‹ Manuel de l'apprenti compositeurChapitre 23 sur 57 · ET LA DIVISION · texte numérisé non relu

ET LA DIVISION

on a donné le nom de lignes à voleur, s'elTorcent de les produire. C'est un mauvais exemple qu’il faut se garder de suivre.

Quant aux nombreux emplois de la division comme Irait d'union proprement dit, c'est là une question tout orthographique, pour laquelle nous renvoyons au Dictionnaire de l’Académie, qui, dans la plupart des cas, doit être l'arhilre des dil'licultés.

Pour donner une idée du fâcheux effet que peuvent offrir l'irrégiilarité de l'espacemenl, la justilicalion vicieuse et la mauvaise division des mots, nous donnons ci-après une page où ces défauts sont réunis; en regard se trouve la même page, où ils ont été évités. La comparaison montrera combien un travail peut différer, selon qu’il a été négligé ou exécuté d’après les principes.

4i PAGE FAUTIVE.

Les roproclios, iiialgiT cp qu’ils oui souvent de cruel, sont une partie de la bonté ; ils ont leur place dans la vie des hommes qui cherchenl le bien. L’aini,le supérieur, lepérc oula mère, nous reprochent nos fautes pour nous exhorter à ne les plus commettre: ils ont en vue notre perfectionnement; ils nous conseillent de ne poursuivie la carrière qu'en prenant un meilleur chemin.

On pourrait dire aux enfants pour toute morale : Aimez bien votre mère.

Aimer samère, en e’ITet, c'est faire tout pour lacontenter, c’est vouloir tout |)Our lui plaire; et contenter sa mère , c'est ne rien penser, ne rien dire que le bien, ne rien aimer que le bon, n’admirer que le beau , n’entreprendre que l'utile ; c'est, en un mot, être parfait, car ce n’est pas trop pourraspirationd'unc mèreipie laperfcction de son enfant.

i\ous avons tous éprouvé le même sentiment intime; après avoir fait une bonne action, vaiir eu desdifticultés ourempoi téun triomphe, tous non nous sommes dit, dans la joie ou la fierté de notre cœur ; « Comme ma mère va être lieiireu se ! » Et la meilleure de toutes les récompenses a toujours ctéson baiser. Les enfants ne seraient pas bons parce qu'ils sont des enfants, qu'ils le

PAGE XOBMALE.

Les reproches, malgré ce qu’ils ont souvent de cruel, sont une partie de la honte; ils ont leur place dans la vie des hommes qui chenhent le bien. L'ami, le supcu’ieur, le père ou la mère, nous reprochent nos fautes pour nous exhorter à ne les plus commettre; ils ont en vue notre perfectionnement ; ils nous conseillent de ne poursuivre la carrière qu'en prenant un meilleur chemin.

On pourrait dire aux enfants pour toute morale : Aimez bien votre mère.

Aimer sa mère, en effet, c’est faire tout pour la contenter, c’est vouloir tout pour lui plaire; et contenter sa mère, c'est ne rien ])enser, ne rien dire que le bien, ne rien aimer que le bon, n’admirer (pie le beau, n’entreprendre que l'iilile; c’est, en un mot, être parfait, car ce n’est pas trop pour l’aspiration d’une mère que la perfection de son enfant.

Nous avons tous éprouvé le même sentiment intime; apres avoir fait une bonne action, xaincu des difficultés ou remporté un triomphe, fous nous nous sommes dit, dans la joie ou la fierté de notre cœur : <i Comme ma mère va être heureuse ! » Et la meilleure de toutes les récompenses a toujours été son baiser. Les enfants ne seraient pas bons parce qu’ils sont des enfants, qu’ils le deviendraient parce qu’ils aiment. Leur amour pour leur mère

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