‹ Manuel de l'amateur d'estampes du XVIIIe siècleChapitre 37 sur 81 · PL. LXIX · texte numérisé non relu

PL. LXIX

: J. M. Moreau le jeune.

ROYAÏ

STIN

(dont le sujet fut depuis utilisé pour l’ex-libris Æ. Piolaine), Sarrobert, du Petitbois, J.-C. Villers, Burel ; ils sont en général très appréciés des spécialistes en raison du soin avec lequel ïls sont gravés.

La plupart des graveurs du xvire siècle ont signé un ou plusieurs ex-libris ; c’est ainsi qu’on doit à Etienne Fessard celui de Languet de Sivry ; à Aug. de Saint-Aubin, le sien, puis ceux de F. de la Rochefoucauld-Bayers et de L. de Meslin ; à Ingram, ceux de Levassor de la Touche, de Bermingham et du Collège des Ecossais; à Emm. de Ghendt, celui de Mailly, marquis de Château-Renaud ; à Croissey, celui de Mérard de St-Just ; à Chalmandrier, ceux d'A. Ollivier et de A. Richard de Dillon ; à P.-F. Tardieu, ceux de Moufle de Champigny et de Béthune ; à Colinet, celui de Thierry de Villedavray; à C. Baron, celui de Madame Victoire de France; à Gabr. Huquier, le sien et celui de Bernard de Rieux; à J.-C. François, ceux de L.-B. Jacquemin et de Nay-Richecourt ; à Arrivet, celui de St-James; à P.-Q. Chedel, ceux de

Lambert de Cambray et de Magon de la Gervaisais, à J.

EXx-LiBris HARSCOUET DE St-GEorGEs. Vente de D. (1910), 20 fr.

Ex-riBris Burert. Vente C. C. (1909), 34 fr.

Ex-1riBris Vizrers. Vente de D. (1910), 7 fr.

EXx-LIBRIS DE LAUSSAT. Vente 13-14 déc. 1905, 48 fr.

Ex-1iBris H. SouLAsTRE. Vente 13-14 déc. 1905, 56 fr.

EX-LIBRIS BERMINGHAM. Vente A. de Remacle, 31 fr.

EX-LIBRIS DU COLLÈGE DES Ecossais. Vente A. de Remacle, 105 fr.

Ex-LiBRIS A. RicHARD DE Dion. Vente C. C., 65 fr. — Vente de D. (1910), 26 fr.

Ex-LiBris Mourze DE CHAMpiGNy. Vente 13-14 nov. 1905, 16 fr. — Vente H. Tausin, 19 fr. — Vente de D. (1910), 22 fr.

EX-LIBRIS MIGNOT DE MonrTieny, Vente C, C., 11 fr,

Le Roy, celui de Chiniac de Labastide, etc. etc. Nous pourrions indéfiniment multiplier les exemples, mais la place nous en empêche.

L'on trouve même des ex-libris gravés par des femmes, Louise Le Doulceur entr'autres — auteur de ceux de Mignot de Montigny, de Thiroux d’Arconville, de Madame du Tailly et d’Alleray — ou par les titulaires des pièces comme Glomy, De Non, S.-J. Le Gros, G. Huquier, Aublé.

Si les ex-libris sont fort recherchés, au point d’avoir suscité la création de plusieurs sociétés groupant dans tous les pays les amateurs de ces petites curiosités héraldiques, les adresses ou les billets illustrés du xvrrre siècle ne sont pas moins avidemment collectionnés, et ce, depuis plus longtemps. Nous avons cité Choffard comme l'un des plus habiles artistes sous ce jour : il est d’autres dessinateurs et graveurs qui ont également exécuté nombre de charmantes pièces, dont voici du moins quelques-unes des plus connues ou des meilleures : Au petit Dunkerque, par Noël Le Mire, pièce demeurée inconnue

à Jules Hédou ; le Billet d'entrée pour la Comédie-Fran-

Ex-1iBris GABr. Huquier. Vente A. de Remacle, 41 fr.

Ex-LiBris CHINIAGC DE LABASTIDE. Vente A. de Remacle, 26 fr.

Ex-1iBris Mae pu Tarzzy. Vente 13-14 déc. 1905, 23 fr.

Ex-LiBris Mme D’ArrEerAy. Vente 1er déc. 1905, 60 fr.

Ex-1iBris GLoMy. Vente A. de Remacle, 11 fîr.

Ex-LiBris AUBLÉ. Yente A. de Remacle, 62 fr.

Ex-1ziBris DE Non. Vente 20 avril 1901, 18 fr.

Ex-LiBris MaAILLY DE CHATEAU-RENAUD. Vente de D. (1910), 55 fr.

AU PETIT DUNKERQUE. Vente du Bo Pichon, 41 fr. — Vente 4 juin

çaise, par le même graveur ; l’adresse de Magny, par Eisen ; celle de Périer, par Gabriel de Saint-Aubin, citée dans l’œuvre de ce délicieux artiste; celle du libraire Quillau, par Aug. de Saint-Aubin, à qui l’on doit également l'adresse du luthier Cousineau (1774) ; les Dragées à la Dalbert, deux pièces anonymes en forme de cornet ; les adresses de Letellier (Au Microscope), par J. Le Roy (1767) ; de Ferdinand, peintre de Silhouettes, aussi par J. Le Roy (1799); de Macret, graveur — exécutée par lui-même à n’en pas douter —; du graveur Gabriel Huquier ; de Benard, par Chalmandrier ; enfin, de Chady, restaurateur, par P. Baquoy.

Dans le domaine de la « petite estampe » que de curiosités, de documents sur les mœurs, sur les costumes ; l'invention des Ballons suscitait aussi, à son apparition, des planches à la louange de Montgolfier, de Pilâtre du Rozier, de Charles et Robert ; si nombre de ces estampes ne sont que des images populaires, quelques-unes revêétent cependant des qualités artistiques, lorsqu'elles sont signées d’artistes habiles, comme Sergent-Marceau, Nic. de Launay, Aug. de Saint-Aubin.

Un développement complet de la « petite estampe »

demanderait également une étude sur les « Eventails » :

ADRESSE DE MAGny. Vente du Bon Pichon, 17 fr. — Vente Goncourt, 21 fr.

ADRESSE DE QuizLrAU. Vente Goncourt, 21 fr.

ADRESSE DE GABRIEL HUQUIER. Vente 18 mai 1906, 71 fr.

ADRESSE DE BERNARD. Vente 26 oct. 1903, 35 fr,

ADRESSE DE CHApy. Vente L. Mar, 16 fr.

signalons en passant l'éventail au Temple porté par les Dames Royalistes en 1792, comme signe de reconnaissance, puis celui gravé par P. Baquoy, avec motifs d’après Nic. Lavreince, et dont une épreuve non terminée passa à la vente du graveur Léopold Mar. Seraient aussi à étudier les « Almanachs » — ces séries de toutes petites scènes galantes de Desrais, de Queverdo, de Saint-Aubin —, les « Jeux » (Le Nouveau Jeu du costume et des coifjures des Dames, composé par C.-L. Desrais), les « Trompe-l’oœil », les « Vues d'optique », les « Assignats », les « Cartes », les « Caricatures »; mais comment nous y arrêter alors que tant d'œuvres plus importantes nous sollicitent et accaparent à leur profit toute la place dont nous disposons ?

L’ornement joue également un grand rôle au xvirie siècle, le siècle décoratif par excellence, et nombreux sont les artistes passés maîtres dans cette branche. Les citer, c’est se borner à trop peu, mais nous ne pouvons étudier les œuvres si variés, si compacts, d'Oppenort (1672+ 1742), de La Joue (1687+1761), Vassé (1683+1736), Meissonnier (1693+41750), Mondon fils, Cuvilliès père et fils, J.-F. Blondel (1705+1774), Babel, P. Germain, Pillement, de Neufforge, J.-C. Delafosse, G.-P. Cauvet, Forty, Lalonde, Salembier, Ranson, J.-B. Fay, Prieur, quel-

qu'en puisse être notre désir.

EVENTAIL DE BAQuoy. Vente L. Mar, 551 fr.

Le NOUVEAU JEU DU COSTUME ET DES COIFFURES DES DAMES. Vente Destailleur, 126 fr. — Vente 6 mars 1894, 81 fr.

PEAMLXXE

A PETITE LOGE : J. B. Patas, d'après J. M. Moreau le Jeune.

Nous ne voulons cependant pas terminer ce chapitre qui clôt trop vite, à notre gré, l’étude sur l'Ecole Française du xvirie siècle, sans mentionner une découverte plus scientifique qu’artistique, mais ayant donné lieu à un nouveau procédé de gravure qui tint un instant en échec la miniature : c’est la découverte du physionotrace, par G.-L. Chrétien, d’abord musicien de la Chapelle du Roi (Louis XVTD, lequel « s’avisa — ont écrit MM. le € Baron Portalis et H. Beraldi — un beau jour de jeter « son violoncelle aux orties pour exploiter un procédé « de portraits dont il était l'inventeur, et qui consistait, « comme le nom de « Physionotrace » l'indique assez, « à faire reproduire le profil de ses modèles par un appa- « reil mécanique, combinaison ingénieuse de deux paral- « lélogrammes chargés de maintenir parallèlement l’ob- « jectif. Suivant le Moniteur de 1812, quelques minutes « suffisaient pour calquer ainsi la nature, et devant ce « procédé expéditif on ne peut s'empêcher de penser «au fameux « ne bougeons plus » de nos jours. A ce « tracé s’arrêtait la besogne de la machine ; un artiste, « Fouquet le plus souvent, intervenait pour réduire « les figures et les compléter, en un mot pour faire d’une « silhouette un portrait, que Chrétien gravait lestement « au lavis sur du fer-blanc... »

Chrétien qui s’est gravé lui-même, en 1792, eut comme associé, dès 1788, Edme Quenedey (17564+1830); ce dernier a gravé quelques portraits en couleurs, qu’on

recherche en raison de l'intérêt qui s'attache aux per-

sonnages représentés: La Fayette, Mirabeau, Hérault de Séchelles, Boissy d’Anglas, Madame Debucourt.

Ce procédé n'eut pas une longue durée ; après Quenedey et Ch.-B.-Julien Favret de St-Mesmin (1770+1852), Edme Bouchardy se servit aussi du Physionotrace, mais incidemment, et ces deux derniers n’eurent point de

continuateurs.

LA FAYETTE. Vente Soulavie, 50 fr.

HÉRAULT DE SÉCHELLES. Vente Vignères, 4 fr. — Vente Soulavie, 19 fr.— Vente 20 déc. 1909, 61 fr.

Me DegucourtT. Vente 20 déc. 1909, épr. en noir, 42 fr.

Œuvre D’EDME QUENEDEY. Vente Vignères, réunion de 2.673 pièces 1.720 fr.

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