‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 12 sur 58 · Le* cisailles d'établi, fig. 4» planche a, sou · texte numérisé non relu

Le* cisailles d'établi, fig. 4» planche a, sou

si l'ahmuhibh. 7^

semblables aux précédentes, à cette différence près , qu'appelées àconper des tôles plus épaisses, elles sont plus robustes encore, et que l'effort des deux mains, joint à Temploi de tout le poids du corps de Tourner, peut être mis eu jeu pour la production de tout leur effet. On les nomme cisailles d'établi, parce qu'elles sont fixées sur l'établi au moyen du coude m qu'on fait entrer dans un trou pratiqué sur la table et proche d'un des bords, de manière que le corps delà cisaille sorte en dehors. Ainsi maintenue, les deux mains a la fois peuvent appuyer sur la branche supérieure b qui est mobile, et, pour qu'on ne soit point exposé à se pincer les doigts, on fait également un coude à cette branche supérieure , à moins qu'elle ne se prolonge , comme cela a lieu assez souvent au-delà de la branche fixe» Dans ce cas, on met une poignée en bois au bout de cette branche mobile. On conçoit que plus elle est longue , plus on a de force, le levier étant plus long. Si un seul homme fait mouvoir cet outil il tient Ta

Ïilajiche à diviser dans l'une de ses mains et pèse sur a branche avec l'autre en jetant son corps de ce côté et ajoutant tout son poids à sa force.

Les rosetiers.

101. On nomme ainsi de 'petits outils à l'aide .desquels on fait des rosettes -ou yeux qui -ne sont autre» que ces petits disques de métal, percés d'un trou au centre qui' servent à river les deux bouts; d'une gou-

Îille , d'où ils prennent quelquefois le nom de riv'urei. 1 y a des roseliers de formes diverses, selon que le» rosettes doivent être rondes, carrées, plates ou bom*> béefi. l*a figure 1", planche 9, représente le rosetier le plus ordinaire : c'est un cylindre" d'acier trempé coupé vif par. sa partie inférieure. Si les rosettes doivent être bombées,' l'intérieur de l'angle est creux, arrondi; si elles doivent être plates, cet angle est plat. Au milieu de ce cylindre est réservé un autre petit cylindre a également coupé vif et droit par le bout : c est ce petit cylindre qui fait le trou central par lequel passe la goupille.

Pour se servir de ce rosettier, on a une calotte/" plomb de vingt ou trente livres», pins ou moins, v

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la force du rosetier. On pose la feuille métallique sur cette calotte, te rosetier sur ia feuille, et on donne sur cet outil , tenu dans une position verticale, on coap sec d'an marteau de moyenne force. La rosette s'enlève de la feuille de métal, et revient arec le rosetier, si le petit cylindre « est bien fait , sinon elle reste dans la masse de plomb et il est assez difficile de l'en retirer ; néanmoins , c'est une besogne qui Ta vite , et une feuille est promptement criblée ; ('art consiste à placer les trous de manière à perdre le moins possible de métal.

103. C'est par un procédé analogue qu'on enlève les écussons, et antres ornemens dont on décore les manches des couteaux de chasse, l'outil prend alors le nom d'crnporte-pièct , ou détoupoir.

io3. Quand on veut incruster lés* rosettes ou écussoos de manière à ce qu'ils ne fassent point saillie sur les manches % tm donne un coup du rosetier ou de remporte-pièce à l'endroit où l'on doit les placer , et il se forme alors une empreinte assez profonde pour les recevoir et d'autant plus exacte que c'est l'outil même qui a produit la pièce qui fait l'encastrement.

io4* 11 y a encore d'autres rosetiers dont l'effet est peut-être encore plus prompt. C'est celui représenté 2g. a, pi. a ; on le met par sa partie carrée a dans le touret dont nous avens parlé ci-dessus (72), on fait mouvoir l'archet de la main gauche , de la droite on tient la feuille de métal appuyée sur une planche de hêtre : On la présente à la pointe b qui est au centre de rotation et qui fait de suite le trou central de la rosette. Le bédane c, qui peut être fait en fermoir, si Ton ▼eut Caire un chanfrein à la rosette, atteint sur-lechamp la feuille , cerne, coupe et détache le morceau oui reste après l'outil. Un coup d'archet suffit ; il fait faire ordinairement six tours. Assez souvent la rosette reste entre les pointes, on ia fait tomber avec le petit doigt , ou bien , lorsque les deux pointes sont longues , il s'amasse deux outrois rosettes sur l'outil ; maïs, d'ordinaire, lorsqu'il est bien fait, elles tombent d'ellesmêmes. Le talent consiste également dans cette méthode , comme dans l'autre , a disposer les trous de manière a tirer le plus possible d'yeux du même morceau

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de métal. Quand onal'habitude de faire manoeuvrer ce rosettier, il va plus promptement que l'autre, et n'est pas d'une façon aussi difficile , se répare phis aisément lorsque l'usage l'a détérioré ; le premier est cependant plus usuel et le plus communément employé.

io5. Indépendamment de ces outils dont nous pourrions encore étendre la nomenclature , il en est une infinité d'autres qui servent rarement ou qui servent à. un armurier , sans qu'un autre les ait adoptés ;• nous ne ppuvons les faire connaître tous. On conçoit qu'ils doivent être en grand nombre dan» une profession où, le fer, l'acier,* le cuivre, le plomb, le platine, le bois, l'ivoire, la corne, la baleine, etc. etc., sont mis en usage , dans une profession dont les produits sont tellement variés qu*U serait impossible de les comprendre tous. Si Ton s'arrête devant l'étalage d'un armurier renommé , on se persuadera facilement que plusieurs professions ont concouru à la production de cette grande quantité d'objets précieux qui sont étalés aux regards de l'amateur. Nous avons donc du nous tracer un cercle bore duquel il ne nous fût pas permis de nous étendre. En décrivant d*ailljêur*.cna* cun des procédés nouveaux et consignés dans nos recueils industriels, nous aurons encore à parler d'un grand nombre d'ustensiles et de machines-outils. Quant aux tours et à la grande série d'outils qui les accompagnent, nous renvoyons aux Manuels déjà cités, et nous nous cou tentons, pour le moment, de reproduire comme spécialités les figures ci-après de quelques moyens de faire» peu usités de .nos jours; "et cela par' pure déférence pour l'Encyclopédie qui les a données.

106. Fig. 5 , tenailles en bois , Servant & plusieurs usages ; on peut les mettre dans l'étau à pied ou s'en servir à la main , elles servent aussi au travail des buffléteries.

107. Fig. 6, 7, 8, «basse-pommeaux en bois, îos. Fig. 9, bloc de corps, garni de son é trier et

de sa brochette» '

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