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celles se rattachant à Watteau, il avait l’ Amour au Théâtre François et l'Amour au Théâtre Italien, par C.-N. Cochin, les Fêtes vénitiennes, par L. Cars, l’Embarquement pour Cythère, par N. Tardieu, la Leçon d'amour, par Ch. Dupuis, les Charmes de la vie et la Récréation italienne, par P. Aveline, l’Assemblée galante, par J.-Ph. Le Bas.
On ne saurait confondre avec Antoine Watteau deux de ses homonymes plus spécialement connus sous le nom de Watteau de Lille, et dont l’un d’eux, Louis Joseph Watteau, pourtant né à Valenciennes, était son propre neveu. J.-S. Helman et Laurent Guyot ont gravé d’après Louis-Joseph : le premier, deux estampes relatives aux Ballons : le second, une série fort rare de six petites planches: Cris et costumes de Paris (le Marchand d’orviétan, la Marchande d’oranges, le Marchand de bouquets, etc.), publiées par Lecampion en 1786. Né en 1731, L.-J. Watteau de Lille, est mort dans cette ville en 1798.
Malgré son talent très réel, le second peintre des Fêtes galantes, Nicolas Lancret, tient une place très inférieure à celle occupée par Watteau dans le domaine de l’estampe ; ainsi que Pater, il semble avoir été submergé en partie par son génial maître. D'ailleurs moins heureux que Watteau, Lancret n’a pas été traduit avec le même bonheur par la gravure, et il en est peu, parmi
les estampes traduisant ses agréables compositions, qui
L'AMOUR AU THÉATRÉ FRANÇOIS et l’AMOUR AU THÉATRE ITALIEN. Vente 17 mai 1894, 41 fr.
soient avidemment recherchées. Au premier rang, doit prendre d’abord place une série de quatre planches gravées par B. Audran, G. Scotin, N. Tardieu et J.-Ph. Le Bas, série consacrée aux plaisirs des Saisons et dont l’'Hiver est la planche de beaucoup la plus délicieuse, puis la Conversation galante, une des plus heureuses productions de Le Bas. Le Jeu de Colin-maillard par Ch.-N. Cochin père, est encore une estampe fort bien gravée d’après une composition des plus agréables et c’est une des planches qui personnifient le mieux l’aimable caractère des œuvres de Nicolas Lancret. Nous n’en saurions dire autant de vingt autres gravures exécutées assez pauvrement par Horthemels, Joullain ou Silvestre.
Nicolas de Larmessin (Paris, 1684+1755) a été le graveur de prédilection de Lancret, dont il reproduisit avec une sagesse qui ne se démentit jamais, une trentaine de planches. Si les Saisons — en largeur — sont des estampes habiles, mais médiocres, les Heures du Jour, les Ages surtout, leur sont bien préférables : les planches de la Jeunesse et de l’ Adolescence, notamment,
sont faites pour plaire. De même les Amours du bocage,
Les 4 Saisons. Vente nov. 1907, 200 fr. — Vente 4 juin 1909, 360 fr. — Vente A. Giroux, 145 fr. — Vente Ouachée, 71 fr. — Vente R. Hérédia, 150 fr.
l’'Hrver seul. Vente Goncourt, 35 fr.
Les Heures pu Jour. Vente H. Destailleur, 102 fr. — Vente R. Hérédia, 183 fr. — Vente 27 mars 1905, 103 fr. — Vente 11 nov. 1907, 200 fr.
Les Aces. Vente Camberlyn, 48 fr. — Vente H. Destailleur, 161 Îr.— Vente Kuhnen, 275 marks.
L’'ADOLESCENCE seule. Vente Davesne, 115 fr.
les Deux amis, les Jeux de Cache-cache miloulas, de Piedde-bœuf et des Quatre coins. Les trois dernières gravures forment une série qui se complète par une pièce que nous avons citée quelques lignes plus haut : le Jeu de Colin-maillard, par Cochin père.
Plusieurs portraits, présentés sous forme de scènes de genre, ont été gravés d’après Lancret : la Camargo dansant, par Laurent Cars, Grandval, en pied, debout près d’une fontaine, par J.-Ph. Le Bas, Mademoiselle Sallé, par N. de Larmessin.
Nicolas Lancret, né à Paris le 22 janvier 1690, avait d’abord été l’élève de P. d'Ullin Gilot, avant que d’entrer chez Antoine Watteau. Exposant aux Salons de l’Académie, de 1737 à 1743, N. Lancret, recu académicien, puis conseiller, mourut dans sa ville natale, en 17483. On regarde, comme pouvant lui être attribuée personnellement, une eau-forte anonyme représentant des Per-
sonnages descendant d’une barque dans un parc. Aucune
Les Amours Du BocaGe. Vente Destailleur, 35 fr. — Vente Camberlyn, 13 fr. — Vente R. Hérédia, 50 fr. — Vente Gaifte, 57 fr. — Vente Ouachée, 48 fr.
Les Deux Amis. Vente Ouachée, 1er état, 56 fr.
Le JEU DE PrED DE Bœur (de Lancret). Vente Davesne, 100 fr.
Le JEu DES QuATRE Coins. Vente 20 déc. 1909, 70 fr. — Vente Ouachée, 41 fr. — Vente 2 févr. 1910, 2 pl., 233 fr.
Le Jeu DE CoziN-MaïrLLaARD (par Cochin père). Vente 11 janvier 1894, sans marge, 31 fr. — Vente 15 mai 1907, 500 fr. — Vente H. Destailleur, à l’eau-f. p., 150 fr. — Vente H. Lacroix, 125 fr.
La CAmArGo. Vente Ouachée, 180 fr. — Vente du Be Pichon, 180 fr.
GRrANDvAL. Vente Gaiïfte, 26 fr.
Mile Sacré. Vente 17 mars 1894, 16 fr.
Mlle SALLÉ et la CAMArRGo. Vente mai 1907, 265 fr.
PERSONNAGES DESCENDANT D’UNE BARQUE. Vente Ouachée, 30 fr.
eau-forte signée par Lancret n’étant connue, il est impossible d’être affirmatif dans l'attribution de cette planche, exécutée d’une pointe libre qui décèle plus un peintre cependant, qu’un professionnel de la gravure.
Pater, le troisième peintre des Fêtes galantes, a encore été plus étouffé que Lancret par la gloire de Watteau, son concitoyen et son maître ; il a été en somme peu reproduit de son vivant par la gravure et l’on compte les estampes de quelque valeur inspirées par ses peintures ; nous ne retiendrons ict que le Désir de plaire, ayant pour pendant le Plaisir de l'Eté, planches dans lesquelles, la première surtout, Louis Surugue le père (1686+1772) a montré son intelligence de traducteur, puis, de Pierre Fillœul, une succession de quatre scènes: le Colin-maillard, le Concert amoureux, la Conversation intéressante et la Danse.
Pater a collaboré avec Lancret, Boucher, Le Clerc, Vleughels, Lorrain, Eisen et Le Mesle, à une illustration in-folio des Contes de La Fontaine, en trente-huit estam-
pes, en grande partie gravées par N. de Larmessin et
Schmidt : nous n’avons à y relever rien de saillant ;
enfin, de même qu'Oudry, J.-B. Pater a été tenté par
LE DÉsir DE PLaIRE. Vente du Bo Pichon, 20 fr. — Vente Hérédia, 31 fr.
Le PzLaisir DE L’Eté. Vente 19 mars 1910, 32 fr.
Le DÉsiR DE PLAïIRE et le PraïsiR DE L’ETé. Vente 11 janvier 1894, 30 îr. — Vente H. de Roissy, 72 fr. — Vente Destailleur, 75 fr.
Le CoriN-MAILLARD (par Fillœul), le CONCERT AMOUREUX, la CONVER- SATION INTÉRESSANTE e€t la Danse. Vente Camberlyn, 70 fr. — Vente Gaiffe, 190 fr. — Vente Kuhnen, 625 fr.
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