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BONNE MÈRE : Mic. de Launay, d'après I. Fragonar d.
Modes et Costumes Français, copieux recueil de quatre cent six planches, auquel Desrais a collaboré pour une grosse part, aussitôt il devient un personnage important avec lequel il faut compter.
La Galerie des Modes, comme toute volumineuse publication, est fort difficile à rencontrer complète : l’ouvrage possède un texte : on fut longtemps à en ignorer l'existence d’une partie, et ce texte, tout comme celui qui accompagne les planches du Monument du Costume, est d’un appoint sérieux dans la valeur des exemplaires. À la vente H. Destailleur, en avril 1890, la Galerie des Modes, composée de 365 planches, y compris quelques états ajoutés, (il en manquait 58 pour que l’exémplaire fut complet), se vendait trois mille sept-cent-soixantedix francs; en décembre 1908, le Tome premier seul de cet ouvrage, soient 95 planches — la planche 21 manquait — avec son texte, atteignait six mille francs. Que ferait actuellement l’ouvrage complet ©? Les autres dessinateurs de la Galerie des Modes furent Leclerc, Watteau de Lille, Saint-Aubin, et les graveurs Dupin, Lebeau, Voysard, Patas, Leroy, Pélicier et Bacquoy. Enfin le titre nous apprend que les planches étaient « coloriées avec le plus grand soin par Madame Le Beau. » Les cahiers les plus recherchés de la Galerie des Modes sont les derniers.
Dans une histoire d'ensemble de l’estampe du xvirre
siècle, limitée à un volume, nous ne pouvons évoquer
et étudier avec le développement qu’il comporterait
parfois, documentairement parlant, les œuvres de tous les petits-maîtres dont le nom se présente à la mémoire : une place prépondérante devait être tout d’abord donnée à Watteau et à Chardin, qui grandiront encore dans la religion des amateurs, à Boucher, à Fragonard, à Baudouin, à Moreau, aux Saint-Aubin, à Debucourt et à Janinet, de même à Prudhon, l'étoile du siècle au déclin, et qui tous, et presqu'au même degré, caractérisent les tendances de l'Ecole Française dont ils sont les plus heureux représentants ; à quelques rares exceptions près, ils résument avec La Tour et Perronneau, Lancret et Greuze, Lavreince peut-être, tout le siècle. Les autres peintres, qu’ils se nomment Huet ou Boilly, Mallet, Wille, Schall, Queverdo ou Hoin, ne sont plus auprès d'eux que de pâles succédanés ; nous avons analysé Huet et Schall, voici Hoïin, Wille fils et Le Peintre. Claude Hoin, né à Dijon le 25 juin 1750, mort dans la même ville en 1817, est estimé pour ses gouaches dont l’une d'elles nous est plus particulièrement révélée par l’estampe bien connue de Janinet: Madame Dugazon, dans le rôle de Nina ou la Folle par amour, estampe que nous avons déjà mentionnée dans le chapitre consacré à la gravure en couleurs. C’est la seule planche avouable exécutée d’après Hoin, car l’on ne saurait prêter beaucoup d'attention à l’Ecueil de la sagesse — un jeune paysan
contemple une fille de ferme à demi-nue, endormie dans
L'EcuEzIL DE LA SAGESSE. Vente Ligaud, 16 fr.
Pr-2PTITe
SERMENT D'AMOUR : J. Mathieu, d'après H. Fragonard.
une grange — et au Prélude amoureux — deux amoureux couchés dans un grenier et prenant leurs ébats —, gravés par Demonchy. Claude Hoin a gravé lui-même soit à l’eau-forte, soit au lavis, son propre portrait, puis des œuvres de Fragonard ou de son compatriote Boichot. Elève de F. Devoge et de J.-B. Greuze, Hoin devint conservateur du Musée de sa ville natale, auquel il légua les œuvres d’art qui composaient ses collections.
Pierre-Alexandre Wille, fils du graveur Jean-George Wille, allemand d’origine, a composé des scènes semigalantes, semi-sentimentales, ayant une corrélation avec les œuvres de Schenau, de souche allemande également ; c'est du Greuze, mais avec tous ses défauts, l’outrance dans la mimique comme dans l’expression des personnages mis en scène : c’est la grimace du sentiment. On recherche, pour la propreté de leur exécution et l’amusement des sujets, les gravures suivantes : l’Essai du corset et la Dédicace du poème épique — un vieux poète lisant une pièce de vers à une jeune femme prenant du thé, sa suivante à ses côtés —, deux pendants par A.-F. Dennel ; la Curieuse et le Bouton de rose, par Voyez
Le PRÉLUDE AMOUREUX. Vente Muhlbacher, avt 1. 1, 73 fr.
Le PRÉLUDE AMOUREUX et l’ECUEIL DE LA SAGESSE. Vente Destailleur, avt L L, 230 fr.
L’Essar pu Corser. Vente 15 déc. 1908, 165 fr.
L’Essar pu CorsET et la DÉDICAGE DU POÈME ÉPIQUE. Vente Mubhilbacher, av! t. L., 100 fr. — Vente Destailleur, avt t. 1, 165 fr. — Vente 10 mai 1894, avt t. 1., 123 fr.— Vente du B°x Pichon, avt t. l., 47 fr. — Vente R. de Hérédia, avt 1. L, 118 fr. — Vente F. Arnault, avt 1. 1, 351 fr. — Vente Kuhnen, 235 marks.
La CURIEUSE et le BouTon DE Rose. Vente Muhlbacher, 82 fr. — Vente F. Arnault (M. M.), 130 fr. — Vente Davesne, sans marge, 112 fr.
l’aîné — la curieuse a entr’ouvert sa chemise, et complaisamment regarde son sein dans une psyché; dans le Bouton de rose, la même jeune femme compare cette fois son sein à un bouton de rose —. C’est encore la même idée qui a présidé au Miroir consulté et à son pendant, les Deux boutons, par G. Vidal; mais ici les planches sont gravées en couleurs, elles sont donc plus vivement recherchées que leurs semblables gravées au burin par Voyez l'aîné. Citons enfin d’après Wille fils, les Conseils maternels et la Mère indulgente, par L. Lempereur ; les Amusements du jeune âge, par Chevillet; le Dentiste ambulant, la Marchande de bouquets, le Marchand de chansons et la Marchande de tisane, par Berthaut; le Goûté champêtre, par Halm. C’est toujours de la gravure propre, mais lourde et terne. On leur préfère avec quelque raison le Repas des Moissonneurs et la Noce de village, par F. Janinet: le peintre, avouons-le fran-
Le Mrrotr conNsuLTÉ. Vente 13 juin 1908, 351 fr.
Le MiroIr coNSULTÉ et les Deux BouTons. Vente Muhlbacher, 140 fr. — Vente Decloux, 140 fr. — Vente F. Arnault, 130 fr.
Les CONSEILS MATERNELS. Vente Muhlbacher, avt t. 1, 37 fr.
La MÈRE INDULGENTE. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 78 fr.
Les CONSEILS MATERNELS et la MÈRE INDULGENTE. Vente Destailleur, 38 fr. —Vente 4 mars 1909, 131 fr.
Les AMUSEMENTS DU JEUNE AGE. Vente Muhlbacher, avt 1., 56 fr. — Vente Destailleur, avt L, 100 fr.
Le DENTISTE AMBULANT, la MARCHANDE DE BOUQUETS, le MARCHAND DE CHANSONS et la MARCHANDE DE TisANE. Vente Destailleur, 205 fr.
La MARCHANDE DE Bouquets et le MARCHAND DE CHANSONS. Vente Gerbeau, 300 fr.
Le GouTÉ cHAMPÊTRE. Vente 19 mars 1910, 2 épr. dont une avtt.l1., 46 fr.
Le REPAS DES MoissonNEURS et la NocE DE VILLAGE. Vente Muhl-
bacher, avt t. L., 270 fr. — Vente de Pommereau, 265 fr. — Vente 2 févr. 1910, sans marge, 300 fr.
chement, a été amélioré par le graveur. Né à Paris le 19 juillet 1748, P.-A. Wille fils, agréé à l’Académie
en 1774, mourut en 1821 : il a exposé aux Salons, de 1775
à 1819. Enfin Wille fils — en son temps, commandantchef du bataillon des Cordeliers — a gravé lui-même la
Lecture de la Lettre, c’est quelconque ; le Petit Waux-Hall, c'est carrément mauvais.
Quant à Charles Lepeintre, on ne le connaît plus guère que par la Cage symbolique, gravée par Fessard et les portraits du Duc et de la Duchesse de Chartres et leurs Enfants, par Helman et A. de Saint-Aubin. M. G. Bourcard, dans ses « Dessins, gouaches, estampes et tableaux du xvirre siècle », cite encore le Danger de la bascule et la Tricherie reconnue, deux pendants par Demonchy. Les renseignements bibliographiques manquent sur Le Peintre : on le sait né à Paris, mais on ignore exactement en quelle année : Bellier de la Chavignerie indique toutefois qu’il exposa à l’Académie de St-Luc en 1774, puis aux Salons de 1796 à 1799.
Le PETir Vaux-Hazr. Vente Muhlbacher, avt t. 1., 90 fr. — Vente du Bor Pichon, 9 fr.
La CAGE SYMBOLIQUE. Vente Muhlbacher, à l’eau-f. p., 155 fr. ; av! t. L., 150 fr. — Vente 10 mai 1894, avt t. 1., 70 fr. — Vente 18 mai 1900, 65 fr. — Vente L. Mar, avt t. L., 200 fr. — Vente du B°: Pichon, avt la déd., 90 fr.
Le Duc et la DucHessE DE CHARTRES. Vente Didot, 17 fr. — Vente Muhbacher, 55 fr. — Vente Destailleur, avt t. 1., 115 fr. ; avec 1. 1., 25 fr. — Vente du Bo Pichon, 23 fr. — Vente Soulavie, 31 fr. — Vente 19 mars 1910, avec les armoiries en partie coupées, 40 fr.
Le DANGER DE LA BASGULE et la TRICHERIE RECONNUE. Vente du Boa Pichon, 34 fr.