EL A
LA BALANCEUSE : J. P. Le Bas, d'après Ant. Watteau.
laborieuse, la Jeune Fille à la raquette, la Pourvoyeuse et la Gouvernante, était né à Paris le 6 octobre 1698 : à un an près, il était donc de l’âge de Chardin. Il avait épousé Renée-Elisabeth Marlié ou Marlier (1714+1773) qui elle-même grava une seconde planche du Benedicite. (Signalons en passant une troisième planche de ce tableau qui fut gravée par Petit, non d’après le tableau même de Chardin, mais d’après la gravure de Lépicié). Il mourut le 17 janvier 1755. Son maître avait été l’habile buriniste Gaspard Duchange. B. Lépicié avait un fils, Nicolas-Bernard (1735+-1784), qui se consacra à la peinture. En dehors de ses planches d’après Chardin, B. Lépicié se recommande encore àl’attention par le Déjeuner, d’après F. Boucher, la Jeunesse et la Vieillesse, d’après E. Jeaurat, ainsi que par quelques portraits, entr'autres ceux de Catherine de Seine, dans le rôle de Cléopâtre, d’après Aved, de Louis de Boullongne, d’après Rigaud, de Grassin, d’après N. de Largillierre : au sujet de ce
La MÈRE LABORIEUSE,. Vente Goncourt,état non décrit,av! t.1., 455 fr. — Vente Destailleur, 62 fr. — Vente 5 nov. 1909, 111 fr. — Vente 19 mars 1910, 78 fr. — Vente 8 avril 1910, 200 fr.
La JEUNE FizLE A LA RAQUETTE. Vente Goncourt, avi 1,1., 42 fr. — Vente H. de Roissy, 131 Îfr. — Vente Ouachée, 41 fr.
La Pourvoyeuse. Vente Muhlbacher, 41 fr.— Vente Destailleur, 37 fr. — Vente Goncourt, 48 fr. — Vente Gerbeau, 100 fr.
La GouvEerNANTE. Vente Destailleur, 35 fr. — Vente 11 janvier 1894, 16 fr. — Vente 22 déc. 1906, avt I. 1., 320 fr. — Vente avril 1908, 52 fr. — Vente Gerbeau, 360 fr. — Vente 19 mars 1910, 90 fr.
Le BENEDIGITE (par Mme Lépicié). Vente 11 janvier 1894, 19 fr. — Vente H. de Roissy, 120 fr. — Vente 29 mai 1908, 60 fr. — Vente 29 janv. 1909, 100 fr.
Le BENEDIQTE (par Petit). Vente 19 mars 1910, sans marge, 36 fr.
Le DéseuNer.Vente G. IMuhlbacher, 30 fr. — (Vente Goncourt 70 fr.
dernier portrait, M. François Courboin rappelle dans le Figaro illustré, l’anecdote suivante : « Le frère de « Lépicié, commis de M. de Grassin, contrôleur général « des monnaies, avait, dans un accès de zèle, fait graver « le portrait de son patron qui, mécontent, retira bruyam- « ment de la circulation le cuivre et les épreuves tirées. « Cela fit un succès de rareté, et Joly, garde des estampes « du Roi, enregistre, avec une nuance de satisfaction, « l'échange d’un premier état du Bon Samaritain de « Rembrandt contre deux épreuves du portrait rare de « M. de Grassin. Le cuivre gravé de ce portrait a été « transformé en couvercle de casserole, et cet avatar « humiliant n’est point pour diminuer la rareté de l’es- « tampe. » Cette estampe n’en a pas pour cela pris une valeur sérieuse aux yeux des amateurs, et l’on peut l’avoir dans les ventes pour quelques francs (38 francs vente Bouvrain, avec deux autres estampes : Charloïte Desmares et Nic. Bertin).
La Serinetle — une femme, assise et faisant marcher une boîte à musique, se détourne vers une cage où est enfermé un serin — est une planche maîtresse de Laurent Cars, d’après Chardin. Laurent Cars, que nous avons déjà signalé parmi les plus heureux
interprètes de Watteau, de Lancret et de Le Moine, était
La SERINETTE. Vente Destailleur, 80 fr. — Vente Goncourt, 145fr. — Vente H. de Roissy, 101 fr. — Vente Ouachée, 116 fr. — Vente Gerbeau (épr. de Goncourt), 520 fr. — Vente 8 avril 1910, 115 fr GrassiN. Vente Bouvrain, avec 2 autres planches, 38 fr.
né à Lyon, en 1699. Fils d’un graveur, Jean-François Cars, dont il fut tout naturellement l’élève, L. Cars avait été reçu académicien en 1733. Il mourut à Paris, le 14 avril 1771. Ce graveur doit être rangé parmi les meilleurs de son époque : il a, en effet, manié la pointe et le burin avec une science et une souplesse rares, et il s’est de plus admirablement assimilé aux originaux qu'il copiait. C’est à Laurent Cars que l’on doit les grandes vignettes — quisont de véritables tableaux — pour les Comédies de Molière, que composa François Boucher (1734). Cette belle suite est exécutée avec l’esprit, la sobriété et la simplicité qui caractérisent ses meilleures gravures.
Pierre-Louis Surugue le fils, Charles-Nicolas Cochin père, Jean-Jacques Flipart, Etienne Fessard et Jacques- Philippe Le Bas, ont aussi laissé de délicieuses pages d’après Chardin. Du premier de ces graveurs, nous citerons d’abord deux planches dont nous offrons une reproduction : les Amusements de la vie privée et le Jeu de l’Oye ; la peinture des Amusements de la vie privée se voit au Musée de Stockholm, ainsi que d’ailleurs les autres toiles originales de la Blanchisseuse, de la Fontaine, de l’Ouvrière en tapisserie, du Dessinateur et de la Toilette du Malin ; on doit ensuite à Surugue les
Tours de cartes, scène à trois personnages qu'il ne faut
Les AMUSEMENTS DE LA VIE PRIVÉE. Vente H. de Roissy, 186 fr. — Vente Gerbeau, 125 fr.— Vente Hubert, 300 fr.
Le Jeu DE L’Oye. Vente 11 janvier 1894, 101 fr. — Vente Muhlbacher, 140 fr. — Vente Goncourt, 55 fr. — Vente Kuhnen, 285 marks. — Vente 19 mars 1910, sans marge, 116 fr.
pas confondre avec deux sujets similaires fort médiocrement gravés : le Chäleau de carles, par Aveline, et le Faiseur de châteaux de cartes, par Fillœul ; puis enfin, l’Inclinaison selon l'âge et l’Instant de la Méditation qui nous offre l’image de Madame Lenoir, femme d’un ébéniste, grand ami du peintre.
Dans la Pelite Fille aux cerises, la Blanchisseuse et son pendant, la Fontaine, Ch.-Nic. Cochin père s'est surpassé ; 1l a déployé dans ces trois estampes où rien ne paraît devoir être retranché, ni ajouté, des qualités de premier ordre. Contrairement à Surugue et à Le Bas, qui surchargent quelquelois un peu trop leurs planches de travaux, Cochin a laissé jouer au papier le rôle qui lui échoit dans la répartition de la Iumière, et l’eau-forte de la Fontaine est tout simplement délicieuse. Il est donc avec Bernard Lépicié, celui qui, à notre avis, a le mieux compris et traduit Chardin.
Etienne Fessard n'a gravé qu’une planche d’après
Chardin ; elle représente une Dame cachelant une leltre,
Les Tours DE CarTes. Vente Muhilbacher, 135 fr. — Vente H. de Roissy, 110 fr. —Vente Gerbeau, 510 fr.
L’'INCLINAISON SELON L'AGE. Vente Goncourt, 67 fr. — Vente H. de Roissy, 151 fr.
L'INSTANT DE LA MÉDITATION. Vente Goncourt, 67 fr.—— Vente P. Blondeau, 80 fr.
La PETITE FILLE AUX CERISES. Vente Goncourt,18 fr. et 10 fr.— Vente Ouachée, 2 épr., 140 fr.
La BrancaissEusEe. Vente Goncourt, 2 états, 45 fr. — Vente 29 janv.
1909, 62 fr.
La FonNTAINE. Vente Goncourt, à l’eau-f. p., 26 fr. ; avec I. 1., 23 fr. —
Vente Davesne, 93 fr.
La BLANCHISSEUSE et la FONTAINE. Vente Destailleur, 69 fr.
oi 2 ee 2 ms 2 M
Pre
g ORAN LÉ LR L'OCCUPATION: SELON
! dites { ‘t
L'OCCUPATION SELON L’AGE : Ch. Dupuis, d'après Ant. Watlteau.
en présence de son domestique. Cette estampe, qui ne dépasse pas le niveau de beaucoup d'autres, est cependant fort recherchée : nous pensons que c'est le sujet qui en est la principale cause. Le Musée Dobrée, à Nantes, possède de cette pièce, dans son importante collection d’estampes, un 4 état non signalé par M. E. Bocher, avec l’adresse de Bligny.
Enfin Jacques-Ph. Le Bas a signé le Négligé ou Toiletie du matin, la Bonne éducation et l'Œconome, et J.-J. Flipart, le Dessinateur — assis de dos, et où une étude accrochée au mur n’est pas à son plan: elle vient en avant, tout comme le ferait une figure en ronde-bosse — et son pendant, l'Ouvrière en tapisserie — qui se penche sur son panier à ouvrage pour y prendre une pelote de laine —: ces deux dernières œuvres ont été copiées au xvire siècle même par Cécile Magimel, femme-graveur, dont on ne connaît presque rien d’autre.
L'on sait quel vivant portrait Chardin a peint
de lui-même, avec d'énormes bésicles sur le nez
DAME CACHETANT UNE LETTRE. Vente Béhague, eau-f. p., 360 fr. — Vente 11 janvier 1894, 80 fr. — Vente Muhlbacher, 280 fr.
Le NÉGLIGÉ OU TOILETTE DU MATIN. Vente Goncourt, 46 îfr. — Vente Gerbeau, 215 fr. — Vente Kuhnen, 220 marks.
La BonNNE EpucaTion. Vente Destailleur, 80 fr. — Vente Goncourt, 52 fr. — Vente H. de Roissy, 215 fr.
L’Œconome. Vente 11 janvier 1894, 22 fr. — Vente Goncourt, avt t. 1, 85 fr. — Vente 21 mars 1908, avt t. 1, 301 fr.
Le DESSINATEUR (par Flipart). Vente Goncourt, eau-f. p., 81 fr. — Vente H. de Roissy, 105 fr. — Vente Davesne, 115 fr.
L'OUVRIÈRE EN TAPISSERIE (par Flipart). Vente Goncourt, eau-f. p., 501. avec/lol SlOltr
CHARDIN (par Chevillet). Vente Goncourt, 50 fr. — Vente Soulavie, 42 fr. — Vente Defer-Dumesnil, avt 1. 1, 75 fr.
ce superbe pastel que le Louvre conserve a été retranscrit sur le cuivre avec beaucoup d'esprit, par un graveur de modeste talent, Juste Chevillet (1729-+ 1790), à qui l’on doit également la gravure du portrait de la seconde Madame Chardin, née Marguerite Pouget. La femme de Chardin a-t-elle gravé ? Vignères lui attribue en tous cas une eau-forte qui faisait partie d’une vente d’estampes et qu'il décrit ainsi sous le n° 188 du catalogue (vente du 1-4 déc. 1856) : « Jeune Femme à gauche « jouant du luth, la tête de profil dirigée à droite, où « se trouve l’Amour jouant de la flûte; derrière elle « un jeune homme fait un geste d’admiration, un violon «est à droite à terre près du pied de la dame, et sous «les herbes on lit difficilement : Pouget, 1770. Eau- « forte très rare. » Cette pièce fut adjugée huit francs.
L'un des membres de la famille Gauthier-Dagoty avait tenté deux essais de gravures en couleurs d’après Chardin, le Dessinateur et l’Ouvrière en tapisserie ; nous les signalons à titre de curiosité, de même que les copies à la manière-noire de l’Allemand Johann Jakob Haïd du Benedicite, de la Gouvernante, de la Mère laborieuse et du Négligé ou la Toilette du matin.
Aucune des natures-mortes de Chardin qui fut, sous
ce jour aussi, l’un des plus extraordinaires peintres,
Le DESSINATEUR (par G. Dagoty). Vente Goncourt, 60 fr.
L’'OUVRIÈRE EN TAPISSERIE (par G. Dagoty). Vente Goncourt, 305 fr.
Le BENEDICITE, la GOUVERNANTE, la MÈRE LABORIEUSE et le NÉGLIGÉ (de Haïd). Vente mars 1899, 23 fr.
n’a été gravée de son temps: nous devions au moins le faire remarquer.
Mariette, dans son Abecedario, nous apprend que Chardin ne s’aidait d’aucun croquis, d'aucun dessin sur le papier ; il poussait son tableau et le travaillait d’après nature. Cette simple note du célèbre amateur n’explique-t-elle pas amplement l'extrême rareté des dessins sûrement de la main du maître ?
Chardin, malgré son immense talent, ne fit point école : il n’eut d’ailleurs pas d'élève au sens propre du mot, et P.-C. Canot est, à notre connaissance, le seul artiste qui se soit directement inspiré de lui dans des compositions comme le Maitre de danse, le Gâteau des Rois et le Souhaïit de la bonne année au grand-papa, planches gravées par J.-Ph. Le Bas. Etait-ce le même artiste que Pierre-Charles Canot, né vers 1710, mort en Angleterre en 1777, et qui a gravé plus spécialement des Vues de la Grande-Bretagne ?
À différentes reprises, nous avons rappelé et nous rappellerons encore les enchères obtenues au cours des ventes publiques, dans le but de fixer l’amateur sur la valeur approximative d’un certain nombre d’estampes. Ajoutons que les enchères relevées correspondent le plus
souvent à de belles épreuves : il était nécessaire de pré-
Le SOUHAIT DE BONNE ANNÉE. Vente Gaïiffe, 33 fr. — Vente 20 déc. 1909, 76 fr.
Le MAITRE DE DANSE et le GATEAU DES Rors. Vente du B° Pichon, 50 fr.
Le MAITRE DE DANSE, le GATEAU DES Rois et le SouxaiT. Vente H, Destailleur, 32 fr.
ciser ce point, la valeur d’une estampe variant non seulement en raison de la mode, mais plus encore en raison de l’état auquel elle se rattache et de son état ou conservation, deux choses très distinctes et qui portent cepentant le même nom «l’état», l’une signifiant le degré d’avancement de la planche, la seconde le degré de conservation. Nous étudierons ici même le second point, c’est-à-dire l’état de conservation d’une épreuve. Une belle épreuve, pour mériter ce titre, doit remplir les deux conditions suivantes : 1° être brillante ou chaude dans les noirs, légère dans les demi-teintes, très pure dans les blancs ; 2° n'être ni épidermée, ni tachée, ni restaurée dans toute la surface du champ gravé et posséder une petite marge en dehors de l'empreinte laissée par le cuivre au moment du passage sous la presse. La marge a joué pendant longtemps un rôle qui tend à diminuer fort heureusement : il fut une période, en effet, où, selon sa dimension, elle faisait tripler ou quadrupler la valeur d’une épreuve. Les amateurs les plus irréductibles ont senti, pour la plupart, ce qu'avait de par trop conventionnel ce goût immodéré du papier blanc, et l’on préfère maintenant l'épreuve belle par ses propres qualités.
Deux grands pastellistes honorent le xvirre siècle: La Tour et Perronneau ; nous ne saurions mieux évoquer leur image qu'aux côtés de Chardin.
Maurice-Quentin de La Tour, était né à St-Quentin,
le 5 septembre 1704. On trouve son nom sur la plupart
des livrets des Salons, entre les années 1737 et 1787,
k se OBLECEVEL
Le Passe-remes : PB. Audran, d'après Ant. Watleau.
c’est-à-dire pendant une période de cinquante ans, où il se consacra exclusivement au portrait qu'il a traité, dans ses pastels, avec une bien rare maîtrise et une science consommée. La Tour,reçu de l’Académie en 1746, avait le titre de peintre du Roi (Louis XV). Ses biographes sont d’accord pour faire allusion aux bizarreries de son caractère qui n’entendait pas se plier aux exigences de l'étiquette et allait jusqu’à blesser les convenances ; ils vantent également d’autre part sa bonté et rappellent que c’est à La Tour que l’on doit la création de plusieurs prix en faveur d'artistes et même que c’est l’un des prix de bienfaisance fondés « par Mr de la Tour, peintre du Roi, citoyen de St-Quentin » qui fut attribué par l’Académie d'Amiens, en 1786, à Charles Parent, pour le courage qu'il déploya au cours d’une inondation ; cette action nous a été conservée d’ailleurs par une gravure de Laurent Guyot. M. Quentin de la Tour mourut dans sa ville natale, le 17 février 1788.
Cet incomparable pastelliste — le « Magicien », a
écrit Diderot a été fort peu gravé, en comparaison de la valeur et de l'importance de son œuvre: faut-il en attribuer la raison à sa situation de peintre au pastel, genre que l’on considérait comme secondaire, ou bien à la difficulté de traduire des œuvres exécutées par ce moyen ? Faut-il, tout simplement, croire que son siècle ne sut pas l’apprécier. Il est vrai qu’au milieu du xix® .
siècle encore, on lui préférait la Rosalba dont «les pastels,
— écrivait alors Alf. Sensier dans la préface du Journal
de cette artiste — sont purs au moins de ces expressions malsaines et corrompues dont le prince des pastellistes masquait la face de ses modèles ! »
Quoi qu’il en soit, c’est à peine une trentaine de pièces qu’exécutèrent Lépicié, Schmidt, Ficquet, Moitte, Cathelin, A. de Saint-Aubin, Flipart, Surugue, Wille ou Massard, d’après ses œuvres ; encore la plupart sontelles sans importance. Nous mentionnerons plus spécialement: le Maréchal de Lowendall, par J.-G. Wille, J.-J. Rousseau, par Et. Ficquet, le financier Paris de Monimartlel, par L.-J. Cathelin, représenté en pied et assis, J. Dumont le Romain, par J.-J. Flipart, J. Restout, par P.-E. Moitte, Louis, dauphin de France, par J. Daullé, enfin les deux portraits de La Tour lui-même, gravés par G.-F. Schmidt, l’un, en 1742 — l'artiste est appuyé sur le rebord d’une fenêtre et regardele spectateur — l’autre, trente ans plus tard ; dans ce dernier, La Tour, coiffé d’un chapeau, est assis devant son chevalet.
Le peintre-graveur Joseph Ducreux (1737 +1802),
auteur de nombreux portraits peints à l’huile ou exé-
PARIS DE MoNTMARTEL. (Dans ce portrait, la tête seule du personnage est de La Tour : la composition a été complétée par C.-N. Cochin fils.) Vente 6 avril 1894, 28 fr. — Vente Goncourt, avt I. 1, réemmargée, 50 fr. -— Vente de Lapeyrie, avt I. 1, 83 fr. ; avec I. 1., 43 fr. — Vente de Guizelin,40 fr. — Vente Bouvrain, 78 fr. — Vente Hubert, avt t. l., 300 fr. — Vente H. Destailleur, 100 fr. — Vente 17 Mars 1910, 100 fr.
J. Resrourt. Vente Goncourt, avt t. 1, 11 fr.— Vente 3 avril 1901, avt t. 1., 20 fr. — Vente 15 déc. 1908, 20 fr.
LA Tour EN 1742. Vente avril 1901, 60 fr. — Vente de Lapeyrie,23 îr.
LA Tour EN 1772. Vente Didot, 19 fr. — Vente avril 1901, 35 fr. — Vente de Lapeyrie, 34 îfr. — Vente Bouvrain, 30 fr.
cutés au pastel, et qui s’est gravé lui-même sous la figure d’un Joueur et d’un Rieur, a été, paraît-il, le seul élève de La Tour.
Quant à Jean-Baptiste Perronneau, l'œuvre gravé d’après ses pastels ou ses peintures, est encore plus modeste que celui de La Tour, bien qu'il ait fait lui-même quelques planches, d’ailleurs sans grand intérêt — Eliezer et Rébecca, d’après F. Boucher, l’Air et la Terre, d’après Ch. Natoire — et insuffisantes pour sauver son nom de l’oubli, s’il n'avait pour l’immortaliser ses merveilleux pastels.
Né à Paris en 1715, mort à Amsterdam, en novembre 1783, J.-B. Perronneau reçut des conseils de Natoire pour le dessin, de Laurent Cars pour la gravure qu'il devait d’ailleurs rapidement abandonner. En 1753, il fut reçu de l’Académie qui l'avait agréé sept ans auparavant. Après être resté longtemps méconnu, à tel point qu'on ignora longtemps sa véritable date de naissance, ce savoureux pastelliste est à l’heure actuelle l’objet d’un culte fervent. Un important ouvrage dû à MM. Léandre Vaillat et P. Ratouis de Limay, vient d’être écrit ; il permettra, par une plus profonde connaissance de l’homme et de l’œuvre, d’apprécier, comme il convient, ce digne émule de La Tour.
S.-C. Miger, P.-E. Moitte, J. Daullé, deux ou trois
autres encore, sont les seuls graveurs qui se soient inci-
demment attachés à traduire Perronneau.