‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 258 sur 281 · DE L'ACOUSTIQUE · texte numérisé non relu

DE L'ACOUSTIQUE

Ce nerf pénètre, avec le facial, par le trou auditif interne,

dans le labyrinthe; et de 1à, sous forme pulpeuse , se répand

sur les parois du vestibule, du limacon et des canaux demicirculaires. |

DU FACIA TL.

Situation. Sous les parties moyennes de la masse cérébrale.

Etendue. Des parties latérales de la protubérance, aux parties

latérales de la tête, de la face et du con , en traversant l'oreille interne. Æapports. Jusqu'à son entrée dans l'oreille interne , Le nerf facial est placé au-dessus de l’acaustique ; il l’abandonne ensuite, et parcourt l’aqueduc de Fallope, sort de ce canal par le trou stylo-mastoïdien et se jette sous “ tégumens des parties latérales de la face , après avoir traversé la glande parotide.

… Divisions. 1°. En rameaux peu considérables, qui , dans l’intérieur du rocher, se portent, au marteau, à l’étrier, et à la membrane du tympan, sous le nom de corde du tambour: 22. aussitôt après sa sortie dn crâne, il donne en arrièrele nerf auriculaire pos-

térieur, et quelques autres petits rameaux, qui se perdent dans

Les muscles milo-hyoïdien et digastrique; 39. au-delà la glande

parotide , le facial se divise en deux branches, dont une supérieure, qui forme sur la tempe une espèce de patte d’oie, d’où partent des rameaux temporaux, malaires et buccaux; et une inférieure, qui descend le long des branches de la mâchoire, et se divise en quatre rameaux principaux, qui n'ont point recu de noms particuliers, |

De la huitième paire. — PNEUMO-GASTRIQUE ET GLosso- PHARYNGIEN.

Du pneumo-gastrique. Sifuation. Au cou, sur les parties latérales de la colonne vertébrale et dans le médiastin postérieur, dans

DE L’'ANATOMISTE. x id la poitrine. Etendue, De la moelle allongée , à l'estomac et à la plupart des viscères abdominaux. Direction. Longitudinale, mais un peu oblique de haut en bas, et de dehors en dedans. Rapports, Dans le crâne , la huitième et le glosso-pharyngien ont des\rapports très-intimes ; à leur passage dans Le trou déchiré postérieur , ces deux nerfs sont de plus unis au nérf spinal. Hors du crâne, la huitième se détache des deux précédens, passe derrière la neu= vième paire, et descend le long du cou, au-devant du muscle droit antérieur du cou, derrière et au côté externe de l'artère carotide. En pénétrant dans la poitrine , la huitième paire passe , à droite, devant l'artère sous- clavière droite, et à gauche, devant l’aprte et derrière la veine sous chavière du même côté, Dans le reste de leur étendue, les deux troncs de la huitième s’approchent de l’œsophage, en se contournant sur ce conduit, de manière que le gauche devient antérieur, et le ‘droit postérieur.

Divisions. 1°. En nerf laryngé, qui marche de haut en bas , et de derrière en devant, en passant derrière l’artère carotide interne, pour se porter vers le larynx, et se diviser en deux rameaux, dont l’un pénètre dans ce conduit aérien, et l’autre se perd sur les parties molles qui le recouvrent ; 2%. en plusieurs filets destinés pour la formation des plexus cardiaques , et quelques autres qui vontse perdre dans le grand sympathique ; 3°. avant d’entrer dans la poitrine, il naît de la huitième un gros cordon , appelé récarrent, qui se porte, en remontant, sur les parties latérales de la trachéétartère, va gagner le larynx, et se comporte, à son égard; comme le nerf laryngé ; 4°. dans le reste de son étendue sur l'œsophage, la huitième donne à cet organe plusieurs filets , et d’autres qui concourent à la formation des plexus cardiaques et pulmonaires ; ensuite les troncs de la huitième se jettent sur l’estomac, forment les nerfs stomachiques antérieur et postérieur , et se perdent, en dernière analyse , dans les plexus abdominaux.

BU GLOSSO-PHARYNGIEN.

Situation. Semblable à celle de la huitième dans le crâne ; mais hors de cette cavité, ce nerf est situé sur les parties supérieures et 33*

profondes du cou. Etendue. De la moelle allongée, à la langue. Direction. Oblique de haut en bas, et de derrière en devant. Rapports. Dans le crâne, il est uni au nerf de la huitième; mais hors de cette cavité, il en est d’abord séparé par la veine jugulaire interne ; ensuite il se porte sur l’artère carotide interne, passe entre le stylo-pharyngien et le stylo-glosse, et s’avance en devant et en dedans, poùr se perdre dans la partie postérieure de la langue. Divisions. Les filets qu’il donne, ou qu’il recoit, viennent de la septième et de la hnitième. Parmi ces filets, un plus remarquable descend le long de l’artère carotide interne, pour aller concourir à la formation des plexus cardiaques ; quelques autres se joignent à ceux que fournit le gauglion cervical supérieur, pour former une espèce de plexus pour les branches de Partèie carotide externe. “

De la neuvième paire. — GRANDS HYPOGLOSSES.

Situation. À la partie postérieure de la masse cérébrale, et sur les parties latérales, supérieures et antérieures de la moelle allongée. tendue. De la moelle allongée , à la langue. Direction. Semblable à celle du précédent. Rapports. A sa sortie du crâne ; l’'hypoglosse est situé à la partie postérieure de la huitième , repond ensuite à la partie antérieure du ganglion cervical supérieur, se place, en se portant vers la langue, devant la carotide interne, derrière la veine jugulaire, et devenant de plus en plus superficiel, il se place derrière le muscle sterno - mastoïdien, et va se perdre sur les parties latérales et inférieures de la langue , à un pouce environ de sa pointe. Divisions. Elles se bornent à quelques filets qui concourent , avec pareils filets des premières paires cervicales à à la formation d’une anse nerveuse très-remarquable. De la convexité de cette espèce d’arcade, partent des rameaux pour les parties voisines. Dans le reste de son étendue, la neuvième paire donne des rameaux nombreux à tous les muscles de la partie antérieure et profonde du cou.

at

DE L'INTERCOSTAL — GRAND SYMPATHIQUE. 4 ( Trissplanchnique.)

Son étude ne peut êtré partagée en plusieurs sections ; elle doit , au contraire, se faire d’une manière vénérale et continue, Cest ce nerf qui fournit, selon Bichat , tous ceux de la vie organique , et qu’il considère comme n’ayant aueuns rapporis avec les nerfs du cerveau; mais indépendamment de ce que nous en avons dit plus haut, les expériences de M. le Gallois viennent de prouver que le grand sympathique tire son principe nerveux de la moelle épiniere, et semblent détruire les hypothèses de Bichat sur la différence des nerfs de la vie organique et de la vie animale.

Administration analomique.

Ce nerf est plus embarrassant par son étendue et ses nombreuses distributions, que par la difficulté de le bien préparer. En effet , la préparation et l’étade de la huitième et de la neuvième ont déjà familiarisé Pélève avec ce nérf, qui se porte à-peu-près aux mêmes parlies , et dans les mêmes directious que les premiers.

Le tri-splanchnique naît de la partie latérale et supérieure du cou , par une portion renflée, rougeâtre, qu’on appelle ganglion cervical supérieur. Ce ganglion se voit à la hauteur des premières vertèbres cervicales, sur lesquelles il est immédiatement apphqué, un peu au côté externe de l’artère earotide, uni très-souvent à la huitième et à la neuvième: par du tissu cellulaire, qu’on peut détruire en entier pour le mieux apercevoir. Quand on est par- # venu à le découvrir, il est facile de le poursuivre, parce que sa “ siluation ne change pas, et qu'il est comme collé aux parties sur lesquelles il se trouve. Il faut absolument s’aider de la description pour une très-grande quantité de filets donnés et reçus, qui , alter. palivement, vont à la huitième , à Ja neuvième, ainsi qu'aux ces-

peux plus bas

vicales, et qu’il faut bien ménager, pour entendre cogne chose à la distribution du tri- -Splanchnique.

Comme dans la préparation du grand sympathique, on n’a plus rien à ménager, on doit tout faire pour voir les filets supérieurs qui, du ganglion cervical, se portent au nerf vidien et à la sixième. 1l faut nécessairement, pour cela, briser les portions des os du crâne qui avoisinent de trou déchiré antérieur , et mettre à dé-

couvert l’ouverture elle-même, avec les précautions cependant

qu'exige un travail aussi minutieux. On n’a pas besoin de recommander de ménager les troncs du vidien et de la sixième paire, qui, une fois détruits, ne permettraient plus d’apercevoir les filets en question. | 3

I ne faut pas se décourager, lorsqu’arrivé à la préparation de la portion du tri-splanchnique, situé dans le ventre, ons’ap-

perçoit que ce nerf semble disparaître ; le retrouve toujours un

; mais il faut de la patience et un peu de tems.

: Parvenu au-dessous de la première côte, il s'enfonce profondément dans la poitrine, et s'applique sur les côtes à l'endroit de leur tubérosité. 1l faut soulever les poumons , le foie même , ainsi que les intestins , les porter du côté opposé où l’on étudie ce nerf,

mettre par conséquent à nu la cavité de la poitrine, ainsi que celte du bas-ventre, ensuite enlever une lame de la plèvre qui le recouvre immédiatement; et vers la quatrième, cinquième où sixième vertèbre , observer l’espèce de division de ce nerf en deux branches remarquables, dont l’une, plus grosse, se rend sur le corps des vertèbres , jusqu’à la hauteur de la dernière dorsale ,etse termine là en formant le ganglion semi-lunaire; Vautre, plus petit, Ya se terminer aux reins , sous le nom de petiz splanchnique. Après avoir examiné cette distribution , il faut revenir au ganglion semilunaire , le dégager du tissu cellulaire qui unit aux parties voisines , et pour le bien voir, tirer en sens contraire le foie, le paquet des intestins , ainsi que l’estomac; suivre avec précaution les rameaux nombreux fournis par ce ganglion; et qu’il est assez facile de poursuivre quand on à une légère connaissance de l’angéiologie, parce que ces rameaux nombreux forment autour des artères des principaux organes du bas-ventre, des espèces d’entre

DE L'ANATOMISTE. 519 lacemens connus sous le nom de plexus; il suffit doncde prendre les artères à leur naissance, et de les poursuivre jusque dans les orga nés où elles se distribuent, en ménageant les filets blancs qui les accompagnent , et qui sont fournis par ces plexus. C’est sur-tout à Porigine du tione cœliaque qu’il faut porter une attention rticulière , parce que les filets y sont très- FOR PE et que le reseau qu’ils forment, connu sous le nom de plexus soléaire,

Pi . ‘ Ë 3 semble donner naissance à tous les autres, qu’il faut alors pour-

suivre, aidé de la description.

Quand on a vu la distribution des deux splanchniques , on peut enlever tout ce qui est dans la poitrine etle bas-ventre, pour travai ler plus à son aise à la préparation de ce qui reste de l’intercostal; on le retrouve tantôt plus haut, tantôt plus bas ; alors il se rapproche de plus en plus de la colonne vertébrale , immédiate= ment appliqué sur Les os qui la forment ; on le poursuit ainsi jusque dans Île bassin, en usant des mêmes précautions que nous avons dit d’ob erver plus haut; enfin, il disparaît dans cette cavité osseuse, saus qu'on puisse dire au juste où il finit; mais dans la

préparation du tri-splanchnique, il ne faut pas se borner à ne faire

que ce qu’il serait nécessaire pour l’étudier d’une manière isolée,

et comme si ce nerf n'avait aucuns rapports avec les nerfs voisins, Ilena, au contraire, de continuels et de très-nombreux, depuis. son origine jusqu’à sa terminaison. fl ne faut donc pas quitter le grand sympathique sans voir le long de la colonne vertébrale les filets que jettent dans ce nerf les paires cervicales, dorsales, lombaires et sacrées , et qui, par leur union au grand sympathique ) donnent lieu à des renflemensconnus sous les noms de ganglions É dorsaux , lombaires et sacrés.

NERFS LE LA MOELLE DE L'ÉPINE. — CERVICAUX, — DORSAUX, == - LOMBAIRES ET SACRÉS.

Ce sont les nerfs les plus difficiles à préparer, sur-tout la premicre paire, qui demande beaucoup de patience, et même une

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