CHAPITRE V
FEMMES-PEINTRES : MMFS LABILLE-GUIARD et VIGÉE- LEBRUN. — (GRAVEURS-AMATEURS. — DAvip. — TAUNAY, BoïILLY.— PRUDHON, PEINTRE ET GRAVEUR : LES GRAVEURS DE PRUDHON. — C. VERNET, SWEBACH- DESFONTAINES. — GRAVEURS AU BURIN ET GRAVEURS A L'EAU-FORTE : J.-G. WiLLEe, BERvVIC, DuPLESssI-
BERTAUX, J.-J. DE BoISSIEU, ETC.
Le siècle de la galanterie par excellence ne pouvait manquer de donner le jour à des femmes-artistes ; le xvine siècle s’en réclame d’ailleurs de plusieurs : outre quelques femmes-amateurs dont il sera parlé plus loin, outre les compagnes des peintres et des graveurs, Mesdames Boucher, Beauvarlet, Tardieu, Lépicié, Madeleine Horthemels, Mademoiselle Boizot, Cécile Magimel, Mademoiselle Julie Papavoine, Mesdames Dupont, Chevery, Dulas, quelques artistes d’une très réelle valeur sont sortis des rangs féminins : Mesdames Labille-Guiard,
Vigée-Lebrun et Vallayer-Coster, entr'autres.
Madame Labille-Guiard, née à Paris en 1749, morte
en 1803, a exécuté de nombreux portraits, genéralement au pastel, qui furent exposés aux Salons de 1783 à 1800 ; elle fut reçue de l’Académie Royale, le 31 mai 1783, en même temps que Madame Vigée-Lebrun ; mais moins heureuse que son gracieux confrère, très favorisée en la circonstance, et dont le nom s’est toujours rappelé à l'admiration, l’étoile de Madame Labille-Guiard subit pendant de longues années, une éclipse aujourd'hui heureusement dissipée. De son vivant, Madame Labille-Guiard ne fut guère gravée. À peine convient-il de citer les portraits du peintre J.-M. Vien, gravé par S.-C. Miger, et de Brizard et de Ducis, par J.-J. Avril. Son œuvre, cependant si intéressant, nous échappe donc.
De Madame Anne Valiayer-Coster, nous n’avons guère à retenir ici que son propre portrait, gravé par C.-F. Letellier (1743 + 1800).
Il n’en est pas de même de Madame Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun ; élève de son père, de J.-B. Greuze, de Doyen et de J. Vernet, cette aimable artiste, née à Paris le 16 avril 1755, eut une réputation qui ne s’effaça pour ainsi dire jamais de la mémoire des amateurs et, au Musée du Louvre, le portrait qu’elle a peint d’elle-même accompagnée de son enfant est une des œuvres devant lesquelles le public s'arrête le plus volontiers. Les Académies
de toutes les puissances de l’Europe — Rome, Saint
PoRTRAIT DE Mme VALLAYER-CosTER. Vente Destailleur, 48 fr. — Vente Soulavie, 30 fr. — Vente Goncourt, 40 fr. BrizARD et Ducrs. Vente Didot, 4 fr. 50. — Vente Vignères, 2 fr. 50.