‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier: ou Traité complet et simplifié de ces arts (volume 2)Chapitre 3 sur 58 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

tuelle coopération qui a été la source Je s succès obtenus dans les autres professions ; ils n'ont emprunté que la poudre fulminante qui n'avait pas été inventée pour eux, et encore ce nouveau procédé, qui n'est malheureusement pas encore appliqué aux armes de guerre, présente-t-il, pour ce cas, des difficultés qu'il sera difficile de surmonter. La mécanique qui, devenue plus usuelle, est appelée à changer le matériel d'un grand nombre de professions, qui a déjà opéré des miracles dans quelquesunes , sous le rapport de l'abondance et de la perfection des produits , et sous celui de l'a* naissement des prix, n'a encore prêté que de

faibles secours à l'armurier: il fore encore à

pliqués , difficulté fui est même sentie par les personnes qui se livrent habituellement, et par état, à ce genre de travaux $ a° l'ignorance du dessin des machine» , talent encore peu répandu. Ce défaut de description suffisante peut encore avoir lieu dans des vues d'ijatérèt privé et condamnable , lorsque le breveté agit sciemment , et dans l'intention de demeurer propriétaire de son secret k l'expiration de son privilège , ce à quoi il parvient en donnant une description embrouillée et non suffisante pour qu'un autre que lui puisse exécuter. Dans l'un ou l'autre cas , la publication faite par le Gouvernement est absolument illu* aoire , et l'une des clauses essentielles de la loi , celle protectrice de l'industrie en général , est éludée % tandis que la clause qui a protégé l'inventeur au détriment de la masse a produit son plein et entier effet.

Nous n'avons 1 pas voix au chapitre ; mais nous consignons ici cette observation dans l'espoir que quelqu'autre, plus à portée de- le faire, pourra un jour élever la voix, et faire comprendre à 1 administration qu'il ferait u/gent que }a publication 4es breveta ffrt

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l'arçon; il dresse péniblement à la lime. Le» méthodes sûres et expéditives ne lui sont pasencore parvenues , et le prix des belles armes s'est mafntenu, dans un tems ordinaire, au taux élevé qu'il avait atteint avant que le perfectionnement généralement senti dans les au très branches de la fabrication ait augmenté le nombre des consommateurs. Nous aurons donc peu de machines-outils , peu de manières de faire* a recueillir ; mais au moins, dans cette pénurie, noirs nous efforcerons de n'en laisser échapper aucune. Au moment où nous traçons ces lignes , l'impulsion donnée par le- Gouvernement à la fabrication des armes a

éveillé l'attention des mécaniciens ; des bre-

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plus convenablement dirigée. Si» comme on le prétend , cette branche du revenu public rapporte annuellement de 75,000 à 80,000 fr. , on pourrait sur cette somme prèle Ter le traitement d'un employé capable qui joindrait , lorsqu'il le faudrait , ses observations à la description textuelle du breveté , qui serait autorisé a lui demander un supplément de détails, qui dessinerait , ou ferait dessiner , lorsqu'il en serait besoin , l'objet à représenter sous divers aspects , tels que coupe , plan , perspective, etc. , qui , enfin ferait

* une rédaction quelconque pour rendre les démonstrations claires et perceptibles, et ne se bornerait pas, comme on est obligé de le faire, faute, sans doute , d'allocation de fonds , à mettre par ordre de dates et de numéros les indications manuscrites, souvent insignifiantes , fournies par les preneurs de brevets pour tes livrer bruts à l'impression , et au. graveur. L'économie est louable, sans doute ; mais il faut qu'elle soit bien placée et il ne faut surtout qu'elle ait lieu sur ce qui concerne l'instruction industrielle , qui est 14

. source de toute prospérité publique»

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têts vont être pris pour des machines dont les effets seront, à ce qu'il paraît, très-avantageux ; mate ces communications officieuses , ces projets ne sont encore qu'une expectative, et il ne nous est pas permis d'en parler ; c'est ce dont nous nous abstiendrions, d'ailleurs, quand bien même nous en aurions reçu l'autorisation des auteurs , parce que l'expérience n'a pas encore prononcé , et que ce ne doit jamais être qu'après son arrêt définitif que l'emploi d'une méthode quelconque puisse être prôné.

Ainsi donc , comme on le voit , doua aurons peu de choses à dire relativement à V outillage, s'il est permis de se; servir de ce mot ; mais si , d'une autre part, noua considérons la variété des produits et tout ce que l'aptitude et la capacité des armuriers ont inventé de formes nouvelles, élégantes et commodes, les exécutions diverses , nous trouverons .une ri* chesse abondante de faits, telle qu'elle nous contraindra à un choix sévère, et que nous serons encore obligés de passer sous silence? une infinité de systèmes qui devraient cependant être recueillis ; mais qu'il serait impossible de rassembler dans un ouvrage borné par des limites étroites. Chaque armurier a son système, et ceux dont le nom est un peu connu ont pris des brevets d'invention nombreux; Les armuriers en changeront encore , et autant vaudrait entreprendre de recueillir les modes, filles du caprice, que de prétendreériger eu faits importais les innombrables»

S ATANT-PBOPO».

changemens de forme qui ont été qualifiés de système on procédé* Nous nous bornerons donc à l'exposition des principaux, en» choisissant de préférence 9 non pas ceux qui nous sembleraient, a nous, préférables, mais bien ceux que le Public, meilleur juge, a revêtus de sa sanction suprême. Nous consulterons torfs les armuriers que nous pourrons rencontrer, sans attacher le nom d'aucun d'eux à cette publication ; parce que , dans cette partie , un nom adopté entraîne l'adoption d'un système, et que, chacun ayant le sien, qu'il prétend le seul bon à l'exclusion des autres, notre ouvrage deviendrait la représentation d'un seul et même avis, tandis qu'il doit, au contraire, pour être utile, mettre en comparaison et erj balance les divers procédés, afin que le publia connaisseur puisse prononcer.

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