - unes cependant s’avancent en Asie jusqu’à l’Inde et même jusqu’en Chine et au Japon.
T. dioica Rox8G. — De l'Inde; c’est un simple arbrisseau qui croit au bord des rivières, et sert à consolider leurs alluvions, même quand elles sont imprégnées de matières salines.
T. gallica L. — Le tamarix commun. Du midi méditerranéen de l’Europe, de l’Asie occidentale et du nord de l’Afrique, abondant surtout dans les sables du Sahara algérien, où il forme un arbre de 8 à 10 mètres. On croit l’avoir trouvé jusque sur l'Himalaya, à des altitudes de 2,500 à 5,000 mètres. Ce petit arbre s'adapte avec une étonnante facilité à tous les sites et à toutes les natures de terrains; il réussit aussi bien le pied dans l’eau, douce ou saumâtre, que dans les sables les plus arides, et il se reproduit de boutures avec la même facilité et la même rapidité qu’un saule, ce qui en fait un arbre précieux pour couvrir de verdure les pays déserts et en préparer la colonisation. C’est en outre un arbre gracieux, recherché par l’horticulture, qui l’emploie pour abriter “contre le soleil et contre les vents des plantes plus délicates. Son bois fournit d’ailleurs un charbon de première qualité. Cet arbre intéressant a été propagé en Australie par les soins du baron Ferd. von Müller.
T. germanica L.; Myricaria germanica DEsv. — Sous-arbrisseau de l'Europe centrale et de l'Asie, jusqu’à l'Himalaya, croissant surtout le long des rivières, dont il contribue à consolider les berges.
T. orientalis FORSk AL; T°. articulata Var. —- Du nord et du centre de l'Afrique, de l'Arabie et de l'Asie méridionale. Celui-ci est un assez grand arbre, haut quelquefois de 20 mètres, sur 3 ou 4 mètres de circonférence au pied. Son bois sert, dans l’Inde, à faire des ustensiles agricoles, des charrues, des roues de voitures, des jougs, etc., mais il est aussi employé comme combustible, et, à cet effet, les arbres sont élevés en taillis ou étêtés comme le sont en Europe les peupliers et les saules. On le reproduit aisément de graines ou de boutures, et des deux manières il croît avec rapidité. Ce serait un arbre à introduire dans le Sahara algérien, où il rendrait indubitablement de bons services.
Le”T. mannfera EHRENBG., qui ressemble beaucoup au T°. gallica, est propre à l'Arabie pétrée et au mont Sinaï. De ses rameaux, piqués par un insecte du groupe des Coccidés, découle une matüère