FRUIT DE
LE
P. À. Baudouin.
apres
Augustin de Saint-Aubin forma des élèves : rappelons ceux dont les noms nous viennent à la mémoire : Ant. Jean Duclos, C. Macret, Maurice Blot, J.-L. Anselin, N. Pruneau, P.-F. Courtois, A.-F. Sergent, Marie-Anne Croisier.
L'œuvre gravé d’Augustin de Saint-Aubin est l’un des plus considérables du xvirie siècle, après celui de Moreau le jeune ; ne contient-il pas treize cent trente pièces, au milieu desquelles les planches admirablement réussies abondent ? Aussi nous trouvons-nous dans l’obligation de procéder à un choix plus restreint que nous ne le voudrions. Cet œuvre seul, en effet, a fourni matière à M. E. Bocher à un ouvrage de l'importance du présent manuel.
Parmi les nombreux portraits gravés par Saint-Aubin, nous citerons : Sophie Le Couteux du Moley, Madame de Pompadour, J.-M. Moreau le jeune, le libraire Ch.-Ant. Jombert, Ch. de Heinecken, Laurent Cars, P.-J. Mariette, Franklin, d’après les dessins de Cochin fils. Une mention spéciale est due au portrait de Madame Letine, belle-mère de l’amateur La Live de Jully, eau-forte signée par La Live, mais incontestablement gravée, en grande partie du
moins, par Aug. de Saint-Aubin ; ce portrait de femme,
SopxiE LE CouTEux pu Mozey. Vente Didot, avt 1. 1., 40 fr. — Vente H. de Roissy, 30 fr. — Vente 11 nov. 1907, à l’eau-f. p., 20 fr.
Me DE PoMmPADpouRr (par Aug. de St-Aubin). Vente Goncourt, 70 fr. — Vente 20 mai 1901, 41 fr.
MoREAU LE JEUNE. Vente Goncourt, 71 fr.
Me LÉTINE. Vente Goncourt, 360 fr. — Vente de Lapeyrie, épr. lég. rognée, 260 fr. — Vente Gerbeau, épr. lég. rognée, 120 fr.
d’une distinction parfaite, est placé dans un ovale orné d’une guirlande de roses et agrémenté d’un soubassement ; on ne le trouve que très difficilement et l’une des rares fois que Madame Letine passa en vente publique, ce fut dans la collection si délicatement choisie des Goncourt. La Bibliothèque Nationale en possède une ravissante épreuve avant toute lettre.
Voici enfin, mais toujours dans la section des portraits, deux chefs-d'œuvre de grâce et de distinction, deux estampes d’une facture savante, souple et spirituelle : Adrienne-Sophie, Marquise de *** (la Marquise de Boufflers, d’après la tradition) et Louise-Emilie, Baronne de ***: pour ce second portrait, l’on n’est pas d’accord sur l'identification de la personne représentée, les uns le regardant comme étant celui de la femme du graveur, d’autres pensant qu'il s’agit plutôt de Madame Mézière du Crest, marquise de Saint-Aubin et baronne d'Andlau et c’est sous ce dernier nom que M. Léon Rosenthal le mentionne dans son ouvrage sur la Gravure. A l’eau-forte pure, ces deux planches sont aussi d’un grand charme. En dehors des épreuves à l’eau-forte pure et des exemplaires avant la lettre, les meilleurs spécimens de la Marquise et de la Baronne, portent l’adresse de l'artiste, rue des Mathurins St-Jacques, changée dans les derniers
LOUISE-EMILIE, BARONNE DE *** et ADRIENNE-SOPHIE, MARQUISE DE ***, Vente Muhlbacher, avt t. L., 3.000 fr. —" Vente Destailleur, avec la 1re adr., 715 fr.— Vente Goncourt, à l’eau-f. p., 2.600 fr. ; avec L. L., avtles
adr., 310 fr. — Vente Ligaud, 355 fr. — Vente Gerbeau, 770 fr. — Vente 5 nov. 1909, 435 fr.
tirages en celle de la rue Thérèse, butte St-Roch. M. E. Bocher n'indique le changement d’adresse que pour la Baronne ; empressons-nous d’ajouter que ce changement existe également pour la Marquise.
Parmi les compositions de Saint-Aubin, le Bal paré et le Concert, gravés par Antoine-Jean Duclos, ont une réputation universelle ; de même que la Madame Létine, la Marquise et la Baronne résument la femme de qualité, de même ces deux scènes du meilleur monde condensent en elles le bon goût, la grâceet la distinction qui sont l’honneur du xvine siècle français : on ne saurait exprimer avec plus d’aisance et plus de science à la fois ces heureux groupements de personnages qui font le charme du Bal paré et du Concert. Les épreuves avec la lettre de chacune de ces pièces, comportent deux tirages : l’un avant l’adresse de Chereau et avant que Saint-Aubin n’eût pris la précaution de faire suivre son nom de ses qualités de « Graveur du Roi et de Mgr le Duc d’Orléans »: ces sortes d'épreuves, très brillantes lorsqu'elles n’ont pas eu à souffrir d’avanies, sont de beaucoup préférables aux exemplaires du tirage de Chereau, générale-
ment gris et terne. À la vente Muhlbacher, en 1881,
Le BaLz pARÉ. Vente Bouvrain, 441 fr.
Le ConNcErT. Vente 17 mars 1894, avt l’adr., 260 fr. — Vente 23 mars 1904, avt l’adr., 500 fr. — Vente 19 mars 1910, 435 fr.
Le BAL PARÉ et le Concert. Vente Muhlbacher, avtt. 1, 12.000 fr. ; av! l’adr., 2.000 fr. — Vente Destailleur, avt l’adr., 1.140 fr. ; avec l’adr., 410 fr. — Vente 6 mars 1894, avt l’adr., 645 fr. — Vente du B° Pichon, avt l’adr., 1.250 fr.— Vente Defer-Dumesnil, avt I. L. et l’enc., 2.950 fr. — Vente 3 avril 1901, avt l’adr., 810 fr. — Vente Barrot, avt l’adr., 2.500 fr.
le Bal paré et son pendant, avant toutes lettres et avant l'encadrement, avaient atteint l'enchère inespérée de douze mille francs : il est nécessaire de faire connaître, ce prix n'ayant jamais plus été atteint par ces deux remarquables œuvres, qu’un ordre de rachat avait été donné et qu'il se trouva par une circonstance assez fréquente dans les ventes publiques les plus sérieusement dirigées, une solide contre-partie. Enfin, n’oublions pas de mettre le lecteur en garde contre les habiles contregaçons du Bal paré et du Concert: tout amateur, tout débutant dans la collection, doit se rappeler combien d'embüûches lui sont tendues, dans le but de surprendre sa bonne foi, parfois son ignorance : il ne saurait donc trop se tenir sur ses gardes. La vogue de plus en plus inconsidérée des productions, quelles qu’elles soient, du xvirie siècle, n’est pas faite pour décourager les faussaires, bien au contraire |
Deux autres planches dessinées et gravées par A. de Saint-Aubin : Au moins soyez discrel et Complez sur mes sermens, sont également très prisées ; nous ne partageons pas l'opinion courante sur ces pièces où le dessin, comme la gravure, manque de force, de science et de chaleur. Le dessin original de Complez sur mes ser-
mens, autrement savoureux et spirituel, fut vendu à la
AU MOINS SOYEZ DISCRET. Vente Goncourt, avt I. L., 499 fr.
AU MOINS SOYEZ DISCRET et COMPTEZ SUR MES SERMENS. Vente Muhilbacher, avt t. 1., 500 fr. — Vente Destailleur, avt t. 1., 560 fr. — Vente 6 mars 1894, 129 fr. — Vente 10 mai 1894, av! I. 1., 405 fr. — Vente H. de Roissy, tirage de Marel, 130 fr. — Vente Gerbeau, 920 fr.
PL. XLVIT.
) à) CEE PAT ( ATEN GTI
Le
L'ENLÈVEMENT NOCTURNE : Nic. Ponce, d'après P. 4. Baudouin.
vente des Goncourt au prix de 18.500 francs. L’eau-forte pure d’Au moins soyez discret, doit cependant trouver grâce devant les plus difficiles ; elle est, en effet, infiniment supérieure à la planche terminée.
Egalement bon traducteur — Jupiter et Léda, d’après Paul Véronèse, Vertumne et Pomone, d’après Boucher — Aug. de Saint-Aubin est encore un très beau vignettiste et l’on citera toujours ses culs-de-lampe ingénieusement composés pour la Description des Pierres gravées du Cabinet du Duc d'Orléans, ainsi que nombre d'illustrations éparses dans différents volumes.
Après Augustin de Saint-Aubin, le maître le plus intéressant est Jean-Michel Moreau le jeune; c’est à peine si deux ou trois artistes s’interposent entr’eux : Le Barbier et Queverdo, maigre butin. Le Barbier a été surtout un illustrateur qui a eu l’heureuse chance de collaborer aux côtés de Moreau le jeune et d’être le plus souvent traduit par des graveurs qui ont fait de la vignette une chose délicieuse inconnue avant eux. Les Chansons de Laborde seront toujours le plus grand titre de gloire de Le Barbier.
Originaire de Rouen, J.-J. Le Barbier l'aîné vécut jusqu’à l’âge de 88 ans ; il décéda à Paris en 1828.
Queverdo est encore plus incolore que Le Barbier : il
JUPITER ET LépA. Vente Gerbeau, avt 1.1. 21 fr.— Vente Didot, 20 fr.— Vente du B°r Pichon, avt 1.1. 56 fr.
VERTUMNE ET PoMone. Vente Didot, avt t.1., 100 fr, — Vente Destailleur, avt t. 1., 60 fr,
laisse Le souvenir de compositions galantes ultra-maniérées qui firent place, à l’époque de la Révolution, à des allégories politiques avancées et à des almanachs nouveau-style. Retenons de son œuvre : le Couché de la Mariée et le Lever de la Mariée, par Patas ; la Jouissance et le Repos, par Dambrun et Martini ; le Sommeil interrompu et la Nouvelle du bien-aimé, par Dambrun et Romanet ; les Amours du bocage, par Dambrun. C’est suffisant.
Queverdo (François-Marie), né à Josselin (Morbihan), en 1748, mourut à Paris le 24 décembre 1798 ; il était élève de J.-B. M. Pierre et de J. de Longueil.
Dessinateur charmant, compositeur habile, talent harmonieux, graveur aimable et souple, voilà J.-M. Moreau le jeune, une des figures les plus répandues du xvrIe siècle. Né à Paris, ie 26 mars 1741, sur la paroisse St- Sulpice, Jean-Michel Moreau le jeune était, comme le graveur J.-Ph. Le Bas, qui devint son maître, fils d’un perruquier. Disciple de Louis-Joseph Le Lorrain, peintre et graveur (1715+1760), il suivit son maître appelé en
Russie (1757); mais après un séjour de moins de trois
Le LRVER DE LA MARIÉE. — Vente 17 mai 1894; 32 fr.
Le COUCHÉ DE LA MARIÉE (par Queverdo)et le LEVER DE LA MARIÉE. Vente. H. de Roissy, 120 fr. — Vente 15 déc. 1908, 221 fr.
La Jouissance. Vente Ligaud, 48 fr.
La JouissANcE et le Repos. Vente 11 janvier 1894, 80 fr. — Vente 27 mars 1909, 255 fr.
Les Amours DU BocAGE. Vente Ligaud, 20 fr.
Le SOMMEIL INTERROMPU. Vente 19 janvier 1894, 20 fr. — Vente 6 mars 1894, avt la déd., 27 fr.
La NouveLLE DU BIEN-AtMÉ, Vente 19 janvier 1894, avt la déd., DILUET.
ans, celui-ci mourait à St-Pétersbourg et Moreau le jeune, alors sans guide et sans appui dans un pays étranger, revenait en France et entrait dans le célèbre atelier de Jacques-Philippe Le Bas.
En 1770, à la demande de Cochin fils qui se retirait, on lui octroyait le titre fort envié de dessinateur des Menus-Plaisirs du Roi, situation privilégiée qui nous aura valu ses fameuses planches de fêtes, dont il sera question plus loin.
Précédemment, en 1765, Moreau le jeune avait épousé la fille du sculpteur-ornemaniste D. Pineau; l’on sait qu'il grava quelques années après, exactement en 1770, le portrait de son beau-père.
Agréé à l’Académie Royale en 1781, Moreau le jeune n’y était définitivement admis qu’en 1790. Quand vint la Révolution, Moreau le jeune embrassa avec ardeur les idées nouvelles, ce qui ne l’empêcha pas d’ailleurs de sombrer dans l’indigence, et, comme Aug. de Saint- Aubin, il fut bien heureux de trouver le libraire Renouard auquel il écrivait fort peu de temps avant sa mort, arrivée le 30 novembre 1814: « Je prie M. Renouard de venir à mon secours, Car je ne sais plus où donner de la tête, je n'ai plus le sou... »
J.-M. Moreau le jeune doit sa réputation, non seulement à ses grandes planches des cérémonies royales, dans lesquelles il a su merveilleusement faire mouvoir les foules, mais aussi à ses nombreuses illustrations pour
les Chansons de Laborde et pour la Nouvelle Héloïse de
J.-J. Rousseau : sous ce dernier aspect, ilest de tout premier ordre et il a eu le mérite bien personnel d’avoir élargi le cadre de l'illustration en élevant celle-ci jusqu'au rôle de l’estampe ; nous en avons la preuve par l'ouvrage qui mit le sceau à sa réputation : le Monument du costume, où, par la seule puissance de son talent, il a atteint à des hauteurs jusque là inconnues à ces sortes de recueils,
Cet ouvrage capital comprend trois séries de douze planches chacune ; la première, publiée en 1774, avait eu Freudeberg comme dessinateur, sous les ordres du hanquier J.-H. Eberts, promoteur du Monument du costume ; les deuxième et troisième séries, publiées en 1776 et en 1783, renferment les compositions de Moreau le jeune, accompagnées d’un texte dû à la plume de Rétif de la Bretonne, racontant les bons petits potins de la cour et de la ville avec une liberté et une ironie ne cadrant guère avec l'esprit tout particulièrement aristocratique des œuvres de Moreau. Toutes les planches de Moreau seraient à citer ici: nous détacherons de ces charmants tableaux qui retracent, sous le couvert d’une histoire des modes, la vie d’une femme heureuse, les suivantes : la Déclaration de la Grossesse, par P.-A. Martini; J'en
accepte l’heureux présage, par Ph. Trière; N'ayez pas
La DÉCLARATION DE LA GROSSESSE. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. pure, 400 fr.; avt I. 1., 500 fr. —- Vente Decloux, 245 fr. — Vente 6 mars 1894, avec À. P. D, R., 88 fr. — Vente 19 mars 1910, à l’eau-f. pure, épr. méd., 70 fr.
J'EN ACCEPTE L'HEUREUX PRÉSAGE. Vente Muhlbacher, avt I. 1., 500 fr. et 190 fr. — Vente 6 mars 1894, avec A. P, D. R,., 45 fr.
Pr. XLVIIL.
FR
Ni
N \ hp
Honoré Fragonard.
Le Parc
peur, ma bonne amie, par Helman ; les Précautions, par Martini; C’est un Fils, Monsieur !/, par Baquoy; les Petits Parrains, par Patas; les Délices de la Maternité, l'Accord parfait, par Helman ; le Rendez-vous pour Marly, par C. Guttenberg ; les Adieux, par R. de Launay; la Dame du Palais de la Reine et la Petite Toilette, par P.-A. Martini ; la Partie de wisch, par Dambrun ; Oui ou nen,
par N. Thomas; la Petite Loge, par Patas ; le Souper fin,
N’AYEZ PAS PEUR... Vente 6 mars 1894, avec A. P. D. R., 65 fr. — Vente 26 oct. 1903, avt I. L, 225 fr.— Vente 27 mars 1909, avec A. P. D. R,, 255 fr.
Les PRÉCAUTIONS. Vente Muhlbacher, avt t. 1, 400 fr. — Vente 6 mars 1894, avec A. P. D. R., 20 fr. — Vente H. de Roissy, avec A. P. D.R,., 205 fr.
C’EST uN Fizs. Vente Muhlbacher, avt IL L., 220 fr. — Vente 6 mars 1894, avec A. P. D. R., 90 fr. et 49 fr.— Vente Gerbeau, avec À. P. D. R,., 265 fr.
£es PETITS PARRAINS. Vente Muhlbacher, avt t. 1, 485 fr. — Vente Kinnen, avt t. L., 255 fr. — Vente 19 mars 1910, avec À, P. D. R., 410 fr.
Les DÉLICES DE LA MATERNITÉ. Vente Didot, avec A. P. D.R., 60 fr. — Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 505 fr. ; avt I. 1, 380 fr. — Vente 6 mars 1894, avec A. P. D. R., 90 fr. — Vente Defer-Dumesnil, à l’eau-f. p:,,510\:1r.
L’AccorD PARFAIT. Vente Muhlbacher, avt I. 1., 340 fr. — Vente 6 mars 1894, avec A. P. D. R., 38 fr. — Vente 26 oct. 1903, avt 1. 1, 220 fr. — Vente L. Mar, avt 1. 1, 190 fr.— Vente Kuhnen, avec A. P. D. R., 500 fr.
Le RENDEZ-vous Pour MarLy. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 680 fr; avt t. L, 445 fr.—Vente Gerbeau, avec A. P. D.R., 400 fr. — Vente 11 nov. 1907, avt. L., 321 fr. — Vente 2 févr. 1910, avec A. P. D. R., 300 fr.
Les ADreux. Vente Mublbacher, avt 1. 1., 500 fr. — Vente Kinnen, avt 1. L., 695 fr. — Vente Gerbeau, avec A. P.D. R.,310 fr. —- Vente Kuhnen, avec\A MP MDNR 500fr
La DAME Du PaLais. Vente Muhlbacher, avt 1. 1., 500 fr. — Vente 28 févr. 1908, avt I. L., 280 fr. — Vente 2 févr. 1910, avec A. P. D. R., 300 fr.
La PerTire ToiceTTEe. Vente 19 mars 1910, mauv. épr., 56 fr.
La PARTIE DE Wiscx. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 920 fr. ; avt I.1., 1.150 fr. —— Vente 18 mai 1900, avec A. P. D. R., 100 fr. — Vente 26 oct. 1903, avt I. 1., 300 fr.— Vente Gerbeau, avt I. L., 320 fr.
Our où No. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 700 fr. ; avt I. 1, 200 fr. — Vente Kinnen, avec A. P. D. R., 135 fr.
La PETITE LocEe. Vente Gerbeau, avec A. P. D. R., 390 fr. — Vente Muhlbacher, avt 1. 1, 700 fr.
par Helman, enfin la Grande Toilette dont nous donnons une reproduction, par À. Romanet, soit en résumé la majeure partie des gravures de l’ouvrage.
Il existe une réédition du Monument du Costume, faite à Nieuwed en 1789 ; les cuivres de la première édition, qui avaient sans doute subi un tirage important, ont alors perdu dans ce nouveau tirage, une partie de leur beauté ; outre leur aspect grisâtre, les épreuves de la réédition se reconnaissent facilement des épreuves antérieures, par l’absence dans la marge du bas, des lettres capitales A. P. D. R., lesquelles signifient : Avec privilège du Roi et figurent sur les épreuves de l’édition originale. Il va sans dire que ces adorables planches, pas aussi recherchées qu’elles le méritent, existent en divers états: eau-forte pure (quelques-unes de celles-ci simplement délicieuses), avant la lettre, etc. Ajoutons qu'il a été fait des réductions in-8 de douze des planches du Monument du Costume ; ces répétitions, sans nom de graveur, ne portent pas toujours les mêmes titres : ainsi le Rendez-vous pour Marly est devenu les Tuileries ; la Rencontre du bois de Boulogne, Fontainebleau ;
les Délices de la Maternité, les Vrais plaisirs. Enfin, signa-
La GRANDE ToiLETTE. Vente 19 mars 1910, avec A. P. D. R., 250 fr.
Le Souper FIN. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 1.000 fr. ; avt L. 1. 795 fr. — Vente 17 mai 1894, 45 fr. — Vente 26 oct. 1903, avt IL. 1., 341 fr.
Le MoNUMENT DU CosTUME (2° et 3% suites). Vente Muhlbacher, 2e suite, avec A. P. D. R., 2.450 fr. ; 3°suite, 3.200 fr. ——- Vente Goncourt, 2° suite, avec A. P. D. R., 1.200 îr.— Vente Bouvrain, 2e et 3e suites, avec A. P. D. R., 8.900 fr. — Vente Ouachée, 2e et 3° suites, le privilège effacé, 2,340 fr.
lons que d’autres réductions ont été exécutées en 1792, en Angleterre, avec des modifications.
Dessinateur des Menus-Plaisirs du Roi, Moreau fut chargé de commémorer les fêtes royales : il débuta par le Serment de Louis XVI à son sacre, dont il avait présenté le dessin au monarque, à la date du 9 avril 1776.
Dans cette superbe scène, merveilleusement coordonnée, on distingue, en y prêtant quelqu’attention, dans les vitraux de la cathédrale, à droite, sous des hachures verticales, de minuscules personnages se livrant à de peu convenables ébats, jurant avec la sainteté du lieu et la majesté de la cérémonie qui s’y déroule. Moreau le jeune les aurait, dit-on, tracées pour témoigner son mécontentement d'observations qu’on lui avait adressées, mécontentement auquel se mêlait le dépit du retard apporté au paiement de son cuivre qui, présenté au Roi le 24 décembre 1779, existe encore, comme on le sait, et fait partie du fond de la Calcographie du Louvre.
À la date du 22 août 1782, le Prévôt des Marchands en activité, Antoine-Louis de Caumartin, commandait à Moreau le jeune, moyennant une somme de quarante mille livres, quatre dessins et quatre gravures que celui-ci s’engageait à livrer deux ans après, avec promesse d’une gratification, s’il les présentait terminés dans un
espace de vingt mois. Les quatre planches commandées
Le SERMENT DE Louis XVI. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 490 fr. — Vente Destailleur, à l’eau-f. p., 325 fr.— Vente H. Lacroix, à l’eau-f. p., 385 fr..; avt 1. 1, 130 fr. — Vente 3 avril 1901, avt I. 1., 142 fr.
étaient le Festin royal et le Bal masqué, l’Arrivée de la Reine à l'Hôtel-de-ville et le Feu d'artifice. Il résulte de documents consultés par M. Bruel, du Cabinet des Estampes, pour le catalogue de la collection de Vinck, que non seulement Moreau le jeune n’avait pas achevé ses planches dans les vingt mois fixés par lui-même, mais qu'il demanda un sursis, à la date du 6 août 1787, jusqu'en janvier 1788, La Ville, mécontente, le fit alors assigner le 6 octobre 1787, par l'entremise de son procureur, M. de Corny, à restituer la somme de vingt-neuf mille livres déjà touchée en avance de solde, puisqu'il n'avait pas encore remis ses planches, trois ans après les délais convenus. Moreau, alors en mauvaise posture, intrigua et obtint un dernier sursis. Le 5 août 1788 enfin, il faisait entrer la Ville en possession des quatre cuivres si longtemps attendus et il eut même la chance d’obtenir la fameuse gratification !
Les quatre estampes dont nous venons de raconter la genèse, sont trop connues pour que nous en donnions une description quelconque, et les cuivres, possédés par la Calcographie du Louvre, fournissant encore de bonnes
épreuves, les ont, pour ainsi dire, popularisées. Les ama-
Le Baz MAsqué. Vente Muhlbacher, avt t. L., 400 fr. — Vente 5 nov. 1909, à l’eau-f. p.,F410 fr.
Le FESTIN rRoYAL et le BAL masqué. Vente 11 janvier 1894, 63 fr.— Vente Kuhnen, 590 marks. — Vente Bouvrain, avt I. 1, 1.200 fr.
L'ARRIVÉE DE LA REINE A L’HOTEL-DE-VILLE. Vente Muhlbacher, avt 1. 1, 205 fr. — Vente 28 févr. 1908, avt I. 1., 150 fr.
L’ARRIVÉE DE LA REINE et le FEU D’ARTIFICE. Vente 21 mars 1908,
avt I. L., 300 fr.
Honoré l'ragonard.
BAGCHANALE
teurs estiment surtout le Festin royal et le Bal masqué, qui relatent deux des cérémonies célébrées à l'occasion de la naissance du Dauphin, cérémonies qui ne furent pas exemptes de péripéties ; au Festin royal, nous apprend le Mercure de France du 22 janvier 1782, «.… on a servi une table de 78 couverts où il n’y « avait que le Roi et ses deux frères en hommes, la Reine, « les princesses et femmes de la Cour. Les autres tables « ont été fort mal servies ; non à défaut de victuailles, « mais par le peu d'intelligence de ceux qui présidoient « aux distributions. Les Ducs et Pairs entre autres, ont « dîné avec du beurre et des raves, parce que Sa Majesté « ayant sorti de table promptement, il a fallu lever tou- « tes les tables... »
« Le bal, — nous fait également savoir le Mercure, — « qui a eu lieu cette nuit à la ville était détestable par «la difficulté d'y aborder en voiture... ; pour la cohue «immense... enfin pour l'espèce de monde, dont la plus « vile canaille de Paris faisait une très grande partie... « Leurs Majestés se sont trouvées elles-mêmes si pres- « sées que la Reïne a crié un moment : J’étouffe, et que « le Roï a été obligé de se faire place à coups de coude... »
On doit encore à Moreau le jeune, comme œuvre se rattachant à l'histoire de France, la Revue de la Plaine des Sablons, très grande estampe à laquelle ne collaborèrent pas moins de trois graveurs: Georges Malbeste,
Jean-Baptiste Liénard et François-Denis Née. Tout fut
mis en branle pour assurer le succès de la Revue : un pros-
pectus-spécimen fut même gravé avec un soin tout particulier par l’un des graveurs-collaborateurs, et, dans le texte qui accompagnait ce spécimen, l'éditeur prenait « l'engagement de ne rien épargner pour la perfection « de la gravure de cette planche afin qu’elle soit au moins « aussi bien faite que ce groupe... »
L'Assemblée des Notables (1788) et l'Ouverture des Etats-Généraux marquent les dernières étapes de la royauté dans l’œuvre de Moreau le jeune: ces deux estampes sont le plus souvent accompagnées de la liste des députés qui assistèrent à ces assemblées ; c’est ce qui les rend plus particulièrement intéressantes.
Dans l’œuvre copieux de Moreau le jeune, comprenant 1961 planches inventoriées avec un soin extrême par M. E. Bocher, nous désignerons encore : la Cinquanlaine, charmante composition, où deux jeunes gens couronnent le couple de la cinquantaine ; les figures évoluent au milieu d’un riche encadrement Louis XVI, surmonté de la Jeunesse et de l'Amour ; la Place Louis XV, petite estampe, admirablement esquissée à l’eau-forte
par Moreau et terminée avec goût par J.-B. Tilliard ;
L’OUVERTURE DES ETATS-GÉNÉRAUX. Vente Goncourt, avt t. 1., 17 fr.
L’ASSEMBLÉE DES NOTABLES et l’OUVERTURE DES ETATS-GÉNÉRAUX. Vente du Bo Pichon, avec les listes, 42 fr.
La REVUE DE LA PLAINE DES SABLONS.Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 245 fr. ; avt t. L., 400 fr.
La CINQUANTAINE. Vente Goncourt, 285 fr. — Vente 1er mai 1900, 360 fr. — Vente Gerbeau, 455 fr.
Lo PLace Louis XV. Vente Destailleur, à l’eau-f. p., 255 fr. — Vente F, Barrot, à l’eau-f. p., 1.000 fr.
l’'Exemple d'humanité donné par la Dauphine (Marie- Antoinette), gravé à l’eau-forte par Martini et fini au burin par F. Godefroy dont le nom seul subsiste sur les épreuves de publication. Nous avons cité d'autre part le Couché de la Mariée, le Modèle honnête, la Philosophie endormie. Terminons la revue de l’œuvre de Moreau par la nomenclature de quelques portraits : le médaillon de la reine Marie-Antoinette que l'Amour couronne, dû au burin délicat de Noël Le Mire ; le 21 mars 1908, un premier état, non décrit par J. Hédou, de ce portrait, avant toute lettre et non entièrement achevé, passait en vente, où il était adjugé cinq cent vingt francs; Au Roi et À la Reine, médaillons de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entourés de figures allégoriques, par N. Le Mire également ; J.-B. de Laborde, d’après un dessin de Denon ; enfin, Papillon de la Ferté.
Moreau le jeune appartient corps et âme à son temps par ses planches d’histoire, par ses portraits, par ses vignettes, par son talent même, mais il n’en est pas l’esclave comme tant d’autres ; il ne s’est pas abaissé à complaire aux nombreux amateurs du graveleux : et cepen-
dant, combien, à ce moment, satisfaisaient ce goût : avec
L’EXEMPLE D'HUMANITÉ DONNÉ PAR LA DAUPHINE. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 205 fr.; avec L. L., 120 fr.— Vente Destailleur, avt I. L., 350 fr. — Vente Goncourt, 50 fr. — Vente mai 1907, à l’eau-f. p., 200 fr.
AU Ror et À LA REINE. Vente du 21 mars 1908, à l’eau-f. p., 755 fr. ; avec LT 1GO TT:
MARIE-ANTOINETTE (en médaillon, par Moreau le Jeune). Vente 21 mars 1908, 1e état, non décrit, 520 fr. ; avt t. L., 500 fr.
J.-B. DE LABORDE. Vente Destailleur, 35 fr.
Borel, Imbert, Mouchet, Mallet, Touzé, Le Bel, ses contemporains immédiats, c’est autour de lui le triomphe de la polissonnerie et avec quelle pauvreté d’évocation d’ailleurs, tandis que, enchérissant sur la production courante, Chevaux atteignait alors jusqu’au malsain. Aussi, ne nous appesantirons-nous pas sur ces artistes de mentalité très particulière ; nous nous contentons de citer leurs noms afin de ne pas être taxé de les avoir omis dans un ouvrage sur la gravure du xvirie siècle, alors que leurs productions trouvent trop facilement asile dansles portefeuilles de plus d’un amateur qui se pique de goût.
Moreau le jeune avait un frère, Louis-Gabriel Moreau, son aîné d’un an, et dont les gouaches jouissent d’une très grande réputation dans le monde des collectionneurs. L'on connaît quelques planches gravées d’après ses dessins ou ses compositions peintes par Germain, Patas, Elise Saugrain. Les deux plus recherchées sont : l’Escarpolette ou L’on y court plus d’un danger et le Villageois entreprenant, scènes galantes où la place la plus importante est donnée au paysage. Quant à Louis Moreau, il a gravé lui-même à l’eau-forte quelques paysages le plus souvent signés simplement de ses initiales. — Elève de De Machy, Louis Moreau mourut à Paris, sa ville natale, en 1806.
Avec Huet, nous ne nous éloignons pas beaucoup
Le VILLAGEOIS ENTREPRENANT. Vente Ligaud, 13 fr. L’ESscARPOLETTE et le VILLAGEOIS ENTREPRENANT. Vente Muhlbacher, avt 1. 1., 92 fr. — Vente 17 mars 1894, 25 fr.
DADUOS DA] PAOUOJ] : HAHIONUF 7]
Pet
de la tendance générale des peintres nommés à l'instant ; mais Huet, par ses compositions d'esprit différent, passant de scènes d’enfants à des pastorales, et de scènes gracieuses à des galanteries libres, a trouvé un accueil bienveillant un peu partout. Si l’on considère dans son œuvre le sujet seul, cet accueil paraît normal. Si, au contraire, l’on attache à ces estampes une valeur artistique prépondérante, nous ne saurions partager l’avis général. Huet a certes su équilibrer avec assez d'art ses compositions pour satisfaire au moins la curiosité des yeux, mais là s'arrête son réel mérite ; son dessin, comme sa couleur, sont conventionnels, et ses personnages sont le plus souvent sans expression ; nous n’appelons pas expression la mimique outrée de ses amoureux. D'ailleurs, enfants ou adultes, vieux ou vieilles, c’est toujours la même tête gamine et fade qui surmonte tous les corps ; ses personnages ont une allure moutonnière, alors que ses moutons ont quelque chose d’humain. Où Huet triomphe, c’est avec Demarteau : ce graveur intelligent, formé à l’école de Boucher, a su mettre en relief dans ses planches, gravées à la manière du crayon, les qualités secondaires de l'artiste qu'il interprétait : réduites à de modestes proportions, ces pastorales, à travers la traduction de ce tiers habile qu'est Demarteau, prennent une allure enga-
geante, par exemple ce Jeune Berger et cette Jeune Ber-
La JEUNE BERGÈRE. Vente 4 mars 1909, 230 fr.
Le JEUNE BERGER et la JEUNE BERGÈRE. Vente Destailleur, 37 fr. — Vente 1908, 340 fr.
gère, qui accompagnent notre texte. A citer encore le Plaisir innocent, le Mouton chéri, la Grande Pastorale (n° 602 el 616) la Laitière et les Heures du Jour. Dans un format supérieur, Demarteau est moins heureux ; la jeune femme à mi-corps assise, jouant de la mandoline, ainsi que la jeune femme lisant une lettre — Madame Huet, croit-on — ne sont que des estampes passables, en dépit de leur célébrité ; l’on rencontre en tout cas infiniment mieux parmi les quelques sept cents pièces de Demarteau.
Lorsque Bonnet grave Huet, la satisfaction éprouvée n'est plus la même. Trop médiocre graveur, plus mauvais dessinateur encore, Bonnet ne pouvait non seulement sauver la situation, mais il l’empirait, en joignant ses propres défauts à ceux de l’artiste dont il se faisait le traducteur. Bonnet dut cependant plaire à Huet : il a gravé un trop grand nombre de ses œuvres pour qu’il en fut autrement ; la vogue aidant, ce sont même les planches de Bonnet qui sont le plus répandues : il n’est guère de collection où ne figurent l’Amant écoulé et son pendant, l’Eventail cassé, ainsi que le Souper et les
Le PLAISIR INNOCENT. Vente 5 nov. 1909, 300 fr.
Le PLAISIR INNOCENT et le MouTon cHéri. Vente Ligaud, 50 fr.
La GRANDE PASTORALE (N° 602). Vente Davesne, 570 fr.
La GRANDE PASTORALE (N° 616). Vente 19 mars 1910, 475 fr.
LA LAITIÈRE. Vente 8 avril 1910, 380 fr.
Mme Huer risaAnT. Vente Gerbeau, 600 fr. — Vente 8 avril 1910, 300 fr.
Mme HuUET JOUANT DE LA MANDOLINE. Vente Muhlbacher, 53 fr. — Vente Gerbeau, 421 fr. — Vente 13 juin 1908, 360 fr.
L’EVENTAIL cassé. Vente 4 juin 1909, 755 fr. — Vente Gerbeau, avt t. L, 920 fr.
L’AMANT ÉCOUTÉ et l’'EVENTAIL cassé. Vente Muhlbacher, avt t. L,
152 fr. — Vente Decloux, avt t. L., 330 fr. — Vente Ligaud, 255 fr. — Vente 28 févr. 1908, 1.310 fr.
trois autres planches de la série gravées d’après Huet et Baudouin.
Demarteau n’a jamais dépassé dans ses estampes d’après Huet les limites du convenable : Bonnet, plus souple, a franchi cette limite ; il a multiplié, pour une curiosité plus ou moins saine, les nudités découvertes : ainsi Jupiter couvrant la terre de nuées pour jouir d’Io, ou simplement l’Heureux chat, la Belle cachette, la Toilette en désordre, ou le Beau miroir.
Bonnet est encore le graveur, l'éditeur tout au moins, d'une série de planches consacrées à l’enfance : le Petit Sabot, le Coq secouru, les Echasses, le Jeu du cerf-volant, la Bonne chienne, les Petit château de cartes, la Chèvre bien-aimée, les Boules (sic) de savon, le Petit Cavalier, les EÉtrennes à la petite sœur, le Jeu de volant, le Point d'honneur, le Tambour national, le Jeu de Tami, la Bouil-
lie aux chats, le Départ pour le Siège de la Bastille, la Bas-
JUPITER COUVRANT LA TERRE DE NUÉES. Vente Ligaud, 35 fr.— Vente Davesne, 70 fr.
La ToiLETTE EN DÉSORDRE et le BEAU Mrrorr. Vente Vignères, 90 fr.
L'Heureux CHAT. Vente Ligaud, 82 fr.
La Bezce CACHETTE. Vente 6 mars 1894, 48 fr. — Vente Ligaud, 40 fr. — Vente 29 nov. 1907, 236 fr.
La BELLE CACHETTE et l'HEUREUX Car. Vente Vignères, 138 fr.
Le Coq secouru. Vente Ligaud, 40 fr. — Vente Rodière, 64 fr.
La BoNNE CHIENNE. Vente Rodière, 64 fr.
Les EcxAsses. Vente Rodière, 62 fr. — Vente 8 avril 1910, 210 fr.
Les Ecxasses et le PETIT CAvVALIER. Vente Davesne, 310 fr.
Le JEU pu CERF-VoLANT. Vente Rodière, 66 fr.
La CHÈVRE BIEN-AIMÉE et les Boures DE SAvoN. Vente Davesne, 320 fr.
Les ETRENNES A LA PETITE SŒUR. Vente Rodière, 76 fr.
Le JEu pu VoranrT. Vente Rodière, 60 fr.
Le TAMBOUR NATIONAL. Vente Rodière, 60 fr.
Le DÉPART POUR LE SIÈGE DE LA BASTILLE. Vente Soulavie, 60 fr.
lille détruite ou la Petite Victoire. entr'autres : ces petites planches, d’une exécution banale, furent longtemps dédaignées ; dans une vente de décembre 1856, onze planches de cette série pouvaient s’acquérir pour une somme totale de neuf francs! Actuellement chaque petite épreuve atteint une enchère qui varie entre 150 et 250 francs. On les encadre dans les chambres d'enfants, voilà la principale raison de la vogue de ces pièces. La question d’art y est étrangère. Ajoutons que les Scènes d'enfants ont été copiées, sinon toutes, du moins un certain nombre, en Italie, par Pietro Bonato (Bassano, 1765-1820), A. Ragona et Bellemo.
Demarteau et Bonnet ont été les deux plus prolixes interprètes de Huet, mais-ils n’ont pas été les seuls cependant. Un artiste peu connu, M. Rüllé, à interprété en couleurs la Petite Bergère. Auvray, Chaponnier, Hétier (Aulel de la Liberté Française), Le Grand, Liger, Léveillé, Jubier, E. Voysard, ont également gravé d’après Huet, et les pastorales et les scènes champêtres de Jubier, publiées sous les titres du Goûter champêtre, du Départ de
la campagne, de la Bergère récompensée, du Départ d’une
La BASTILLE DÉTRUITE. Vente Soulavie, 78 fr.
La PeriTE BERGÈRE (par Rillé). Vente 19 mars 1910, 145 fr.
L’AUTEL DE LA LIBERTÉ FRANÇAISE. Vente Soulavie, 180 fr.
Le GoUTER CHAMPÊTRE. Vente Muhlbacher, 34 fr. — Vente Destailleur, 42 fr. — Vente R. de Hérédia, 155 fr. — Vente Gaiïfte, 130 fr. — Vente 30 janv. 1908, 350 fr. — Vente 2 févr. 1910, 360 fr.
Le GOUTER cHAMPÊTRE et le DÉPART D’UNE Foire. Vente Davesne, 7it5\r:
Le DÉPART DE LA CAMPAGNE et la BERGÈRE RÉCOMPENSÉE (par Jubier). Vente Destailleur, 40 fr.
LES HAZARDS HEUREUX APR DIE L'ESCARPOLERTE TRS KL F ) Le)!
Sn D en des a @ JConCU: ( ONOIC € JUGYONUH EC, : SA) Q
) de) œ
= Cutlrt
JAZARDS HEUREUX DE L’ESCARPOLETTE : Nic. de Launay, d'après H. Fragonard.
Foire, de l’Arrivée de la Fermière ei des Adieux du Fermier, jouissent d’une faveur égale aux pastorales de Bonnet et de Demarteau. Le Retour du Marché, par Auvray, se recherche de plus en plus. Une pièce de L. Legrand, d’après Huet, porte ce même titre ; la composition en est différente et sert de pendant au Départ pour le Marché, de Legrand également.
Jean-Baptiste Huet a gravé lui-même, à l’eau-forte des scènes champêtres, des animaux, des paysages, des fleurons, des scènes de mœurs, notamment la Désolation des filles de joie, le Vice forcé dans ses retranchements, l’'Enlèvement de Police, ces trois pièces publiées par T. C. Naudet ; dans quelques planches de petite dimension, des paysages notamment, il a montré de l’aisance ; dans les plus grandes, il est le plus souvent lourd, lorsqu'il n’est pas vulgaire. Quelques-unes de ses eaux-fortes étaient intentionnellement gravées au trait, puis coloriées ensuite pour donner l'illusion d’aquarelles: cela réussit à ce point que, plus d’une fois, ces pièces ainsi enluminées furent vendues comme de véritables originaux : sous verre, elles prêtent facilement à la confusion.
Né à Paris en 1745, J.-B. Huet est mort dans la même ville, le 27 août 1811. Elève de J.-B. Le Prince, il fut
Les ADpIEux pu FERMIER. Vente 5 nov. 1909, 310 fr.
Le DÉPART POUR LE MARCHÉ (par Legrand). Vente 19 mars 1910, 185 fr. et 96 fr.
Le RerTour pu MARCHÉ (par Auvray). Vente 30 janv. 1908, 370 fr.
Le DÉPART POUR LE MARCHÉ et le RETOUR pu MARCHÉ (par Legrand). Vente Davesne, 190 fr.
L'ENLÈVEMENT DE Porice, Vente Goncourt, 10 fr,
reçu académicien en 1769 avec un Dogue se jelant sur
des oies sauvages. Son fils, Nicolas Huet, né à Paris en 1770, est aussi l’auteur de quelques estampes, mais qui ne présentent pas le moindre intérêt.
L'Ecole Française, déjà si brillante au xvirre siècle, avec ses propres nationaux, s’augmentait encore de l’appoint d'artistes originaires de diverses nations qui, séduits par l'éclat de notre art, s'étaient pour toujours implantés en France. Tel est le cas pour les Suédois Roslin, Hall, Wertmuller, Lavreince, pour les Allemands Wille père et fils, Schenau, Kraus, pour le Belge Demarteau, pour les Suisses Liotard et Freudeberg, pour d’autres encore...
Sigismond Freudeberg ou Freudenberger est, après Lavreince et Hall, l’un des peintres les plus estimés parmi ceux d’origine étrangère. Aïmable artiste, ïl a débuté par graver au trait quelques sujets suisses : le Départ et le Retour du soldat, la Petite Fête improvisée et les Chanteurs du mois de Mai, la Visite au Châlet et le Retour du Marché ; ces compositions un peu minces, mais caractéristiques de l’art suisse du temps, sont presqu’ignorées. Freudeberg doit sa réputation parmi
Le Déparr et le RETOUR pu SoLpaT. Vente Destailleur, 145 fr.
La PETITE FÊTE IMPROVISÉE et les CHANTEURS pu Mois DE Mai. Vente Destailleur, 145 fr.
Le Perir Jour. Vente Didot, 179 fr. — Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 710 f. ; avt la déd., 481 fr. — Vente Destailleur, 200 fr. — Vente 11 janvier 1894, 132 fr. — Vente 6 mars 1894, 190 fr. — Vente Ligaud, 205 fr. — Vente Defer-Dumesnil, 175 fr. — Vente 18 mai 1900, 184 fr. — Vente
Gerbeau, avt IL. L., 1.950 fr. — Vente 17 mars 1910, avt la déd., 2.250 fr. et 2.150 fr.
ad éd
nous à deux œuvres: le Petit Jouretle Monument du Costume. Le Petit Jour est une œuvre délicieuse gravée par Nicolas de Launay, que nous soupçonnons fort d’ailleurs d’être pour quelque chose dans la perfection de cette œuvre, comme il le fut, le cas échéant, pour Lavreince ; en tout cas, Freudeberg ne retrouvera plus cette note de grâce et de distinction ; aucune des autres planches de Freudeberg, pas plus le Gage de la Fidélité, de Voyez le jeune, que Lison dormait, de Trière, ou les Epoux curieux, de Ponce, ne se rapprochent du Petit Jour, qui fait penser à Lavreince tout d’abord.
C’est à la première série du Monument du Costume que Freudeberg a collaboré, comme on sait; et sans atteindre à l’exceptionnelle distinction de Moreau le jeune, Freudeberg, en dépit d’un caractère un peu guindé et de quelque sècheresse, a su quand même agencer d’agréables scènes. Les planches les plus intéressantes sont la Promenade du matin, par Lingée, le Bain, par Romanet, la Visite inattendue, par Voyez l'aîné, le Bou-
doir, par Maleuvre, l'Evènement au bal, par Duclos et
Le MoNUMENT pu CosTuME (1re suite). Vente Muhlbacher, avt les nos, 4.000 fr. — Vente Goncourt, avt les n°5, 2.000 fr.
La PROMENADE pu Martin. Vente 11 janvier 1894, avt le n°, 50 fr. — Vente 23 mars 1904, avt le n°, 187 fr.
Le Bain. Vente Muhlbacher, avt t. L., 480 fr. — Vente 11 janvier 1894,
55 fr. — Vente Gerbeau, avt I. 1., 680 fr. — Vente Bouvrain, avt IL. 1., 240 fr.
La VISITE INATTENDUE. Vente Muhlbacher, avt t. 1., 400 fr. — Vente 11 janvier 1894, 47 fr. — Vente Ligaud, avt le n°, 75 fr.
L’'EVÈNEMENT AU Baz. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 300 fr. ; avec la tablette blanche, 190 fr. — Vente 10 mai 1894, avtI.1., 64 fr. — Vente Gerbeau, eau-f. p., 150 fr.
Ingouf le jeune, la Promenade du soir, par Ingouf le jeune. Né à Berne en 1745, Freudeberg mourut en 1801. C'est également en 1745, comme Huet et Freudeberg,
qu'Etienne Aubry, artiste aimable et sobre, vit le jour ;
les œuvres de ce peintre n’ont guère eu les honneurs de la gravure; nous ne retiendrons que les Adieux de la nourrice, par Robert de Launay, l’ Abus de la crédulité, par
Nic. de Launay, et l’Heureuse nouvelle, par J.-B. Simonet. Tout ce qui touche à l’histoire, à la mode, aux décou-
vertes, est recherché avec une avidité croissante ; cer-
tains peintres ou dessinateurs, des graveurs enfin, il est facile de le constater chaque jour, renaissent de leurs cendres, grâce aux recherches particulières d'amateurs passionnés. Claude-Louis Desrais (Paris, 1746+1816) est du nombre. Ce n’est certes pas pour ses qualités propres qu’on s'arrête devant la Promenade du Boulevard
Italien, gravée par E. Voysard ; l’on dédaigne avec rai-
son ses galanteries gravées par Mixelle, comme l’Amant pres-
sant, le Mari complaisant ou le Mari galant, la Pudeur alarmée
ou le Signal du bonheur ; mais qu'il s'agisse dela Galerie des
La PROMENADE pu Sorr. Vente 15 déc. 1908, avt le n°, 250 fr.— Vente Ligaud, 110 fr. — Vente Bouvrain, avt le n°, 205 fr.
LES ADIEUX DE LA Nourrice. Vente Muhlbacher, avt la déd., 60 fr. ; avec la déd., 25 fr. — Vente Ligaud, 40 fr. — Vente 15 déc. 1908, avt la déd., 100 fr.
L'HEUREUSE NouveLze. Vente Vignères, avt. 1., 19 fr, — Vente 11 janvier 1894, avt L. L, 20 fr.
La PROMENADE DU BOULEVARD ITALIEN. Vente déc, 1856, 9 fr. — Vente Muhlbacher, 120 fr. — Vente Gaïffe, 310 fr. — Vente 8 avril 1910, coloriée, 580 fr.
Le MARI COMPLAISANT et le MARI GALANT. Vente Gerbeau, 610 fr.
L’AMANT PRESSANT ET LE MARI GALANT. Vente Ligaud, 220 fr.