‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 30 sur 58 · X." Opération · texte numérisé non relu

X." Opération

. Mettez fendre un mille de plomb doux dans une chaudière de fer, lorsqu'il est fondu, semez dessus, mais seulement autour des bords de là chaudière % ayant soin de laisser le centre bien net , environ deux

{>ellées de cendre de charbon ou de terre* mettez dans, a partie du 'milieu non couverte de cendré, vingt livres d'arsenic qui seront amalgamées avec le. plomb. Couvrez la chaudière avec un couvercle de fer, fermez hei^métiquement- ta couvercle avec du, mortier ou du ciment pour empêcher l'évaporation de. l'arsenic ; laites ensuite un bon. feu sous la chaudière pendant deux -ou trois heures, après quoi, coulez le tout dans des moules ou -en lingots, ayant eu, soir

avant de le roule, de le bien éeumer pour retirer la cendre ou la terre mise mr les bords du plomb rondo. II.* Opération.

Prenez un mille de plomb doux, faite* le Fondre dans une chaudière en fer; après qu'il est fondu, mettei-j u an barre on lingot de fa cutn position cidessus, tl quand le tout est fondu et mêlé, prenei-en dans une ..-noire et en laissée tomber quelque! gouttes dans l'eau : ni elles ne sont pas globuleuses, ajoulei une autre barre ou lingot de la première cnm~ position , et répéter, l'essai jusqu'à ce que les gouttes tombent en glu b nies pariait! : alias ce métal est dans

A y ci une plaque de fer 4 percé* de trous du calibre dont vous voulea que soit le plomb à grboyer, mettra dessus -.aie de plottab et applatisset cette écnme

avec l'ri umoire , et après , verses dessus le métal qui

dessiius. trinque cette plaque percée recuit le métal, il faut qu'elle soit élevée au-dessus de l'eau d'environ trois pieds ■ nr le plomb le plus menu , et beaucoup plus puur le plomb le plus gros.

Api m quoi, il faut retirer le plomb de l'ea-a el le faire sécher sur on feu modéré, ayant soin qu'il ne fonde pal. Quand il est sec, pnsei-le au tànihi de il de laiton pont que les diverses grosseurs se séparent. S'il s'en liourait qui ne fussent pu parfaitement ronds , un peut lés séparer eu mettant ceux dont on doute sur une surface très-polie. Quand on incline cette surface le plomb qui est parfaitement rond tombe, el relui qui ne lest pas n'.ifrére ; on peu) achever de polir le plomb en le roulant dîna un baril oii l'on a joule un peu de mine de plomb noire.

!.■■ pluinb a l'avantage d'être parfaitement rond et plein ; au rrsle, si l'on voulait essayerd'en faire soimême par re rooven , nous devons observer qu'il Faut être très-j'i-iident en opérant le mélange du plomb et de l'arsenic ; L ^ r ce dernier dégage un gai d'odeur

h mort à relui ail' 1 U t «P" , <™ T - Quelque prnmptemenl dwie r)ujg l.,jrj opite, un fêta bien de faire le

DK l'aBMDUIEB. 321

mélange an grand air, en ayant soin de se placer audessus du vent.

Le plomb , mélangé avec de l'arsenic dans là proportion que nous» avons indiquée plus haut, et précipité d'une grande hauteur, se divise très-bien et tombe en grenaille. C'est la base du procé r? j e.nployé à la tour S'.'Jaeques-la-Boucherie, où on ne le coule pas dans l'eau. Le plomb d'inégale grosseur est rainasse et passé dans des cribles dont les trous ont un diamètre proportionné aux numéros du plomb qu'ils doivent retenir. Ces cribles sont placés les uns audessus des autres , lés plus fins en-dessous ; chaque numéro est'enâuite Kssé comme nous L'avons dit tout* à-Fhéure. , -

On distingue la grosseur du plomb par le numéro* I) y en a de neuf sortes : le n° 1 est le plus gros; * le n° 9 est le plus fin. On compte bien encore des n°» 10, il et 12 , mai» qui 6ont tellement $ns que leur usage est très-peu fréquent. *

Xcs w°** î et a ne sont guère en usage, a moins qu'il ne «'agisse -d'atteindre de fort loin ; ils portent trèsbieii de no à 120 pas.

lies n°* 3 et 4 portent trèS'bien de 90 à 100 pas.

L«es ri°* 5, 6 et 7 portent très-bien de 60 à 70 pas.

X»e* n°» 8 et 9 portent très-bien de 55 à 45 pas.

Manière décharger le fusil.

*5i. « Pour charger le |usil, on met le chien au repos , on ferme le bassinet , on pose l'armé à terre» la sous-garde tournée vers la cuisse gauche , le canon appuyé contre Pavant-bras gauche , placé à quelques pouces au-dessous de l'embouchure. Dans cette. position, les deux mains sont libres. On prend la poire à poudre , on en tk#un c oup dans la calotte , que l'on v renverse dans te canon , en ayant soin de maintenir celui-ci autant droit que possible, «pour que la poudre ne formé pas bec de flûte, on met une bourre par<\ dessus {Voyez «34, ,§. 3), que l'on enfonce avec la baguette, et on bourre deux fois sans y mettre de < force. On sait qne 1* poudre trop bouwée s'écrase* se tasse, prend feu plus difficilement, et fait reculer l'arme davantage. On relire ensuite la baguette , qu

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fût, on le met, îe tonnerre en bas, dans une terrine ob l'en a versé de l'eau tiède , on prend un lavoir ( V. ce mot an vocabulaire ) dans l'œil duquel on passe un chiffon qui remplisse bien exactement le canon ; en> faisant gusser, en montant et en descendant, ce chiffon dan s 4e tube , il fait piston de pompe ,. et l'eau de la terrine s'introduit dans le canon par la lumière, et en est repoussée de même* De cette façon , le canon se lave très-bien , on le fajt éTgeutter , on passe dedans un, linge sec , ©n:le met sécher près du feu on au soleil , et on passe ensuite dedans, à l'aide. du lavoir, ua chiffon gras; on l'essuie bien à l'extérieur , on l'huile un peu, et on le remet sur son fût. Pour le nettoie» ment de la platine , on peut consulter ce quia été dit plus haut,

a53. Nous terminerons cette seconde partie en donnant quelques descriptions des procédés et systèmes dont il a été fait rapport à la Société d'Encouragement, et pour lesquels il y a été pris, brevet <Tjnventten* tes bornes de cet ouvrage- s'opposent à ce? que nousr apportions toutes les tentatives «tdéoouverte» qui ont été faites. a ce sujet; nous prendrons dope celles qui nous paraîtront, nous ne dirons pas les meilleures , nous ne serions pas dans le cas de pro-v noncer avec connaissance de cause % mais celles oui nous paraîtront moins difficiles à comprendre ; celles* qui nécessiteront le moins de figures pour l'iptelli? gence du texte ; nous prévenons d'avance le lecteur ,. et nous insistons formellement sur. ce point , qu'il ne doit point du tout conclure de l'omission d'un procédé, que nous t'avons trouvé moîns'bon que tel' autre qne nous aurons rapporté : nous le répétons- encore , nous n'avons point fait de choix. , et nous n'avons pas même choiëwapxès le jugement dès autres, à défaut de notre, jugement personnel ;.nous avons transcrit » comme nous venons de te dire, ce que nous avons le» mieux compris* Quant à l'ordre que nous avons suivi % «'est l'antériorité de date qui l'a donné, et aussi uni jeu l'arrangement des figures sur notre planche. , .

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lign* et demie cle diamètre , qui aboutit an centre du tambour : ce canal sert de -réservoir pour la poudre d'amorce, qui est d'une composition particulière, il en contient assez pour vingt-cinq amorcés. - •

Du côté opposé a ce réservoir , le tambour est percé d'un autre canal dans lequel glisse une broche d'acier, c , n'ayant qu'une ligne de jeu de haut en bas et débordant un peu le sommet du tambour, c'est sur cette broche que frappe le chien. Le .tourillon sur lequel tourne le- tambour est percé d'un. très-petit trou où tombe l'amorce et qui communique à la lumière ; l'extrémité inférieure de, la broche frappe sur l'amorce, et c'est la percussion et la compression de l'aie entre «la broche et l'amorce qui y mettent le feu.

Actuellement que noua avons décrit les principale* pièces de cette platine , nous allona en indiquer l'usage. . , *

On commence par charger le fusil avec de la poudre ordinaire > ensuite, pour amorcer, an fait faire un demi-tour au tambour, le réservoir d'amorce étant alors , au -dessus de la fajaière ,. elle se remplit de quelques grains de pondre, fulminante .\ on retourne le tambour, et, le réservoir se trouvant, par cette manœuvre , placé au-dessous du .'tourillon ,1a petite broche d'acier qui traverse le tambour 'est dirigée immédiatement au-dessus de.la lumière; on arme le Fusil, on lâche la détente et le chien frappe avec force sur la broche d'acier placée sur la poudre , et le coup part. ' La poudre' d amorce est composée de muriate de potasse oxigéné , de soufre et de charbon ; il faut observer aue c'est la Compression de l'air, ainsi que la percussion , qui lui fait prendre feu.

le supprime beaucoup dé petits détails et de perfectionnera ens imaginés par M. Prélat', pour rendre l'usage de cette platine plus commode ; l'expérience de plusieurs chasseurs qui se servent de ces, fusil» prouve que sa construction actuelle 4 est assez parfaite pour qu'il ne puisse arriver aucun accident.

M. Prélat a obtenu du Gouvernement un brevet d'importation, et il a déjà un* grand nombre de ces fusils 'de commandés ; oet habile ouvrier est connu pour faire des armés parfaites , il y a Ion g- te m s qu'il a

, adapté a ses canons le procédé Manlon; ponr entSHIer la culasse et conduire le feu de l'amorce an milieu de la charge, ce qui contribue à une rapide explosion. Ce procédé est décrit-dans le n* al des Annales des Arts et Manufactures.

Ces nouvelles platines pourront servir à toute espèce d'aunes 4 feu ; je crois qu'elles pourront être particulièrement utiles aux- canons placés dans des casemates et surtout aux canons des vaisseau i. Les amorces dont on se sert habituellement ne (ardent pas à remplir les batteries et les entre po nia de fumée et de feu, ij\m résultent souvent des accîdens graves : cela gène d'ailleurs le service , en empêchant qu'où puisse voir ce qui s'y passe, et on ne peut, dans ce cas, pointer [liste. An moyen des nouvelles platines, on supprimera toutes ces mèches, il n'y aura plus de famée dans Ici batteries, et le service se Fera aïec plus de précision , ;titude et de célérité ; on emploie déji i bord de

s et particulièrement des corsaires,

{latines adaptées atii canons , dont l'usée est gèsur les navires anglais; mais ces nouvelle» pla-

des platines adaptées

fines seront bien pins avantageuse Explication des figures i{, i5, iG, 17, de ta plancht 7>, à l'extérieur.

r^__^r«w M » Umbour mobile sur le tourillon ».

e, broche d'acier nu laquelle Trappe le chien. d, vis percée dans laquelle glisse la broche, ç , ressort qui sert k tenir le tambour en place. Fîg.' 1 S, coupe du tambour.

t, broche, d, vis, ff, deux vis qui, en tournant, nou*sent un peu de pommade contre le tourillon, r, afin de faciliter le mouvement du tambour, 0, réservoir d'amorces fermé en m par un bouchon de liège m : (, (, pivot et vis s e rvant à fermer la petite ouverture par laquelle on rerrjpb\ tle léwrvoir. -

», », dèax . inore'-punr empêcher la communication de la Dri a - entre la lumière et le réservoir d'amorces. r " u -4»' ei

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Fig. 16, détails de la broche.

a, vis, c, broche, />, ressort à boudin, entourant la broche et„qui sert a la faire remonter.

Fig. 17, tourillon vu séparément.

g 9 vi^dans lâquelUrest percée la lumjère.

i , iss*e de la lumière. suc, laquelle frappe la broche.

e , partie du tourillon sur laquelle tourne le tambour. (1)

(Ëultétîn de ta Société d* Êncouragcmcut , 9* année* page 49» mars i8 10.)

(1) Ce même système se trouve encore décrit 'avec quelques changement dans le. tome . 5 de la Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'intention dont Ût dune est expirée 4 pl. 17 et page 190 du texte.

Le ag juillet 18 18» M. Parlât a pris un nouveau brevet pour ' tipq ans pour un aalre fusil à' percussion dont la description se trouve dans le tome 10 de l'ouvrage précité*., page a3i , pi. aa ; nous allons donner une idée «tes objets qui forment |a matière de ee brevet : le grand nombre des égares s'est opposé à ce que nous transportions l'ensemble dans notre ouvrage. v -

Piatinc de fusil a percussion*

Le, mécanisme intérieur de cette plat me est 1-e même que. celui des platines, de fusil à pierre , mais à l'extérieur elle ne représente qu'.uu marteau qui remplace, le, chien des platines ordinaires et une petite enclume voluïquë solitaire. Le marteau , qui est mis en mouvement de la même .manière que le cl\ien des fusils ordinaires, fait à*la-fois le service de enien et celui de bassinet. Par

dans lequel on. la peut introduire de deux manières. La première » y déposant avec les .doigts- un grain de poudre de mercure préparé à cet effet,' et U seconde par l'intervenlidn d'un amorçoir dont on présente le col à l'orifice du foyer ; cet araorçoir , dont un va v&r la description, contient > darfs son magasin fa poudre de mercure tel la dépose dans la cavité qui doit la recevoir* Vu fouloir disposé h IVextrémité de cet instrqraetU est' destiné à comprimer la poudre d'aororce dans le foyer , afin d'en assurer l'effet. Après avoir ainsi placé l'amorce, ce. qui se fait en un instant; nn arme comme dans les autres systèmes, en«uite~~oa presse. la détente, le marteau s'échappe, va frapper la petite enclume vokaïqoe surmontée d'un piston creux de forme conique qui s'introduit dans le foyer d'amorce. La .chute du marteau fait enflammer la poudre par la. pression ; lé. feu passe avec la plu» grand* rapidité <&»* le «pndui t. sinueux de l'enclume, e.t, se perla»

* FUSILS LBPAGE.

* a55. Rapport fait à la Société d'Encouragement pour i l'industrie nationale , par M. Gengembre , au nom

* d'une, Commission spéciale, sur une nouveM* platine J fde fusil présentée à la Société pur M. Lbpjcgb , ar- J quebusiér.

j « La Société nous a chargés, MM. Guy ton, Reynier et moi, d'examiner' une nouvelle platine de fusil,

par la projection , le coup part ayec plus de précipitation qae

dan,s tous les systèmes connus* ' '"' Si le besoin d'introduire l'épinglette' se faisait sentir, ce qui

S n'est pas. présumablé , on pourrait cependant le faire après avoir

\ ' été simplement une vis placée an centre' de la face extérieure de

♦ Vendu me. »

. ( On voil de suite «pie ce procédé diffère, des autres en ce que U

chien es.t rreox et que le piston' immobile, mis en place du bassinet,

s'insère datos le creux du chien où est t'amorce. Le piston était \ creux dans son centre , le feu passe à travers pour aller jusqu'à Is

charge. Les lecteurs apprécieront le mérite de cette construction. )

Description 4e Vamorçoira magasin et à fouloir.

« Cet instrument porte au bout de sbn'raanche /qui est en bois, on magasin d'amorces disposé transversalement et terminé par ua lobe ou gorge destiné an passage de la poudre : ce passage s ouvre et se ferme au moyen d'un couJissean ajusté à an ressort fixé sur le sn anche et que le pouce fait aller et venir en appuyant dessus pour laisser sortir une amorce et le laisser en liberté lorsqu'on v*m qu'il soit fermé. Pour détruire jusqu'au soupçon de crainte de danger, l'amorçoir est ferenèjwecun couvercle qui se. monte à vis et a* centre duquel on a pratiqué une ouverture ronde jjut se ferme avec un petit bouchon de hége , de manière que , si la povdre renfermée dans ce magasin venait à s'énflariiraer » ce qui est impossible, à moins qu'on ne le veuille bien, il ne pourrait y avoir d'entre explosion que celle du bouchon de liège. On doit remarquer que. quand même l'explosion serait possible en amorçant , il n'y aérait aucun danger pour la personne qui opère , attendu que b dis» position -du magasin dans l'action d'amorcer est telle que , si la poudre s'enflammait , l'explosion se ferait sur une ligne diagonale ment opposée « | a personne qui amorce.

Cet instri»nîe n t est en outre armé d'un petit • fouloir destiné à comprimer la pqn^re d'amorce dans le foyer. Ce fouloir est dispos* sur le même P U d ue l* tube ou gorge de magasin , afin qo'on a* aoit pas oblige ™ ijiiwtr la main pour opéreMa compression. •

( Le mouv^ " e r «our mettre l'amorce au-dessous et la lasrt remonter den!****' tû** wu ' wmble difficile i exécuter ; on. doit

DB l'aRMOJUEH. 22q

imaginée et exécutée par M. Lepage, arquebusier à Paris, rue de Richelieu, vis-à-vis le Théâtre Français : voici le résultat 4e notre examen et de nos expériences sur cette platine.

risquer de faire partir l'amorce en la foulant : cependant il paraît que cela n'est pas impraticable , car on a fait de ces «fusils. ) . ^ •

certificat d'additioits.

"Description d'un fusil à percussion ait à fondre f portant quatre platines différentes , ^amorçant de diverses manâres et par des procède'* diffèvens.

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