LK TH AIT D’IMON
Quand un mot se présenle avec deux traits d’union, comme dans ces plirases : vn-f-ü mieux?
■ — ira-t-on à In campafine? on rejette le t euphoni([ue à la lif^ne suivante, en divisant ainsi : irat-on — 1 t-il.
Dans la composition faite avec soin, il far.t mettre une espace d'un point de chaque côté du trait d'union, à moins que, par exception, l'espacement ne soit un obstacle.
Les abréviations ne sont pas admises à la fin des lignes, et moins encore la division de ces abréviations.
Lorsque des titres honorifiques ou respectueux, comme Sa Sainteté, Sa Hlajesté, Son Alle.sse, Son fixcellence. Monsieur, Madame, Mademoiselle, se présentent en abrégé à la fin d’une ligne, par exemple : S. S. — S. M. — S. A. — S. Exe. — M. — M""^' — M"% il faut absolument les reporter à la ligne suivante, fût-ce au prix d'un remaniement des lignes qui précèdent.
L'ne somme repi(‘senlé<! en cbitTres ne peut jamais étie divisée; elle ne doit pas non plus terminer la ligne sans être suivie des fractions de ce nombre s'il en ex'ste, ou de l'indication des objets que ce nombre représente, tels que : francs, centimes, mètres, litres, Lilonu'lres, etc. En cas d'impossibilité absolue, on lève parfois la difficulté en
ET LA DIVISION. il
mollant tout ou partie de la somme au long, c’est-à-dire eu toutes lettres.
S’il s’agit d’une date, on ne doit pas la séparer du mois qui la suit; l'exemple ci-dessous est donc fautif :
Chacun sait que la saison d’hiver commence le 21 décembre.
Il en est de même du millésime; exemple :
L’Imprimerie royale fut fondée et installée dans les billiments du Louvre par ordre de Louis XIII, en l’année 16 i 0 .
On ne termine jamais une ligne par le mot tome ou volume, s’il n’est suivi du chilTre numérique qui lui appartient : tome [.\.\I — volume [IV. De même, si l'indication est renversée, on no peut terminer la ligne ainsi : nous lisons dans le Vil® volume de V Encyclopédie.
Si la plupart de cos cas sont bons à éviter, disons toutefois que c'est à la condition qu’ils n'entraîneront pas des défauts plus choquants.
Il est désagréable de voir plusieurs lignes qui se suivent se tei miner par des mots divisés; aussi n’est-il pas permis d’en diviser plus de trois; les ouvriers soigneux cherchent même à ne pas atteindre ce nombre, qui n’est admis que dans les
LE TRAIT D’LNION
peliles jusllfications. Quand on ne peut l'éviter, il faut que les divisions einplojées soient toutes de la même force.
Quel que soit pourtant le mauvais effet produit par une succession de divisions, il ne faut pas lui sacrifier respacement; la ré-gularité de celui-ci est préférable, et il vaut mieuv admellre une division de plus que de tomber dans un espacement trop large ou trop serré.
Les divisions de mots à la fin des lignes ne sont pas tolérées dans les ouvrages soignés, à grandes justifications. La Bible, de rimprimerie impériale, la Touraine, 2® édition, de M. Maine, les Conles de Perrault, édition lletzel, les Èvanijilcs, de la librairie Ilacbellc, sont exempts de divisions à la fin des lignes. Le Manuel lyi) 0 (jrajihi(]uc de Brun, quoique de form.at in-18, n’en contient aucune.
La dernière ligne d'nn alinéa ne peut être formée d’un seul mot, s’il est court, et moins encore d’une fraction de mot. Cette ligne ne saurait non plus être composée uniiiuement d’un nom de nombre, ni, comme ici. d'une abréviation, ou d’un etc.
Les lignes qui terminent un alinéa par un trèspetit nombre de lettres sont d’un lAcheux elleî. Cependant certains ouvriers peu scrupuleux, au lieu d’éviter ces lignes malhonnêtes, auxquelles