‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 18 sur 58 · U8 MA HU EL · texte numérisé non relu

U8 MA HU EL

desquels on augmenter à volonté la vitesse de la rotation, nons eu donnons un exemple, fig. 54 et Sj ; l'arbre de ce dernier rayon de meules en bois n'est pas mû immédiatement pat* la roue motrice a, il reçoit son mouvement d'une grande poulie « qu'on place momentanément sur l'arbre du rayon 54—/", et qui met en mouvement, au moyen d'une corde sans fin, une petite poulie j montée sur l'arbre du rayop^fig. 57, qui tourne sur un bâtis qui lui est propre. On conçoit que les meules qui seront montées sur ce dernier arbre tourneront très-rapidement et que leur rapidité sera encore augmentée suivant la grandeur de, leur diamètre ; nous indiquons encore en À, fig. 56 — d, un autre embranchement qui pourrait servir à mettre en mouvement d* autres rayons placés a droite. Autant pourrait-on en faire à gauche sur l'arbre 53— #, et ainsi de suite sans une autre limite que celle des forces du moteur.

La figure 56 — d représente l'arbre sur lequel sont montées les meures en grès, servant à aiguiser les lames. Nous avons représenté à part vue sur une plus grande échelle, fig. 58, une de ces meules en grès ave£ le bâtis , fig. 5o , qu'on établit à sa portée et sur lequel se place l'aiguiseur : il est couché à plat ventre sur la planche a , ses deux bras «ont pendans , il promène la lame de sabre en long sur la meule , qui , quelquefois , plonge dans l'eau par le bas , et d'autres fois est arrosée par une gouttière b suspendue au-dessus ; quant aux polisseurs, ils sont assis devant ces meules.

Lé polisseur est souvent obligé de changer ses meules a émeri : pour que cette opération, puisse se faire promptement , il ne faut pas que les arbres h , fig. 53, 54, 56, soient, d'une seule pièce, ils ont une brisure à l'endroit de chaque meule. La fig. 61 représente une de ces brisures. Lorsqu'il veut changer de meule, il fait passer la courroie sans fin sur lajpoulie folle , il dévisse le tourillon a, fig. 61 , ôte sa meule dessus le earré b et la remplace par une autre et fajftfentrer la vis a dans son écrou ; les deux embases ca servent à maintenir la meule, et , comme la vis a est longue et que le carré b est très-court, les meules , quoique d'épaisseur différente, s'y trouvent assujetties ; les collets f de l'arbre ayant de h longueur, cette opération est

DE l'àHMORIEH. IO9

proraptement faite : on tourne seulement le premier ii Jet de la vis a > et , lorsque la lanière engrène sur la poulie, elle visse et serre en même teins. La fig. 60 représente une autre manière de mettre les meules : chaque meute a son bout d'arbre sur lequel elle est fixée au moyen d'un contre-éçrou a ; le carré h s'engage- d'un côjé .dans l'arbre principal , tandis que la vis c entre de l'autre côté dans un écrou pratiqué dans l'arbre même.

Les meules servant à polir sont garnies d'émeri de grains divers et de pierre du levant broyée ; les meules à brunir sont enduites de charbon de bois blanc 9 de rouge (T Angleterre ; il y a aussi des brunissoirs d'acier trempé , d agate et de pierre sanguine ; le poli noir s'obtient en croisant les traits et en finissant le poli suivant la longueur des lames : celles qui sont polies en travers sont jnoins belles. .

i46. Quant à la fabrication des poignées ,- nous n'entrerons pasrdans de grands détails suc ce qui la concerne. Pour les sabres d'ordonnance*, toutes les poignées, si elles sont en Cuivre , sont fondues sur le même modèle : l'armurier les achète toutes préparées, £t le travail de cette préparation , qui est tout de lime et de ciselet , se fait nors de chez lui. Les poignées en 1er sont forgées, trempées et limées dans des ateliers spécialement destinés à cette fabrication : l'armurier les trouve toujours toutes faites ? il ne s'occupe que de l'ajustage et de la pose de la soie dans ces poignées : c'est une opération très-simple sur laquelle il n'y a rien d'important à consigner , ce, qui suit devant éclairer suffisamment; la pratique.

147. N'ous ne parlerons pas également, et par la m Ouïe raison * delà confection des. fourreaux d'épées, de sabres et de bayonnettes ; nous donnons, fig. 54, la forme des bouts en cuivre qui terminent les fourreaux de sabre , fig. 55 , la garniture en cuivré qui forme l'entrée de ce~ même fourreau, ^et enfin, fig. 56, la forme du bout'd'un fourreau en fer : ce bout est garni d'une arrête en fer nommé dard, qui garantit le fourreau-lorsque le sabre traîne- à terre. Voici d'ailleurs les qualités qui constituent un sabre .bien monté et qu'on doit exiger scrupuleusement :

Page 1