‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 21 sur 144 · NIELLES DU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

NIELLES DU MOYEN AGE

j.XXVII

«lans le nielle du côté opposé, l ue inscription niellée, pincée sur le chanfrein cjui existe entre l'encadrement et la plaque centrale, est ainsi conçue : 4- /i/>r : srripti* : intvs :rt : fort* : Hvgo : .scrii>sit ; intrs : rjrestr : forts : «ni m: : + <>nile : pro : >•„ : 4ore : eamnt : ulii : cristvm : mnil : arte : fubrili : ilnj» sri : r/t 'xfr : scriplu : lahori* : nrun$.

Ce précieux objcl est conservé dans le trésor «les sœurs «le Notre-Dame à Namur, et ce plat «le la reliure a été reprn«luit en chromolithographie «lans l'ouvrage : l'Art ancien a l'expusition nationale UUjc (Hruxelle.s, 188:2, in-4\ où l'on trouve encore la reproduction de quelques autres nielles belges du treizième siècle.

F. Saint Pierre, saint Paul et deux Anges. Quatre médaillons. (Duch., n° 117-420.)

Diam., 21 millim.

Ces médaillons, avec un trait rempli de nielle, sur un fond d'or, se. trouvent enchâssés dans les frises de la couverture d'un évangéliaire ayant fait partie, d'après Duchesne, du Musée royal du I,ouvre.

Dans le milieu du plat, le Sauveur crucifié est en relier, accompagné de deux personnages debout. Aux angles, les quatre évangélisles, ématllés.

G. Saijtt Jean, et les symboles des Seangëlistes.

Plaque de cuivre niellée et dorée, décorant le plat supérieur (ancien inférieur) «le la reliure d'un évangéliaire «lu commencement du onzième siècle, donné par le mi Charles V à la Sainte-Chapelle eu 1370.

Sous une arcade en plein cintre est gravée la ligure «le saint Jean, assis, écrivant son évangile. Il est entouré «le quatre médaillons renfermant les symboles «les évangélisles. Au-dessus «les pilastres est une tablette avec cette inscription : Ce liure Ixtilla à mi sainte chappèk du palais || chartes le v d<- n: n«m i\>i de franc >/ui fit || filz du r»i i. hin lan mil troiz eus lxxix. Cette tablette est surmontée d une figure d'ange à micorps tenant une banderole avec ces mots : Et rerbnm far» faction eut. Les piliers et l'archivolte de l'arcade sont couverts de rinceaux. Le fond est losange et semé de fleurs de lis. Tous les traits du dessin ainsi que les fonds des losanges sont niellés.

Celte reliure ne date «jue de 1378 ou 1370, mais le dessin en offre une apparence archaïque, attendu que l'artiste s'est inspiré des grandes miniatures «lu manuscrit, représentant les quatre évangélisles.

Ce précieux volume csl conservé à la Bibliothèque nationale. Le plat niellé a été reproduit plusieurs fois : entre autres en chromolithographie dans 1s Moyen Age et la Renaissance, de P. Lacroix et F. Séré, t. V (I8:il), et en héliogravure dans les Inscriptions delà France, «le ¥. de Guilhermy et IL de Lasteyrie, t. V (I883Î.

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