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DE l'aIMVIIII.
S'il nous était permis de faire nos observations sur
nn sujet qui est définitivement convenu et arrêté', nous dirions que le chiffre des soies de ce tableau nous semble en général trop élevé ; il devrait , à notre avis . varier entre i4o et 160 , et jamais au-dessus ni audessous ; quant aux épaisseurs , le chiffre en est évidemment trop élevé ; mais que pourrions-nous dire sur des états arrêtés et journellement mis en pratique : il y a sans doute dans Inexécution quelque nécessité qui nous est inconnue et qui force d'en agir ainsi.
toy. Les lames de sabre affectent diverses formes relativement au profil de leur coupe transversale ; le nombre de ces profils n'est pas aussi considérable que ' celui des éoées , mais il serait possible cependant d en recueillir de même une assez grande quantité. Noos ne croyons pas. utile de faire connaître ces écarts de la mqde : ces aberrations du goût , la plupart de ces gorges > de ces sinus , de ces doue i nés , ne servaient à autre chose qu'a interrompre le poli et a devenir des réceptacles à crasse, à rouille et à poussière. L'évidagn qu'on fait maintenant aux. lames, est assex bien entendu , il suffit pour conserver de l'épaisseur en diminuant la pesanteur ; il a encore cet avantage que l'mgui sage ou affûtage est plus facile : un sabre à lame pleine, comme celle des bruntêl* , est très-long à é moudre , parce qu'il faut atteindre toute la largeur de la lame , sinon on fait des tàillans courts et ronds qui s'émoussent prompfement et qu'il faut remoudre souvent ; quant à la petite cannelure qui suit le dos de chaque côté , elle n'a d'autre but que d'ôter de là pesanteur à la lame et d «jouter au brillant du poli
? ni est toujours éclatant dans les canne lureé. Les fig. 9, 5o, 5i v sont des coupes transversales de lames de sabre : la première est la plus belle et la meilleure , la dernière est peu usitée et offre peu d'avantage ; celle fig, 5o est adoptée pour les sabres de fatigue qui ne servent pas seulement comme «me ; le dos massif est moins sujet à se déformer » si l'on frappe dessus avec un corps dur. '
i38. Lestâmes de sabre sont forgées en acier x la soie seule et son amorce sont en fer ; quant à la nature de l'acier employé, il est bienadfmcile de le dét*
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miner, puisqu'on peut se servir de tout acier ; quelques personnes- prétendent que les sabres d'ordonnance sont faits avec de l'acier de forge : les renscigneinens que nous avons pris à cet égard ne nous ont rien fourni de décisif; les sabres d Allemagne sont faits avec de l'acier de Styrie , qui est de l'acier* de forge ; néanmoins on fait une grande quantité de sabres avec l'acier de cémentation ; à klingenthal , près Strasbourg , on employait de l'acier de Nassau- Siegen. Je ne sais si nos fabriques ne fournissent pas maintenant cette matière à notre industrie , mais cela devrait être , nous avons des aciers qerveux et fi us qui géraient très-bons pour cette fabrication.
139. La forge qui sert à la fabrication des lames peut avoir un mètre et, demi en carré , et est élevée de sept décimètres ; on fait un trou à Pâtre , près de la tuyère , pour y passer les la nies» Le soufflet est de moyenne force, et lé feu est alimenté avec du chai bon de bois ou bien avec de, la houille grasse de première qualité, ne contenant point de pyrites. Son enclume peut peser, de i5o à 160 kilog. , sur la table de cette enclume est pratiquée jme coulisse à queue destinée à recevoir les étampes. Dans quelques forges on a des rouleaux d'acier, qui se placent, dans une canelure semi-circulaire pratiquée sur la table, de l'enclume ; ces rouleaux servent à é vider les lames qu'on frappe alors avec chasses arrondies. Ce travail ne dispense pas de passer par les étampes; mais c'est une préparation qui facilite beaucoup l'emploi de ces dernières. Les marteaux dont se servent les frappeurs devant pèsent, savoir : la masse8ki}og., et le marteau 5 , les manches sont très-courts ; le marteau du maître ne pèse que 2 kilog.
i4o. A proximité de la forge et de l'enclume doit être placé l'étau à chaud dont nous avons parlé plus haut (58, § dernier J , cet étàu à chaud est quelquefois attaché après le billot même de l'enclume , d'autrefois il tient après un billot particulier scellé en terre; au milieu des mâchoires se trouvent deux échancrureg verticales et semi-circulaires dont la réunion, lorsque Péta il est fermé , forme un trou circulaire dans lequel on peut saisir les fer&jronds qu'il s'agit de refouler par un bout.
DB l'aBMVIIBI. loi
Le forgenr de lames doit aussi avoir un tas (1 1 , S 8) du poids de a5 à 3o kilog. ; il a de plus besoin de divers accessoires de la forge, tels que pinces, calibres, etc. (10 et suivans), et en outre, de deux marteaux a main dont un à panne tranchante pour refouler à froid la matière du dos de la lame, et l'autre en forme d'arc à deux têtes pour refouler l'arête au talon. La consommation de charbon d'un forgeur de sabres est, par' jour, d'environ 36 kilog. , l'usage est que ce soit toujours le compagnon qui gouverne le. feu et qui porte les pièces «u maître sur l'enclume. 11 met. toujours deux I an es au feu, dont l'une près et au-dessus du vent et l'autre prête iuremplacer la première. On se sert ordinairement d'acier trois marques ; l'affinerie le fournit sous l'échantillon de trois centimètres et demi sur deux environ ( i5 à *6 lig. sur 8 ou 9 ) , le martineiir l'étiré et forme la maquette aux dimensions que le forgeur indique, suivant le genre de sabre qu'il veut fabriquer.. Qn donne pour règle ' générale que la longueur et la- largeur de la maquette doivent être des deux tiers de celle de la laine, et
* qu'au contraire leur épaisseur doit être Une ibis et demie plus grande. • * %
L'échantillon du fer pour les soies est de a a à a3 millimètres sur i3 à i4 : c'est avec ce fer qu'on forme ce qu'on appelle te[ pliait. Le bout- nécessaire à une soie étant détaché de la barre, un le plie en deux sous la forme d'un V, entre les branches duquel^ on soude le gros bout de la maquette. Le nombre de fols qu'il faut chauffer chaque espèce de lame pour termine» sa fabrication diffère beaucoup dé l'une à l'autre; mais, on ne met jamais au feu deux fois de suite la même lame. En général voici comment on peut classer les opérations successive! :' i* étirer la maquette ; a° souder la maquette au. plions 3° distribuer la matière de part et d'autre de la ligne du milieu de la. lame; 4° former entre dçs étampes les pans creux; 5° former le tranchant et donner la cambrure ; 6* enfin, forger la soie. Chacune de ces opérations se fait par des procédés méthodiques dont le résultat est certain , mais dont il serait peut-être inutile de gros*»
, lir cet ouvrage.
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i4i. La trempe des laines de sabre est une opération qui ne 3e fait vite et convenablement que dans les fabriques et par des hommes spécialement occupés de cette besogne. Le trempeur doit avoir un fourneau alimenté de charbon de bois de hêtre avec un soufflet de moyenne force et dont la tuyère est proportionnellement plus grande que celle employée pour la forge, parce qu'ici il s'agit moins de produire un feu vif qu'un feu volumineux et embrassant une plus grande surface. Nous disons du charbon de hêtre, parce qu'il est plus ordinaiiement employé ; mais celui' de chêne, d'orme v et de tout autre bois , pourvu qu'il soit sec , sonore , léger , non pulvérulent, et qu'il ait en un anot tous les caractères auxquels on reconnaît le bon charbon , peut lui être substitué sans inconvénient. Le charbon de terre chauffe trop vivement et esf sujet à brûler les pièces dans les taillans et autres endroits minces. Il faut 'au trempeur, à côté de son feu, entre la fenêtre et lui, une auge dont les dimensions doivent être proportionnées au grand nombre de pièces qu'il a à tremper ; on doit faire attention que l'eau s'échauffe considérablement pendant cette opération et que la trempe reçoit alors des modifications impor-
/ tantes. Quand l'eau est très-froide , on peut moins chauffer J'acier , et c'est un avantage ; quand l'eau est échauffée , il faut que le fer soit plus chaud lors de l'immersion , sans toutefois -que de degré de chaleur palse jamais le rouge clair , nuance qui donne ordinairement trop d'aigreur à l'acier y. surtout s'il est de bonne qualité. .
. i4a. L'atelier du trempeur doit être situé au nord : les rayons du soleil l'empêcheraient de saisir la nuance favorable à la trempe. .Son jour ne doit être ni brillant, ni trop sombre, m a Inégal et modéré. Cet atelier doit en, outre être garni d'une enclume bien dressée , de marteaux à panne et autres ustensiles , tels que
, pinces , tisonniers, etc. ; l'enclume sert à redresser les pièces qui ont voilé à la trempe ; c'est un défaut que le plus habile trempeur rie peut entièrement éviter. Il peut bien le prévenir dans un grand nombre de cas, en chauffant bien également son fer ; mais il ne peut faire que l'acier ne soit point plus resserré ,
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s plus compacte dans certains endroits que dan» d'autres : ce qui est encore une raison pour que les pièces prennent du gauche ; or, on sait que l'acier peut en* core % pendant une ou deux minutes après la trempe» être travaillé, si toutefois on agit avec habileté et précaution. On redresse alors les pièces, soit en le» prenant entre les mâchoires d'un étan, lorsque le gauche est peu sensible , soit en les frappant à petits coups répétés du côté concave avec la panne d'un marteau. Dans le premier cas , il ne faut tourner la vis de l'étau qu'avec beaucoup de précaution et petit à petit; ç!ans le second) il faut frapper doucement et avec persévérance et discernement ; cette opération , qu on fait toujours mal les premières fois , s'apprend promptement.
i4&- Four parer aux inconvéniens que présente l'immersion immédiate, le trempeur se sert des écailles d'acier brûlé qui se détachent de toute pièce bien trempée et qui tombent au fond de l'eau. Tous les ouvriers savent que l'acier trempé x dépouille ou découvre, c'est-à-dire que la partie oxidée par le ien quitte l'acier lors de la trempe qui prend alors une couleur-gris blanc : plus-la dépouille est blanche plus l'acier est dur. Les paillettes tombent d'elles-mêmes, lors d'une bonne trempe et lorsque l'acier est de, bonne qualité : elles se détachent plus ■ tard et partiellement , lorsque la trempe est' moins forte ; enfin . la couche bleuâtre reste quelquefois adhérente , cesqui est d'un mauvais présage relativement à la qualité de l'acier et dénote toujours une trempe faible. Les écailles qui se détachent de. l'aCier lors de la trempe servent , ainsi que nous le disions tout-à-l'heure , à modérer la trop grande vivacité de la trempe ; tout autre corps divisé et huiriide produirait le même effet , le i'raisil , le mâchefer pilé , etc. ; majs , comme le trempeur a l'écaillé d'acier en abondance , il s'en sert pour cette Opération , et beaucoup oVouvriers prétendent que cette matière doit être employée de. préférence à toute antre. Voici comment le trempeur en fait usage.
Avant de mettre là' lamé au feu , il prend , an fond de l'aûge , trois ou quatre poignées d écailles d'acier qu'il entasse sur un coin de la forgé, à proximité du
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feu , mais pas assez proche pour que la chaleur puisse faire évaporer l'eau qu'elle entraîne après elle. Il met alors le fer au feu et le promène sur Vendroit animé jusqu'à ce qu'il soit également chaud partout où il 4oit être trempé , ce qui se reconnaît à l'égalité de la couleur. Lorsque la lame du sabre est dans cet état , il la retire du feu et la passe sous les écailles d'acier, d'abord une première fois en commençant par la pointe et continuant jusqu'à quatre ou cinq pouces de la base et la retirant' ensuite à lui dans la même position. Comme le chanfrein et le biseau du bout de la lame sont forts sujets à se d&jeier à la trempe , s'ils sont plongé s très-chauds , il l*s fait passer une on deux fois 'de plus dans les tas d'écaillés, mais tréspromptement pour ne pas k'/:ser refroidir le cœur de la lame : il la plonge aloi a par le dos, en commençant par la base. Les lames à deux tranchant sont maintenues daiis une position verticale. 1>e mouvement de l'immersion ne doit être ni lent, ni. accéléré ; l'un et l'autre produirait yne trempe molle par. des motifs analogues , mais qu'il serait trop long de reproduire
On reconnaît que la lame est bien trempée, si la dépouille ou découverte est bijun faite , si le blanc est égal:
i44* Les pièces ainsi trempées seraient trop dures , l'acier n'aurait aucune ténacité , il se briserait comme umverre ; pour lui donner du liant , de l'élasticité, on est obligé de lui ôter de sa dureté ,ce à quoi on parvient en le chauffant de nouveau /mais moins que la première fois : cette seconde opération se nomme communément recuit ', expression qui s'applique également à la remise au feu des fers forgés qui seraient trop durs pour être limés; c'est ce qui fait qu'un grand nombre d'ouvriers ont adopté l'expression de revenir,
3ui est plus juste, et que nous avons également adoptée ans nos' ouvrages. On fait revenir les lames longues en deux fois ou à deux feux, en laissant entre eux un intervalë qui ne touche pas au charbon ; dans ce cas. le recuit se fait par communication de là chaleur.
On distingue plusieurs degrés de recuit qui sont déterminés par les couleurs que l'acier, trempé et en-
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suite avivé avec nn grès, .prend au feu. L'acier revenu couleur d'eau est encore trop cassant; revenu couleur
{>aille , il commence à être propre à plusieurs usages : es outils destinés à couper le fer sont ramenés à cette couleur; revenus rouge d'or, ils sont encore ass« z durs pour couper le fer , s'ils sont d'acier fondu , mais n'ont encore, aucune flexibilité ; revenus gorge de pigeon*', c'est l'instant où le bleu envahit le rouge , ils sont flexibles, si l'acier est de tasse qualité m r revenus bleu foncé, ils sont flexibles, quelle que soit la qualité de l'acier ; revenus bleu clair, c'est le recuit des ressorts passé lequel l'acier est tout-à-fait détrempé et n'a plus ni dureté, nt élasticité autre que celle qu'il doit à sou état naturel auquel il est revenu ; tout effet de la trempe ayant cessé, on fait revenir les sabres au recuit bleu : lorsque la lame est parvenue a cette couleur, on la plonge promptement dans l'eau pour l'y fixer. Les personnes peu familiarisées avec cette opération y parviendront sûrement en faisant chauffer rouge-brun un barreau de fer sur lequel elles mettront la lame à faire revenir, en la changeant de côté jusqu'à ce qu'elle ait pris une couleur uniforme : elles n'auront alors qu'à tourner le barreau, et h lame tombera dans l'auge au-dessus de laquelle l'une et l'autre seront tenues.
i45. Après la trempe des lames, et lorsqu'elles sont revenues à leur couleur , il ne s'agit, plus que de leur donner* un affût préparatoire , de les polir et enfin dç les brunir. Nous disons un affût préparatoire , parce que le fit ne se donne' pas en fabrique , on piépare seulement les taillans en inclinant les biseaux et les tirant çle longueur : ces diverses opérations se font à l'aide de meules. Nous devons entrer dans quelques détails sur ces trois dernières opérations de la fabrication des lames de sabre , parce qu'elles sont com r m unes à toutes les autres fabrications de cette espèce, épées , poignards , baïonnettes , fers de lance , etc. v Les ngt 5 2-^-61 de la planche a. sont consacrées à l'explication des procédés employés à cet égard ; soit a, fig. 5a, représentant l'élévation d'un appareil d'ai,guiserie, avec ses po lissoir s et ses brunissoirs., la grande roue motrice intérieure correspondant par son arbre b
avec une roue à angets ou tout aotre moteur extérieur. Cette roue , dont le diamètre est indéterminé , pourra être placée en haut , en bas , à volonté : nous l'avons dessinée de manière à occuper le moins de place poscible sur notre planche. Assez, souvent elle est en bai et ne communique qu'avec un seul rayon de poulie situé au-dessus d'elle ; c'est de ce premier rayon que partent les autres par des embrancbcmens analogues à ceux dont nous allons parler : celte roue a peut être à rainure angulaire comme les poulies de tour ; elie peut être plate , si on emploie une courroie en cuir plat , ainsi que nous l'avons indiquée en c faisant mouvoir la poulie d chef de rayon. Si on la fait à ' gorge angulaire , on mettra dessus la corde croisée e faisant mouvoir les poulies chefs de rayon ft g : il est de principe, et cela est très-commode, démettre une poulie folle à côté de chacune des poulies chefs de rayon ; lorsqu'on veut faire cesser le mouvement d'un rayon, on fait tomber la eorde sur la poulie folle. Si l'on voulait que le mouvement de rotation des rayons rf, /*, g et autres qui pourraient être ajoutés, fussent tous clans le même sens que le mouvement de la roue motrice a, circonstance que la situation des localités pourrait rendre nécessaire , on ne* croiserait pas. la corde aut points ee, on se contenterait de former dans cet endroit deux étranglemens au moyen de petites poulies, et alors où pourrait employer la lanière en cuir qui est toujours préférable aux cordes , en ce qu'elle dure plus long-tems, qu'elle serre davantage et tombe plus aisément sur les poulies folles. On conçoit, d'après ce qui vient d'être dit,, que la disposition donnée dans la fiç. 5a peut avoir lieu, mais n'est nullement obligatoire. • '
Les fig. 53 — 57 sont le plan de' l'ensemble de l'ap-
Ïiareil ; la poulie g , fig. 53 , fait tourner l'arbre h sur equel sont montées les meules en. bois 1 , a , 5, 4 > 5 : le nombre de ces meules est illimité. Leur rapprochement l'une de l'autre dépend de la longueur des pièces a aiguiser ou à polir en travers : il doit se trouver entre chaque meule un espace au moins^aussi grand que la longueur de la plu 6 grande de ces pièces. On ^remarquera que la rapidité des roues ou meules mon*
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tt'-es sur le rayon g est en rapport avec la grandeur du, diamètre de la poulie 5 relativement à la grande roue a; que ces meules sont entre elles plus rapides, selon que leur diamètre est plus grand , la meule 4 tournant moins vite que celle 5 qui est plus grande, et que là vitesse de la révolution de leur arbre A est d'autant plus grande que la poulie g est plus petite que lea poulies chefs-rayons /'et d. On pourra donc , a après ci's données , accélérer ou retarder à volonté sa rotation. On l'accélérera, si on fait la poulie chef -rayon g plus petite qu'elle ne Test et si l'on fait la meule n* 5 plus grande encore. Nous dirons, dans un instant , comment il serait possible de décupler, de centupler cette vitesse au moyen d'un ou plusieurs embranchemens. La meule n° i cr ,' rayon g , est faîte en noyer r on répand de l'huile sur la tranche , et on y met de i'émeri plus ou moins fin, selon le poli qu'il s'agit d'obtenir : cette poulie est représentée ronde sur son champ, c'est celle qu'on emploie pour potir les cannelures. La courbure de ce champ n'est pas toujours arfiti aire , elle est d'abord déterminée par la largeur es cannelures et le polisseur doit en avoir de toutes les grandeurs : quand il s'agit de polir des coquilles ou autres parties des poignées qui présentent des portions de sphère creuse, il faut que la courbe du champ soit la même que celle du périmètre de la meule , c'està dire que, pour avoir ces sortes de meules régulières, il faut les prendre dans des sphères pleines tournées
{)arfaitement rondes, en les sciant de chaque côté de 'équateur et à égale distance : une sphère ne pouvant fournir qu'une meule , les deux, calottes qui en sortent étant parfaitement égales , ces sortes de meules don* nent un résultat bien supérieur à celui des meules dont, la courbe du champ est arbitraire ; le n° a est une meule à gorge ou en poulie, elle sert à polir les parties rondes et les .parties caillantes demi-rond ; le n° 3 est un listel , AL sert à atteindre dans les plats enfoncé» dits plal^osn^es ; le n° 4 sert aux mêmes usages sur des plates-bandes plus larges ; le n° 5 va fouiller dans des angles rentrant ; il en est de mente des profils des meules montées sur les arbres, fig. 54 et 57^ Hou» avons parlé 4e§ $wbrajMbej&ejuV au mojenf