‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 29 sur 58 · L'épreuve des canons des fusils de chasse est · texte numérisé non relu

L'épreuve des canons des fusils de chasse est

DB L*AB1TCTRIBK» 2CQ>

Jk-pe*près la même que celle des fusils de munition, \^fcoy a °4)» La charge d'épreuve est d'une demiooce de poudre et d'une balle : cette épreuve es* renouvelée avec une charge moins forte, parce Que la première charge a pu disjoindre Jes molécules du fer sans le faire éclater, et qu'alors il se brise à la seconde épreuve. Les canons fabriqués à Paris sont essayés avec deux gros ou deux gros et demi de poudre et deux onces ou deux onces et demie de plomb ; on éprouve une seconde fois avec la même charge et ces deux épreuves sont suffisantes»

Il y a bien quelques abus dans tes surcharges d'épreuves, car elles peu vent, altérer un bon- canon qui crèvera ensuite dans les. mains çlu chasseur et qui n'aurait pas crevé-, s'il n'avait pas été fatigué par J épreuye ; mais' il p'y à pas* jusqu'à présent , d'autrls moyens d'épreuve , et ,.erii attendant que l'industrie ep découvre quelque autre, force est bien de se servir du> seul moyen connu. %

Quant a l'épreuve de la portée, elle se fait en chargeant le canûn dans les justes proportion^ : ces justes proportions sont- celles que r* usage a fait^connaître ; c'est un gros ou (oui au phi s un gros et demi de poudre de bonne qualité et une once, ou une once-un quart, de plomb/ sauf à augmenter ce poids du plomb du quart en sus', lorsqu'on emploie du n* 2. °u autre, grosplomb. On bourre avec un papier brouillard fin et roulé entre, le s doigts, eri faisant en sorte qu'il bouche; bien le canon et forme une bourre égale. Le fusil ainsi chargé, on fixe une feuille de papier ordinaire sur uneplanche de sapin de sixligpes d'épaisseur et Ton tireà quarante pas de distance. Si le fusil porte bien , on doit placer dans le papier les deux tiers du nombre des* grains dont se- compose- la charge ; ces grains doivent percer la planche, Le plomb doit bien garnir et ne doit point faire bouquet, ce qui est un mauvais signe.

9.35. Le point de mire des fusils de chasse, n'est point o'isposé cQjrrme celui des fusils ordinaires ; il est situé* sur la bande -qui unit les deux canons; à cet effet, ils doivent être bien exactement parallèles, et. l'un ne doit pas être plus élevé que l'autre. ,On dit*

%ue les canons sont brides lorsqu'ils sont trop serri

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pardevant et cela nuit a la justesse du tir; poor Rassurer si les deux canons sont parfaitement- sur une même* ligne horisontale , on place sur les deux culasses ane règle bien dressée et une autre sur l'extrémité des canons; en mettant l'arme en joue, on s'aperçoit facilement de la moindre différence qui peut exister, parce que* alors, les règles 6e croisent plus ou moins, aelon que la différence Est pins ou moins grande. 11 faut de l'habitude pour tirer Juste arec la mire ordinaire , c'est pourquoi on a fait des fusils à batufe relevée ; cette construction empêche de tirer trop bas ; les Turc» ont quelque chose d'analogue dans le bourrelet ou anneau qu'ils soudent à la bouche' de leurs fusils : on conçoit en effet que y le canon étant droit à Intérieur et incliné à l'extérieur , tes lignes ne sont plus en rapport , et .que l'on tirera certainement plus Cas que le but, si l'on dirige suivant la ligne extérieure qui est inclinée de toute la différence qui "existe entre l'épaisseur du tonnerre et celle de la bouche du canon. Le relevé de la bande doit compenser cette différence , et alors la ligne du tir est la même que celle de la direction de 1 intérieur du canon.

2ù6: L»4f latine du fusil de chasse ordinaire ne dif* fere en rien, quant au mécanisme, en général, de celle des fusils de munition : les seules différences qu'on y peut remarquer sont dans les dimensions et dans les formes des pièces qui «ont plus ornées , plus légères , plus ouvragées. Nous donnons*, fig, 4, une platine ordinaire vue à l'extérieur, et, fig. y, la même platine vueii l'intérieur. On remarquera en a de cette dernière figure que la griffe du grand ressort ne porte pas immédiatement sur la grflfe de la noix , mais qu'elle appuie sur une chaînette fixée après Ta noix. 11 existe encore une autre différence que nous ne ferons qu'indiquer et sur laquelle nous n'insisterons pas , c'est la petite roulette qu'pn adapte, soit sur, l'extrémité du ressort de batterie , à l'endroit du frottement , soit an J>out du talpn de la batterie, à l'endroit t>ù il pèse sur lerrssort de batterie : par ce moyen, on évite le dur du frottement ,' et le bassinet découvre mieux ; mais ce dur, celte résistance, -est utile pour que le choc soit plus violent et qu'il y ait suffisante production d'étia-

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celles ; ainsi donc, on devra donner an ressort pins de force pour compenser la facilité que le jeu de la roulette donne au mouvement ; et a ailleurs, le système de l'emploi des poudres fulminantes, qui paraît devoir être généralement adopté, rend inutiles les détails dans lesquels nous pourrions entrer sur' une fabrication qui est tous les jours de plus en plus abandonnée.

337. Nous allons passer en revue une partie des diverses formes données au» platines parles armuriers, pour les armes amorcées par la poudre, fulminante : raccord de tous les chasseurs dans l'emploi de ces armes nous. semble être la preuve de l'amélioration qu'ils y reconnaissent t la mode seule ne fixerait pas aussi invariablement leur choix, et surtout ils ne continueraient pas à se servir de préférence des fusils à percussion , s'il n'y avait pas avantage réel. Noos ne ferons , nous , aucun choix : lès armuriers sauront mieux que nous ceux qui mériteront la préférence ; notre mission' se borne en tout à leur faire connaître l'existence des faits. Nous faisons précéder cette revue de la partie du rapport du Jury central sur les productions de l'industrie française, publié en 1038 par MM. Héricard de Thury et Migneroo. hes armuriers trouveront dans ces diverses citations les moyens de remonter aux sources et de se procure/ les modèles dont ils pourraient avoir besoin. .

Médaille» d'argent. »

M. Lepagx ,. à Paris, rue de Richelieu, n° i3, (1) A exposé un grand nombre de belles armes à feu , parmi lesquelles on * distingué un fusil tournant, à quatre coups , qui présente une disposition nouvelle ; un fusil double qui porte une platine à l'abri du feu et de l'eau. Toutes ces armés sont fabriquées avec une* rare perfection : elles sont , en général , à percussion, un seul fusil est à pierre, et son exécution ne laisse wd à désirer. .

M, IUftKrrB 9 a Paris , rue Popincôurt , n° 60 ',

(1) Ces adresses ont pu changer depuis l'époque de la .dernier? exposition { i8a 7 >.

SI a MAHOIL

A présenté six canons de fusil doubles qui sont damassés avec une parfaite régularité , et trois fusils doubles à percussion dont les canons sont également damassés •* ces canons , formés de rubans de fer et d'acier , offrent une grande résistance à cause du soin et de l'adresse avec lesquels on dispose les lames de métal soudées ensemble pour les former : c'est à l'école de M. Renette que se sont formés la plupart des fabricans de canons aamassés. Dans les fusils qu'il expose , les canons recouvrent les platines , afin que la flamme ni l'eau ne puissent y pénétrer par le bois. M. Potbt-Dblicssx, à Paris , rue de Seine , n° 56, Neuf fusils et plusieurs paires de pistolets : parmi ces ouvrages on a distingué un fusil à quatre coups dont le tonnerre se relève par le -moyen d'une charnière pour recevoir les quatre charges , et plusieurs fusils qui offrent des platines réduites a une grande simplicité.

Rappel de médaille» de bronze,

M. PaiLAT, à Paris, rue de la Paix, n° 26,

A exposé plusieurs fusils et pistolets à percussion 9 un nécessaire de pistolets et une carabine à double détente : ces armes sont d'une belle exécution et attestent que M. Prélat n'a pas cessé de mériter la médaille de bronze qu'il avait obtenue à l'exposition de i8a3 , et dont il lui est fait rappel.

-M. Lamottb, à St.-Etienne (Loirç),

A présenté une paire de pistolets , dans le genre oriental, garnis en or avec canons et platines ornés de ciselures sur acier : la bonne exécution de ces armes prouve que M. Lamotte mérite toujours la médaille de bronze qui lui fût décernée en i8a5. /

Médailles de bronze*

M. GessIxk, à Paris, boulevard -Montmartre, n° 10, A exposé trois fusils à percussion. ]L'un.e de ces armes est un fusil à la Pauly, établi avec des dispositions Ïiartioulières pour la communication de Pamorce avec a cartouche. Dans un autre fusil double les grands ressorts de la platine sont combinés de manière, & ne pouvoir altérer la force des bois»

de i/àrmctrieh. 3 iJ

M. Delkboobse , à Paris , rue Coquillère , n° 3o , A exposé quatre fusils tournant doubles à' percussion .-deux de ces armes ont des platines perfectionnées. .' M. Le lyon, à Paris , rne de Richelieu/ n° 6j , Plusieurs fusils à un seul canon à quatre coups aveé cylindre tournant, des fusils doubles et un nécessaire d armes, artistement exécuté» - '

Mentions lwnorable$.

M. Pbieuh , à Paris , nie des Petites-Ecuries , n° 7 , Plusieurs fusils dont les platines sont diversement combinées.

M. Albebt-Bbanabd , à Paris, rue Rochechonart .

Plusieurs canons defusil en damas et à rubans , dans l*un desquelles rubans croisés tournent , l'un à droite et l'autre a gauche , avec une parfaite régularité.

M. Bernard , à Paris, rue de ^Grenolle-gr^s-Caillou, n° 6, . ' , :

^ Canons de fusils doubles en damas et un canon simple à rubans croisés. '

M. Pbbvost, à Mézières.(Ardennes), Canon de fusil double en damas d'un dessin régulier. °

M. Lefauchbdx , à Paris jïae 1,-JT. Rousseau, n °5,. Six fusils doubles dont trois d'après le système ordinaire «t trois à la Pauty. •

M. Roussjuo , à Chartn» (Eure et Loire ) , Fusil double et une paire de pistolet* dans lesquels

une chaînette lie une des branches (Ju grand ressort

avec le chien. , . •

M. M ahie't , fils-, à Tours (Indre et Loire ) , Un fusil double à canons damassés et un fusil à'eercussîon richement orné. * .

M. le colonel d'EpiwÂY St.-Dbkis , à Paris , rue basse au rempart , fj» 48, '

Un grand nombre d'armes de guerre disposées suivant des systèmes nouveaux et qui ont pour objet d'en rendre la charge plus facile et plus prompte .

0l4 «AlTOlL

Citations.

J> Jury a décidé que les fabricans dont les noms suivent seraient cités au rapport.

M. Lartcssa , à Paris, rue de Grenelle-St -Germain , n 9 i4»

Pour un fusil à deux coups.

MM. Boche et Aobuv , ^ Paris , rue Moatorgue.il ,

n» 84, Pour des amorces et des poires à poudre.

M. MOSTANGEBAIID ; à JoigDT ( Yonne ) ,

Pour des capsules imperméables a l'usage des fusils à piston.

MM. Léo l a r, frères, à laChalade et aux llettes ( Meuse ) ,

Pour une petite pièce de canon en rubans de fer forgé , déposée au Musée d'Artillerie de Paria,

Quelques mots sur tes systèmes.

a38. Dans le système de P*ki,at> une cavité est réservée dans le chien .c'est dans cette cavité que l'on met une boulette de poudre fulminante enveloppée de cire. Le chien s'abat çur une énainence conique, portée par le tourillon' et située à l'endroit où se trouve la lumière. Le choc fait enflammer l'amorce qui communique le feu à la charge.

Système Rom*.

339. La cavité où est reçue la boulette d'amorce fulminante est pratiquée suf le tourillon ; elle s'enflamme par suite du choc produit parla chute du chien qui est façonné en piston,

Système Potet-Cadki, rue de Seine, n° 79, à Paris.

a4o. Le chien agit horizontalement et fient frapper la boulette placée dans une cavité. L'écartement du chien, disent quelques chasseurs s, rend l'usage du procédé moi os commode, surtout dans les bois, s cause des, branches d'arbres. Nous ne savons jusqu'il quel point cette observation est fondée. Dans tout système extérieur une branche interposée entre lç Chien et le tourillon s'opposera à l'eflVjt.

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t!es trois systèmes sont les plus simples, dit-on. On objecte , contre eux que , lors de leur .explosion * les boulettes qui servent d'amorce produisent des éclaboussures qui peuvent atteindre les jeux, et qu'en outre la cire dont elles sont revêtues finit par s'encroûter sur l'arme : les armuriers jugeront la valeur de ces objections. > •

Système Pault, manufacture Moreairet Compagnie,

rue des Trois- Frères.

24 1. Les culasses s'écartent assez au moyen de la pression faite sur un ressort pour qu'il soit possible d'introduire dans le tonnerre du canon Une cartouche faite exprès , ayant une rosette en cuivre contenant l'amorce de poudre fulminante qui s'enflamme par le choc du piston placé au bas de la culasse mobile. Ce piston ne peut .cependant agir que lorsque le canon est remis en place et que le tonnerre est fermé. Cette méthode est très-avantageuse , mais exige uneexécution précise; et soignée ; nous retiendront plus tard suc, ce système qui a beaucoup de partisans.

Système Lepage* . '

â4a. Nous aurions peut-être dû commencer par parier de ce système qui est l'un des plus aucieps et l'un de ceux qui se ^rapprochent le plus du système ordinaire. À la place du bassinet est une pièce eu forme de vase qui renferme un ressort à boudin terminé par un piston. Le grain de poudre fulminante est placé dans ce vase : lors de la chute du chien qui tombe sur le piston , il se broie , s'enflamme et communique le feu à la charge.

Système PiauBT-BÂccirEBeif , rue de jBfcnelîeu , n° 64»

à Paris»

Il diffère du système Lépage , en ce que le ressort de batterie, conservé parce dernier artiste sous le vasebassinet , est supprimé par M. Baucheron..

Système PicrfBftKAu , rue de Sartine, n° 8, à Paris.

Autre modification du système Lepage : le va*

9l6 MA5CIL

bassinet ne contient point de ressort à boudin, l'effet est, dit-on, plus sûr.

Système Blajtchabd, rue de Cléry , n° 36 , à Paris. Perfectionnement du procédé Renette, l'amorce est couverte par un cylindre qui enveloppe la circonférence d'un barillet pénétrant dans ^'intérieur de la chambre et sur lequel l'amorce est logée* Ce cylindre a une ouverture qui vient se placer précisément à l'endroit où doit frapper le marteau du chien pour atteindre l'amorce ; ce mouvement a lieu par une conversion d'un quart de cercle que le chien , en Rabattant, fait faire au cylindre par le frottement de la volute contre la volute du cylindre, lequel revient aussitôt à sa place. Ce système, composé d'un marteau, d'une enclume et d'un recouvrement mobile, semble réunir les avantages désirés sous le rapport de la simplicité, de la sûreté d'exécution, et de l'emploi du chlorate dépotasse; aussi, l'inventeur a-t-il nommé ses, fusils, fusils à foudre ou ùronligues : il prétend que les avantages qui résultent de sa méthode sont la promptitude avec laquelle le coup part sans jamais faire long feu et une plus grande force d'impulsion , attendu qu'il s'échappe' beaucoup moins de gaz par la lumière que dans les autres procédés.

SystémpMxRin Gos&kt, allée d'Antia, n° i5, aux

Champs-Elysées.

a45, Lés pièces servant à l'inflammation du chlorate de potasse «font disposées derrière la culasse au delà de la sonsr-garde, l'amorce de forme lenticulaire ^st couverte, d'un côté en plomb , et de l'autre en cuivre ; elle se place dans une cavité couverte d'une pièce , sur laquelle le chien frappe et la fait enflammer. On reproche à ce, procédé d'être un peu massif, ce qui lui ôte de l'élégance.

Système Lbpac* fils, rue de Richelieu * n» i3 , à Paris.

a44« L'idée principale du système est la fusion de l'ancien et- du nouveau système , afin qu'il fût possible de faire usage à volonté de poudre â tirer ordinaire et de poudre fulminante. La mâchoire du chien peut alternativement recevoir une pierre ou un piston. Lors-

DE l'àHMCBIBB. a ,

qu'en emploie la poudre Fulminante, le bassinet est garni d'une pièce en forme d'olive , qni y adhère par •me vis et fait détonner l'amorce après avoir reçu 1« «hoc du chien. On ûte pette pièce quand on veut s* servir de poudre ordinaire. La batterie reste démontée dans ie'premier cas, et reprend ses fonction* dans le second. /»***nm

Système Dmkhtcert, rue du Helder, n» 16, à Paris.' C'est une modification de celui de Prélat , dont il ne diffère qu?en ce, point, que la b on lette d'amorce, au heu d être couverte de cire, a une calotte en enivre que le chieri écrase «n s'a battant; ce moyen, dit-on ne préserve pas encore ides éclaboussures. *

Système Poi forçat, rue Mandar 9 à Paris.

Perfectionnement du système Renctte, consistant eri une pièce à éqnerre , 4ont un des angles a un petit chapeau qui reeouvre J'amorce. Le chien , en s'abattant,, appuie de son ventre sur un autre angle de l'équene qui tourne et laisse à découvert l'amorce sur laquelle frappe le chien. Ce mécanisme est d'une ingénieuse simplicité.

' Systèmeà magasjin d'amorces:

^ 245. Ces procédés ayant été jugés dangereux, noua n en parlerons point , tout ingénieux que soient le« essais et les inoyeqs employés par les artistes qui le* ont imaginés. Voici les. nom* -et lés" adresses de auelqnes-uns des artistes qui se sont fait connaître dans la fabrication des armes amorcées par la poudre fulminante. ,

MM. Broutet,mç Bourbon- Villeneuve, n»;io, à Paris* Pottet aîné, rue dé Richelieu. - Botitet,, rue de Richelieu, ii 8j.

Pro*p?rdAVEtanç\ rue de l'Orangerie, n? 28, a Versailles.

J. È. Céssier , à Saint-Etienné ; { Loire ) .' Romain Peufrière 3 idem .

Mrunecjj rue. Sain t-Donjiniquej n* 16, à Lypn #

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ai6. Les fusils à percussion, surtout ceux à la Pauly, offriraient tous les avantages si l'emploi des amorces fulminantes ne présentait pas le grave in£ convénient d'altérer proniptement les parties avoitinantes et ne nécessitait point de fréquentes réparations des armes. Dans les fusils de prix cet inconvénient a disparu par la substitution du platine au fer, soit comme grain de lumière, soit comme doublure de bassinet, etc. (fuyez 227).

34.7. Le chlorate de potasse , -employé pour amorce, reçoit plusieurs formes, dont le» principales sont; i° en poudre nobiliaire ; a» en grains de la grosseur du plomb n*<6; 5° en boulettes ; 4° en pastilles. Chacune de ces amorces est différemment enveloppée de cire, de cuivre, de plomb , etc. , ( Vwr , poux leur composition , l'article Poudres fulminantes , et celui relatif aux fusils à la Pauly) , on les met dans de petits instrument qn'oft nommt jamoreettes.

248. La baguette de fusil de chasse est faite en baleine ou avec des pousses de houx , de troène ou de micocoulier, eu' orme et autres matières flexibles et légères, le gros bout se termine par uo cylindre de corne, d'ivoire ou même de fer. Le petit bout est garni d'un feret $leté pour recevoir un tire-bourre, qui -est quelquefois, assez petit pour être 'fixé à demeure et passer avecla baguette parles douilles porte-baguettes.

249. La poire à pondre sert , ainsi que l'indique son nom, à contenir la boudre que le chasseur emporte pour sa provision de la journée. On en fait en v carton , en corne , ou eu m état Celles en carton sont de si courte durée, qu'où s'en sert peu. La transparence des poires à pondre eu. corne, qui permet de voir où en est U provtsion T lesja fait préférer long- tems. Cependant, on a remarqué qu'elles étaient sujettes à se gonfler à la pluie , ou à se voiler au soleiï, ce qui les fait disjoindre et occasione des jours par lesquels, la poudre *e perd; aussi, préfère-t-on généralement les poires à poudre en cuivre bruni, Ja poudre s'y conserve bien* et si on a l'attention de ne. pas les bosseler, elles rendent un long service : leur seul inconvénient est leur odeur désagréable. Le couvercle contient ordinairement la- quantité de poudre nécessaire à la

db l'abmubieb. »10/

charge , il est gradué dans les poires à pondre de prix,

de manière qu'on peut eu augmenter ou en diminuée

.' la capacité. On fait des poires à poudre auxquelles

r le couvercle est adhérent, d'autres dont il se détache ;

r. les uns le préfèrent à piston, les autres à genouillère ;

i- nous n'entrerons dans aucun détail sur ces ustensile»

dont la forme esf tellement variée que chaque ar*

i« inurier a , pour ainsi dire, la sienne.

a5o. Projectile*,, Les fusils de chasse peuvent être

s chargés a halles 5 mais on en met rarement dans le

canon, plus communément. c'est ô*u plomb à eiboyer

* dont on se sert. On entend , par ce mot , des balles de

toute» grôsséurs,doi»t les plus fortes se nomm ént balles,

chevrotines ùu postes, et les plus petites, plomb, cendrée,

dragée. On a choisi le plomb pour faire les projectiles,

t parce qu'il est très-pesant* facile à fondre et à bon

marché. On a essaye de faire de la grenaille en fer

coulé v ejle .aurait coûté encore moins chec que le

plomb ; mais elle a le graye désavantage de rayer et

de détériorer l'intérieur des canons : il est douteux?

même qu'elle porte aussi loin. . v '

On trouve dans le" tome 45 des Annales des Arts et des Manufactures la description du procécfe drr SIM. Aftermann et Martin ,. pour la fabrication du plomb, de chasse pour .laquelle ils avaient pris un- Brevet ; voici en quo^ consiste çë- procédé ;

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