‹ Manuel de l'amateur d'estampes (volume 2)Chapitre 4 sur 119 · AVEC DATE · texte numérisé non relu

AVEC DATE

Autant qu'on peut lo conjecturer aujourd'hui, en l'absence de documents assez positifs, l'impression des estampes et celle des livres paraissent se rattacher à une commune origine. Malgré toutes les recherches, cette origine reste encore très obscure.

En 1 iGô, au moment où la publication du Traité des offices de Cicéron venait do montrer que la typographie allait prendre le premier rang parmi les inventions les plus utiles et les plus usuelles de l'esprit humain, les estampes commencèrent à paraître en grand nombre. La perfection relative de ces œuvres force cependant à reconnaître (pie ce ne sont pas là les premiers essais d'un art tout à fait dans l'enfance, mais bien les produits d'un art déjà assez mûri pour que les artistes qui illustrèrent cette époque lui aient confié la reproduction de leurs inspirations. Trop longtemps on a regardé le maître E. S., dit de I-IGG, ou même Martin Schongauer 1 , comme inventeurs de la gravure, mais aujourd'hui personne ne peut douter qu'ils n'aient été précédés d;nis cette voie par de nombreux devanciers. 11 ne parait pas, au reste, que ce point de vue historique ait préoccupé les érudits avant le dernirr quart du dix-huitième siècle. Les deux catalogues de Marolles, île 1GG0 et 1072, et même celui de Mariette, plus jeune de cent trois ans

Page 1