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Bourgogne, qui s’exportent à Paris et dans nos départements de
l'Est, principalement à Strasbourg et à Nancy; la truffe blanche \
d'été (T. æstioum) et la truffe blanche d'hiver (T. hiemale). Toutes
ces espèces sont indigènes en France. Dautres, moins connues, sont
particulières au nord de l'Afrique, à l’Amérique et à l’Australie ; elles sont inférieures à notre truffe noire, mais quelquefois beaucoup plus grosses.
La production des truffes alimente un commerce considérable, et … qui est une source de richesse pour quelques-uns de nos départements du Midi. Sans parler du Périgord et du Poitou, où on se contente d'exploiter les truffières naturelles, les trois départements de
la Drôme, des Basses-Alpes et de Vaucluse, où on favorise cette production par la plantation de chênes truffiers, récoltent, ensemble, pour près de 20 millions de francs de truffes, année moyenne. Ce résultat est d'autant plus encourageant que la terre ainsi occupée a peu de valeur par elle-même, et que, pour produire des trufies, elle ne demande qu’une mise de fonds relativement insignifiante. Une fois la truffière établie, la main-d'œuvre se borne à récolter les truffes, récolte qui se fait à l’aide de porcs ou de chiens dressés à les découvrir par l’odorat et à les déterrer.
On a longtemps cru à l'impossibilité de produire artificiellement les truffes ; aujourd’hui on sait les faire naître partout où le sol contient une certaine proportion de calcaire et où le climat convient à la culture de la vigne. Il suffit, après la préparation du terrain par un
labourage, d'y semer des glands de chênes truffiers, c’est-à-dire de
chênes sous lesquels il se trouve des truffes. Au bout de six à huit ans, plus où moins suivant l’état et le développement des arbres, on trouvera des truffes au-dessous d’eux, et le produit ira en augmentant pendant une trentaine d’années, puis restera stationnaire et plus tard diminuera, à mesure que le terrain sera plus épuisé par les récoltes successives. Toutes les espèces de chênes de l'Europe peuvent servir à la production des trufes, mais les plus favorables, au moins dans le midi et le centre de la France, sont le chêne vert (Quercus Ilex), le chône kermès (Q. coccifera) et surtout le chêne pubescent (Q. pubescens). On récolte quelquefois la truffe noire sous le châtaignier, mais assez exceptionnellement, parce qu'il faut à la truffe un terrain calcaire, et que le châtaignier périt dès que la proportion de cette matière dans le sol dépasse 2 ou 3 pour 100. Tout ce que nous venons de dire des truffières artificielles s’ap-
plique à la truffe noire, qui est de toutes la plus importante par le
revenu qu’elle procure au cultivateur ; mais les autres espèces du genre pourraient être également cultivées par des moyens analogues, que l’observation des conditions dans lesquelles elles croissent ferait découvrir, Nous en disons autant de beaucoup d’autres champi-
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