‹ Manuel de l'amateur d'estampes du XVIIIe siècleChapitre 36 sur 81 · DT SORT ES · texte numérisé non relu

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pour Aubert, marchand et graveur, pour le libraire Prault fils, pour la marchande de modes, Mademoiselle Drouin, pour le drapier Remy, pour l’orfèvre Vallayer et le bijoulier Formey, pour Langlumé jeune, pour ne citer que les principales. Sous ce jour, Choffard n’a pas d’égal. Cochin, Arrivet, Le Mire, n’ont ni sa grâce, ni sa délicatesse ornementale. Qu'il s'agisse en l'espèce d’une pièce commémorative d'un Mariage, d’ex-libris, de billets de bal, d'écrans, de cartouches de cartes géographiques, de fleurons, de vignettes enfin, c’est toujours, pour Choffard, prétexte à de délicieux arrangements.

Parmi les vignettes dues à Choffard, citons les Fleurons pour les Contes de La Fontaine (édition dite des Fermiers-Généraux), parmi lesquels — dans le cul-delampe du Rossignol — il a gravé son portrait ; les fleurons et en-lêles pour les Métlamorphoses d'Ovide (Paris, 1767-1771), au nombre de trente-sept ; ceux pour les Saisons (1769 et 1775), les Œuvres de J.-J. Rousseau (1774), le Voyage piltoresque de Naples et en Sicile, de l’abbé de Saint-Non (1781), etc.

Choffard qui mourut à Paris, le 7 mars 1809, avait

ADRESSE DE LATTRé. Vente Vignères, avt 1. 1., 19 fr. — Vente Goncourt, 24 fr. — Vente du Bo Pichon, 21 fr.

ADRESSE D’AUBERT. Vente Vignères, 20 fr.

ADRESSE DE VALLAYER. Vente Goncourt, 27 fr.

ADRESSE DE LANGLUMÉ JEUNE. Vente Destailleur, avt 1. 1., 31 fr. — Vente Goncourt, 49 fr. — Vente du B°r Pichon, 33 fr.

PIÈCE COMMÉMORATIVE D'UN MARIAGE. Vente Destailleur, 1er état, 60fr.et\39hfr.

Le FLEeuroN pu Rossienoz. Vente Muhlbacher, avt 1. L., 170 fr. —-

Vente Vignères, tirage hors-texte, 42 fr. — Vente Destailleur, avt I. 1., 115 fr. — Vente 1908, 100 fr.

écrit (en 1805) une Notice sur l'Art de la gravure en France, notice réimprimée dans la 3e édition du Dictionnaire des Graveurs de François Basan.

Avec Choffard, Eisen et Cochin, Gravelot et Marillier sont les vignettistes les plus féconds du xvirre siècle : Hubert-François Bourguignon, dit Gravelot, naquit à Paris le 26 mars 1699 et y mourut le 19 avril 1773 ; parti pour Rome, à la suite des équipages du duc de la Feuillade, nommé ambassadeur, Gravelot s’arrêta à Lyon, puis revint à Paris; quelque temps après, il se rendit à St-Domingue, avec M. de Rochelard, mais ne put y séjourner longtemps, repris par « le mal du pays » ; pourtant, avant de rentrer en France, Gravelot s'arrêta à Londres — vers 1732 — appelé, croit-on, par le graveur Claude Dubosc: il fut alors chargé d'illustrer Shakespeare.

À la suite de dissentiments qui éclatèrent à cette époque entre la France et l’Angleterre, Gravelot regagna en 1745 son pays. En 1757, il dessina, en collaboration avec Boucher et Eisen, les vignettes du Décaméron que l’on s’accorde à reconnaître comme le meilleur de son œuvre.

Gravelot a illustré également la Collection complète des œuvres de M. de Voltaire (Genève, Cramer frères, 1768 et suiv.), les Contes Moraux de Marmontel (1765) ; les Lettres de deux amants (1761), l’ Anthologie Française, Manon Lescaut (1733), les Statuts de l’ordre du Saint-

Esprit, etc. Toutes ces vignettes ont pour auteurs les

graveurs habituels de l'illustration, c’est-à-dire Lempe-

PE EXMITE

\L MASQUÉ : J. M. Moreau le jeune.

reur, Aliamet, Saint-Aubin, Le Mire, de Longueil, Choffard.

Ajoutons que Gravelot a lui-même parfois manié la pointe: outre quelques vignettes médiocres pour Shakespeare, il a signé une planche de croquis, « élégante « eau-forte toute gribouillée de croquetons et du milieu « desquels se détache cet étui, cette petite merveille « du dessin rocaille et prestement enlevée sur le cuivre. » (Edm. et J. de Goncourt).

Quant à Marillier, il est l’auteur de charmantes vignettes ornant plusieurs des livres les plus avidemment recherchés : signalons parmi eux les suivants : les Fables de Dorat (1773) ; la Pucelle d'Orléans, de Voltaire ; les Romances et les Idylles de Berquin ; les Amours du Chevalier de Faublas,de Louvet de Couvray ; le Pygmalion, scène lyrique de J.-J. Rousseau, mise en vers par Berquin.

Né à Dijon le 28 juin 1740, Pierre-Clément Marillier mourut à Beaulieu, près de Melun, le 11 août 1808. Il fut élève de N. Hallé et exposa au Salon de 1802. Lorsque Marillier a voulu sortir du domaine de la vignette dont ïil est l’un des plus aimables représentants, il s’est montré inférieur. C’est à Marillier qu’on doit la préparation à l’eau-forte de la Famille du Fermier,

d’après H. Fragonard, planche que termina au burin

Les STATUTS DE L'ORDRE pu St-EspriTr. Vente Destailleur, 13 planches hors texte, 305 fr.

FLEURON DE FIN POUR PYGMALION. Vente Destailleur, à l’eau-f. Ni ODONIR:

Leu A CA ALALAARS, LA LÉ AE

A.-L. Romanet. C’est encore Marillier qui a gravé les Chiffres ornés de fleurs, composés par Charles-Germain de Saint-Aubin, et dessiné les deux scènes des Désirs réciproques et des Regrels inutiles que grava Mme Chevery.

Nous avons déjà fait allusion aux ex-libris en parlant de Sergent-Marceau, puis de Choffard; l’on sait qu'il en est de charmants et, si l’on a exagéré, dans ces dernières années, l'intérêt de ces « marques de possession », l’on ne saurait nier que quelques-unes d’entre elles ne revêterit un réel caractère artistique : un certain nombre d’ex-libris ne sont-ils pas d’ailleurs signés de Choffard, Saint-Aubin, Sergent, Boissieu, Le Mire, Moreau le jeune, Gaucher, E. de Ghendt, N. de Launay.

Parmi les milliers d’ex-libris que renferment les collections actuelles les plus complètes, distinguons au moins les suivants : Damas d'Anlezy, par C. Baquoy ; Th. Gueullette, par Bellanger ; Amédée Lullin, par B. Picart, 1722 ; de Souchay, gravé d’abord par P.-P. Choffard, puis par J.-J. de Boissieu; A.-P. de Fontenay,

par J.-M. Moreau le jeune ; CL.-Fr. de Ferragut, Tronchin,

LES DÉSIRS RÉCIPROQUES et LES REGRETS INUTILES. Vente du Bor Pichon, 87 fr.

Ex-1ziBris DaAMASs D’ANLEZY. Vente L. Mar, 25 fr.

Ex-LiBris TH. GUEULLETTE. Vente H. Tausin, 70 fr. — Vente A. de Remacle, 33 fr. — Vente de D. (1910), 24 fr.

Ex-LrBris SoucHaAy (par Choffard). Vente Vignères, à l’eau-f. p., 18 fr. — Vente C. C., 51 fr.

Ex-1iBris A.-P. DE FONTENAY. Vente 1er déc. 1905, 35 fr. — Vente H. Tausin, 49 fr.

Ex-uisris C.-F. DE FERRAGUT. Vente 1° déc. 1905, 176 fr. — Vente C. C. (1909), 95 fr. — Vente de D. (1910), 57 fr.

Thellusson, Thomasseau de Cursay, de Buissy, Le Camus, André de Salis, Hell, par P.-P. Choffard ; d’Archambault, Abadindi, Horeau, par A.-F. Sergent-Marceau ; J.-T. Aubry, Meliand, par N.-F. Martinet ; Dupont et Comeau de Satenot, par Maurisset ; C.-L.-J. Chastenet, Magon de Terlaye, de Frimont, par Durig; Amé de St-Didier, par E. Voysard ; de Bourgongne, Foulon, C.-H. Henrion, Comtesse de Fuligny-Damas, Hamarc de Laborde, D.-F. Secousse, Nicolay, Tascher, d'Albert de Luynes, par Claude Roy, sinon un remarquable artiste, du moins l’un des graveurs-héraldistes les plus appréciés des collectionneurs, avec Ollivault, de Rennes, Monnier, de Dijon, Collin et Nicole, de Nancy, et Durig, de Lille. Claude Roy, le graveur d’ex-libris, est certainement le même que le signataire du portrait de l’oculiste J.-B. Vinallier-Candide, portrait qui fut exécuté en 1743, en remerciement de ce que le praticien avait guéri le graveur, si l’on en croit le très médiocre quatrain accompagnant l’estampe : « Toi qui de Candide contemple ici l’Image, « Aprens que de ma Veuë il est Restaurateur

« Que si de mon burin à présent je fais usage « Après Dieu c’est de lui que je tiens ce Bonheur. »

Janinet a signé un 2€ état de l’ex-libris Briot, qui

portait primitivement la signature « Moreau Inu. et fe-

Ex-11B8RIS DE Buissy. Vente de D. (1910), 19 fr.

Ex-1iBrnSs HELz. Vente Vignères, 10 fr.

Ex-LiBris HoRrEaAu. Vente 13-14 nov. 1905, 112 fa. — Vente A. de Rema cle, 88 fr.

Ex-LiBris Dupont. Vente A. de Remacle, 27 fr.

EXx-LIBRIS DE FimonT. Vente de D. (1910), 25 fr.

cit ». Quel est alors le véritable graveur de cette modeste estampe ?

Charles-Nicolas Varin a signé les ex-libris de Brienne et Deu ; Noël le Mire, ceux de J.-B. Descamps, de J.-J. Isambert, de Montaynard et du Marquis de Rognes; Gaucher, ceux de J. Desmares, Gosset de St-Clair, Séguier, de Bizemont-Prunelé; Nic. de Launay, celui de Duché (1777); on doit à Nicolle les ex-libris Des Salles, Le Preudhomme de Fontenoy, de Provenchères, de Seichamps, Gallois, Dumars de Vaudoncour, du Bouzey ; et à Collin, ceux de Millet de Chevers, Mengin, Riston, Willemet, J. Anthoine, Comte de Carvoisin, J.-J. Bourgeois, Du Perron, C° de la Vaulx, Sirejan fs, dé Léspée, D: Laflize, Boucher de Girancourt.

Ollivault a gravé les ex-libris suivants : Prince de Broglie de Revel, J.-M. de Châteaugiron, du Bu de Longchamp, de Berthou, Vicomte de Toustain, Harscouët de St-

George, Chevalier de Guerry, de Laussal, H. Soulastre

Ex-1iBris C.-L.-J. CHASTENET. Vente A. de Remacle, 28 fr.

Ex-riBris MAGON DE TERLAYE. Vente de D. (1910), 26 fr.

Ex-1iBris COMEAU DE SATENOT. Vente de D. (1910), 19 fr.

Ex-L1BRIS DE MoNTEYNARD. Vente C. C., 51 fr.

Ex-uiBris Ducaé. Vente Bon Pichon, 36 fr. — Vente 1er déc. 1905, 106 fr. — Vente de D. (1910), 30 fr.

Ex-LiBris J. ANTHOINE. Vente 1er déc. 1905, 43 fr. — Vente H. Tausin, 43 fr.— Vente de D. (1910), 29 fr.

Ex-LiBris J.-J. BourGEot1s. Vente C. C., 35 fr.

Ex-xiBris Du PERRON. Vente C. C., 141 fr.

Ex-uipris Cte DE LA VAULx. Vente C. C., 160 fr.

Ex-1iBris DE Lespée. Vente 1% déc. 1905, 35 fr.

Ex-LiBris DE CHATEAUGIRON. Vente H. Tausin, 60 fr.

Ex-LiBris DE BErRTHoU. Vente 5 nov. 1903, 61 fr. — Vente L. Mar,

80 fr. —Vente de D. (1910), 60 fr.

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