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qui contribue à- la maintenir dans sa direction primitive. Il est reconnu qu’une carabine porte en effet plus loin et plus juste qu’un fusil ordinaire.
Le mousqueton est une arme à feu plus courte et plus légère que le fusil, servant spécialement à la cavalerie; lorsqu’il est de forte dimension, il se porte au moyen d’un porte-mousqueton et d’une botte, ou étui fixé à la selle. Les courts se portent suspendus au porte-mousqueton, et peuvent se tirer d’une main. 11 y avait autrefois en Fiance trois mousquetons différfens, savoir : un pour la cavalerie de ligne, un pour les hussards , un pour la gendarmerie.
Le porte-mousqueton se coin pose d’une seule bande en buffle ; l’extrémité de gauche de celte bande porte une forte boucle en cuivre , fondue d’une seule pièce; le cadre de cette boucle est plat et les angles sont adoucis ; les ardillons sont en cuivre-laiton , et retenus par une baguette du même métal fixée à 8 millim. ( 3 lignes 6 points ) de distance du dessous du cadre de la boucle, afin de laisser un passage au bout de la banderolle. Pour obtenir cette distance entre le cadre de la bande et de la baguette qui porte les ardillons, les deux petits côtés de la boucle ont au milieu une saillie angulaire de 12 millim. (5 lignes 2 points ) de hauteur. La boucle est retenue par une enchapure formée en pliant le bout de la bande, chair contre chair.
A o, m. ii$ (4 p. a lig. 8 points) en arrière de la , boucle , est fixé un passant en cuivre qui embrasse la bande et est retenu par un morceau de buffle appliqué en-dessous de la bande, pour former l’enchapure du passant.
Ce passant est en cuivre fondu et à baguettes plates.
L’extrémité de droite de la bande est arrondie et ornée d’une plaque en cuivre en demi-cercle , dont le diamètre est découpé de manière à figurer trois dents de feston. Cette plaque, dont les angles sont adoucis, est letenue par trois rivets qui traversent le buffle, et qui sont assujétis en-dessous au moyen d’une plaque en cuivre mince.
Le porle-mous^icton est en fer forgé et limé ; il est suspendu à la bande, le long de laquelle il peut jouer librement au moyen d’un rouleau en tôle qui
DE L’ARMt'RÎFR. tjg
entoure la baguette supérieure du cadre dans lequeL passe la bande ; la baguette inférieure est renfoncée au milieu et percée verticalement d’un trou pour le passage de la lige du crochet.
Le crochet a la forme d’une poire allongée ; il se , compose d’une baguette arrondie extérieurement et plate intérieurement; il s’ouvre au moyen d’unechainiére pratiquée de 20 millim. (8 lignes 7 points) audessous dn cadre dans lequel passe la banderolle , et se ferme au moyen d’un ressort fixé par unerivure à l’intérieur de la baguette opposée.
Le passant du crochet porte une courroie de retrait destinée à retenir l’arme ; à l’extrémité supérieure de cette courroie est adaptée une boucle en cuivre , retenue par une enchapure formée en pliant le buflle chair contre chair ; cette enchapure porte deux pas» sans en buffle, le premier est placé au-dessus de l'enchapure , près la baguette de la boucle qui porte l’ardillon ; le second est placé dessous l’enchapure iirimé,diatement derrière le premier , l’un et l’autre sont pris dans le pli de l’enchapure. Au moyen de ces passans, la courroie, en entrant dans le passant de dessous, forme un anneau qui embrasse la baguette inférieure du cadre du porte-mousqueton ; le passant de dessus est destiné . à contenir la courroie lorsqu’elle est prise dans la boucle.
Mousqueton , modèle de 1816. La longueur du canon est de 5o centimètres ( 1 pied 6 pouces 5 lig. 8 points) ; son calibre est de 7 lignes 7 points , sa longueur totale est de 2 pieds 8 pouces 5 lignes 8 points ; il est sans bayonnette ; les garnitures sont en cuivre , la baguette est portée séparément au moyen d’une courroie qui passe dans un anneau de cette baguette , et qui s’attache à la huffleterie du cavalier ; le poids de l’arme > sans la baguette, est de 5 livres, celui de la baguette est de 4 onces i gros ; son prix le plus élevé est de 20 fr. 54 centimes.
Les pièces qui composent le mousqueton sont: le canon , qui porte un guidon en cuivre près de la bouche, la platine, la tringle pour fixer le mousqueton au porte-mousqueton, deux anneaux qui glissent dans la tringle, la sous-garde, qui est à ailettes, comme
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celle des fusils, l'embouchure qui remplace l’embouchoir et la capucine de l'ancien mousqueton, la plaque de couche, la baguette qui, comme on l’a dit plus haut, se suspend à la bufïïeterie.
Le mousqueton de poste, ancienne arme , trèslourde, dont la balle pesait jusqu’à 5 onces, a été abandonné avec raison.
Fusil de rempart.
On trouve l’article suivant dans le Mémorial encyclopédique., extrait d’une instruction du Ministre de la Guerre. Nous pensons qu’il est de nature à intéresser nos lecteurs.
o Le fusil de rempart se charge par la culasse, le tonnerre se séparant du canon pour recevoir la charge.
11 s’amorce avec des capsules fulminantes. Le canon qu'on brase sur une pièce de culasse est carabiné à
12 cannelures rondes en hélices; sa longueur est de 1 mètre 5 décimètres, son calibre de o ni. 0218 réservé entre les cannelures qui ont elles-mêmes une profondeur de o, m 0012, et une largeur de o, oo45. Le tonnerre présente une chambre tronc-conique portant sur la surface supérieure un double crochet qui sert à le faire mouvoir, une cheminée sur laquelle se placent les amorces et deux tourillons. Une vis sert à maintenir la coïncidence de l’axe du tonnerre avec celui du canon, deux visières, l’une fixe, et,l’autre mobile, sont fixées sur le canon en avant du tonnerre à o, m. oo5 environ , elles donnent les hauteurs nécessaires pour tirer, la première à 200 mètres et la seconde à 4oo. La platine appropriée à l’emploi des amorces fulminantes ne présente rien de particulier. Le poids de l’arme est de 10 kilogr. , la balle a 0,0226 de diamètre, et sa charge est de 8 à 10 grammes de poudre. Ce fusil porté ses balles à 600 mètres de plein fouet sous des angles de 5 1/ 2 de degrés: sous les mêmes angles, il donne fréquemment des portées totales de 1,000 à 1,200 mètres. Jusqu’à 600 mètres les balles conservent assez de force pour traverser deux planches de sapin de o m. 027 d’épaisseur, à 100 mètres elles peuvent en traverser 10 et jusqu’à 5oo, elles traversent quelquefois les saucissons de la plus grande épaisseur. La
DK l’aHMUBIBR. ,gt
manœuvre en est facile et prompte , et le fusil se tire étant soutenu par des piquets enfoncés de toute leur hauteur sur la plongée du parapet, ou plantés en arrière, ou sur des chevalets portatifs.
204. L’cpreuve des armes à feu se fait de la manière suivante : on les ass^tit sur un banc de manière à ce qu’ils ne puissent "culer. On tire deux coups de suite, le premier, avec une charge égale à un dix huitième de livre de poudre et une halle de calibre, le second, avec un peu moins de poudre, environ un vingt unième de livre de poudre et une halle de même. On lçs examine alors, mais on ne les reçoit définitivement qu’oprès un mois de séjour dans une salle basse et humide, où ils se chargent de rouille provoquée par le salpêtre et le soufre, plus particulièrement aux endroits défectueux.
Il y a à Birmingham, centre delà fabrication des aimes en Angleterre, une maison d’épreuve’pour les canons de fusil et de pistolet. Tout l’intérieur de la salle d’épreuve est doublé de très-fortes plaques de fonte d’un pouce environ d’épaisseur. Les volets, qu’on ferme à l’instant où l’on va mettre le feu, sont doublés de même, de manière qu’il n’y a aucun danger pour les personnes chargées de faire ces épreuves. L’explosion est à peine entendue du dehors de l’établissement. Un attend toujours quelques minutés avant d’ouvrir les volets, parce qu’il y a souvent des charges qui font long feu, et qui, ne partant que quelque tems après les autres , pourraient occasioncr des accidens.
Dans toute la longueur de cette salle d’épreuve, du côté des volets se trouve une pièce de fonte ayant deux rebords parallèles sur lesquels sont rangés les canons chargés, la lumière en dessous, vis-à-vis une petite rigole, dans laquelle on fait une légère trainée de poudre qui vient aboutir à l’orifice d’un trou percé dans le mur. C’est à travers ce trou qu’on met le feu à la poudre au moyen d’une baguette de fer dont on fait rougir le bout. Les canons ne sont que posés transversalement sur les rebords de la pièce de Ion te et ne sont point areboutés du côté de* la culasse , de sorte que, par l’effet du recul, ils s’enfoncent dans un amas
|8î MAKUKL
de terre relevé en talus derrière eux , tandis que les balles vont s'enfoncer ^ l’opposé dans un semblable amas de gravier où oh les trouve aplaties et déformées. Tous les canons sont éprouvés avec charge et baltes doubles. Ceux qui crèvent sont dejsuite jetés à la ferraille ; ce n’est que 24 heur^p après qu’on examine ceux qui résistent à cette épreuve. S’ils ont des gerçures , le salpêtre et le soufre y pénètrent et se manifestent alors à sa surface. Ils sont brisés avec une machine à vis établiè à cet effet. Ceux qui sont reconnus sans défauts nuisibles sènt marqués d’un poinçon et rendus au propriétaire qui paie l’épreuve et le.poinçonnage en raison du calibre. Par un acte du Parlement, tout armurier qui ferait monter des canons 6ans avoir été poinçonnés est condamné à une amende de 20 livres sterlings, dont la moitié appartient au dénonciateur et l’autre moitié aux pauvres. Cette mesure a donné une grande confiance aux armes de Birmingham.
205. Le poids d’un fusil de munition est d’environ i4 livres, dans lequel le poids du canon entre pour 9 livres i/a chargé avec la 56e partie d’une livre de poudre; il porte la balle de calibre, à but fixé, à 1S0
'toises. Tiré sous un angle un peu moindre que 45 degrés, il porte la balle à sept ou huit cents toises, où elle peut faire beaucoup de mal.
Les troupcs.de l’artillerie ont des fusils plus courts
. de huit pouce»que ceux de l’infanterie, qui ne pèsent, avec leurs bayonnettes, que huit livres 1/2 ; les canonniers les portent en bandouillère.
206. Nous consignons ici un fait relatif aux détentes, encore bien qu’il ait plus, spécialement rapport aux fusils de chasse, pour n’avoir plus à revenir sur cet objet. Les armuriers ont remarqué qu’une des choses qui contribuent le plus à changer la direction donnée à un fusil, et encore mieux à m^pistolet qn’on*ne peut tenir que d’une main, est l’effort qu’il i'aut'faire sur la cachette pour faire partir le coup, ils ont imaginé un petit mécanisme très-ingénieux qu’ils nomment double détente. Le moindre petit attouchement, la pensée, pSur -ainsi* dire, la fait partir dans l’instant où i?on voit que la direction est bonne. On la
de l'armorier. l83
met plus particulièrement aux pistolets de combat. Ce
f*etit mécanisme consiste en deux détentes, comme e mot l’indique, dont une , fortement pressée par un ressort, est tenue en arrêt par l’autre à une certaine distance de la gâchette. La seconde détente, légèrement pressée par un ressort , n'oppose pour ainsi aire , pas de résistance à lâcher la première détente, qui frapparrf la gâchette de bas en haut, fait partir le coup. Il faut que, dans les armes à double détente, l’arrêt de repos de la noix soit recouvert , au moment du départ, par un petit tasseau qui ne permet pas à la gâchette d’y entrer, sans toutefois s’y opposer quand on relèye le chien.
20 7. Sous- garde , c’est l’assemblage de l’écusson ou pièce de détente et du pontet : la pièce de détente est celle qui, prolongée, sert de derrière au pontet.
Le pontet est la pièèe qui s’ajuste sur l’écusson et qui est destinée à garantir la détente et à prévenir les accidens.
Dans le modèle 1816 la détente est fixée sur' l’écusson au moyen de deux ailettes et d’une petite vis qui traverse ces trois pièces : cette construction , qui est analogue à ce qui se pratique pour les fusils anglais et autrichiens , a permis de supprimer la goupille de la .détente. Par là on conserve davantage les bois qui se détérioraient par les mauvais moyens employés par les soldats pour démonter leurs armes. On donne à cette détente* un mouvement plus hhre et plus indépendant des effets hygrométriques du bois; enfin, on pare à l’inconvénient qui résultait souvent de l’élargissement du trou de cette goupille. .Ce trou , augmenté par les démontages successifs , n’offrait plus le point d’appui qui doit résister à la pression qu’on exerce sur la détente pour faire partir l’arme.
§. II. Pistolet d’arçon.
208. Le pistolet ne diffère du fusil que par ses dimensions qui sont moindres ; la crosse, ne devant pas être épaulée, mais seulement tenue à la main , offre aussi des différences ; mais elles sont peu importante*, sous le rapport de la fabrication.
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Le mot de pistolet vient , dit-on , du nom de la ville de Pistoie, en Toscane. Cette arme est à l’usage des troupes à cheval, les calibres en sont fixés- par les régleinens. Nous aurons encore occasion de parler de cette arme à l’article des armes de fantaisie. On a fait des pistolets à bayonnette, mais il n’est point venu à notre connaissance qu’ils aient jamais été employés dans les arméçs.
209. Le pistolet d’arçon était autrefois fort long, comparativement à ce qu’il est de nos jours, on le diminua , on l’appela demi-arçon, enfin le demi-arçon a repris le nom de pistolet d’arçon.
. Le canon n’a pas de visière, il n’est pas rayé, à cause de la difficulté que l’on éprouverait pour le charger étant à cheval ; son calibre est pour les balles de a6 à 38 à la livre , et la charge de poudre est d’environ okooôa (60. grains).
3io. Pistolet de cavalerie , modèle de 1816. La longueur du canon est de deux décimètres (7 pouces 5 lignes) , son calibre de 7 lignes 7 points, sa longueur totale d’èrtviron i3 pouces, son poids d’un kilog. i854 ( 2 livres 6 onces 6 gros) , ses garnitures sont en cuivre, Son prix le plus élevé est de 18 francs 20 cent.
Les pièces qui composent ce pistolet sont : le canon, la platine, le porte-vis, la baguette, la sous-garde' qui est à ailettes, la capucine avec sa bride qui est retenue par la grande vis de platine, la bride de poignée, la calotte et la vis de poignée.
Pour éviter la perte des pistolets qui a fréquemment lieu dans les charges de cavalerie , on fixait les pistolets par une courroie attachée d’une part à un anneau mobile enchâssé dans un pitdn à vis à tête ronde percée, lequel devait être placé au pommeau de la selle, et d’autre part à un second anneau ou battant qui était fixé à la crosse des pistolets.
Les deux extrémités de l’anneau étaient aplaties et percées pour recevoir une vis ou une goupille à tête ronde, qui traversait l’épaisseur du bois à l’extrémité de la crosse. Cette goupille, placée au raz de la calotte, laissait assez de jeu à l’anneau pour qu’il pftt rouler librement sur son axe et parcourir ainsi circu-
de l’armcrirr. 1 85
lairement l’étendue de la calotte, depuis la hauteur de la vis de la queue jusqu’à la vis de sous-garde.
Cette mesure ayant présenté des inconvéniens,o.n a remplacé cet anneau par une vis de calotte à tète percée et portant un^anneau ; cette pièce s’adapte au pistolet dans les manufactures du Gouvernement.
21 1. Pistolet à coffre. 11 n’est plus en usage dans la troupe, on le nommait ainsi parce que les ressorts étaient renfermés en-dessous derrière le canon dans une espèce de boîte-en cuivre.
21 3. Pistolet de gendarmerie. Il est composé des mêmes pièces que le pistolet de cavalerie ; mais il n’a
{>as de vis à anneau, et les garnitures sont en fer, la ongueur du canon est de 4 pouces 9 lignes, son calibre de 6 lignes 9 points, sa longueur totale d’environ îo pouces, son poids de 1 livre quatre onces quatre gros, et son prix le plus élevé de 12 francs 97 cent.
11 ne sert qu’à la gendarmerie.
214. Pistolet de guerre. On appelle ainsi les pistolets dont les troupes font usage : ce sont les pistolets des officiers de cavalerie, de marine et de gendarmerie. Ceux que l’on fabrique maintenant dansles manufactures royales se nomment modèles de 1 S 16 ; mais les pistolets qui sont entre les mains des cavaliers sont ceux de cavalerie, modèle de l’an 1 5 , et de gendar merie, modèle de l’an 9.
Le pistolet de cavalerie de 1816 diffère de celui de l’an i3, i° eu ce que le canon est renforce dans toute la partie du tonnerre où se fait la charge; 20 la crosse est un peu plus courbe ; 3° son bois est légèrement diminué dans ses dimensions et raccourci vers la bouche du canon; 4° °n a substitué à l’envbouchoir qui avait la forme de celui du fusil une capucine semblable à celle du mousqueton, modèle de 1816, laquelle est percée pour recevoir la baguette.
21 5. Le pistolet de gendarmerie de 1816, diffère de celui de l’an 9 en ce que, i° on a diminué de deu* points l’épaisseur du canon à la hauteur du bouton de la culasse , et qu’on a renforcé le métal dans l’endroit où se fait l’effort de la charge; 20 le bois et toutes les pièces de la garniture ont été légèrement diminués d’épaisseur; 3° la crosse a été allongée d’environ un
lS6 MANUEL
pouce ; 4° on a substitué à l’ancien embouchoir unfe capucine semblable à celle du pistolet de favalerie, modèle de 1816.
Les changemens faits aux platines, le système de sous-garde, l’emplacement de la lumière , etc. , opérés dans les fusils et le mousqueton de 1816, s’appliquent aux nouveaux modèles de pistolet, eu égard aux formes et aux dimensions de ces derniers.
216. Pistolet des officiers. Ils sont à canons tordus du calibre des pistolets de cavalerie ; la longueur des canons , qui sont en couleur, est de 4 ponces 9 lignes 6 points, les platines sont semblables à celles des pistolets de guerre, mais elles sont plus faibles en dimensions. Les garnitures sont faites d’une composition de 92 parties de cuivre, 7 de zinc, et une d’étain. Les poignées sont quadeiKées et courbes pour ^tre mieux nssujéties dans la main, et la paire coûte 56. francs *ans les ateliers du Gouvernement.
Pistolet de marine. 11 ne diffère du pistolet de cavalerie que par un crochet de ceinture qu’on y ajoute. On perce dans le bois un trou pour recevoir un pivot qui donne à ce crochet un second point d’appui pour l'empêcher de tourner autour de la vis» Son poids , avec le crochet, est de deux livres 7 onces 4 gros ; il ne sert qu’à la marine.
Manière de reconnaître si une arme à feu est d’une bonne, execution , qualités qu’elle doit tAoir.
Pour un fusil, une carabine, un pitolet, etc.
218. Oh calibre le canon conformément à la collection des cylindres-calibres ; un cylindre de 7 ligues 9 points doit entrer dans les canons de fusil d’inlàntt rie et de voltigeurs, et un cylindre de 8 lignes ne doit pas y entrer. Un cyliudre de 7 lignes 7 points doit entrer dans les canons du fusil d’artillerie, du mousqueton et du pistolet de cavalerie , et un cylindre de 7 lignes 10 points ne doit pas y entrer ^ tous les cylindres doivent avoir trois pouces de longueur. Le canon doit être encastré dans le bois de la moitié de son diamètre, bien porter sur ce bois dans * toute sa longueur, surtout à la culasse. La lumière doit être percée bien ronde et suivant les règles qu*
BE l’aHMI'RIEB. lS.y
3us avons données ci-dessus (177) , on y passe d’ailurs une épinglette. La culasse doit bien joindre sur canon, n’être ni cassée ni fendue autour de la vis ,
: cette vis doit être perpendiculaire au plan de la ueue. L’àme du canon doit être bien nettoyée, polie t brillante, on met la baguette dans le canon , elle oit sortir de 4 lignes au fusil d’infanterie , et cet exédent doit être taraudé ( Voyez baguettes , 201 ) , oa 1 fait jouer dans le canon, en raclant dans l'intérieur our sentir s’il n’est pas rouillé. Oü la fait jouer aussi lusicurs fois dans son canal pour s’assurer qu’elle ne ont ni trop ni trop peu dans son logement , (on ob- M vera qu’elle doit tenir plus fortement dans le mousueton et dans les pistolets que dans le fusil) ; qu’elle orte bien sur son taquet, afin que, placée, elle ne éborde pas la bouche du canon*, affleure les bords 1» e son canal dans la partie apparente creusée conveablement dans le milieu de la largeur du bois, et ne la partie pachée entre la capucine et la sous-garde jit bien dans le milieu du bois qui reste après le loement du canon. En dirigeant l’œil le long du canon, n observe s’il est bien monté, si l’embouchoir est lacé bien droit , si le guidon se trouve bien dans la gne de mire.
La douille de la bayonnette doit affleurer du bas enibouchoir et le bois, du haut elle doit arraser la ouche du canon. On fait tourner la virole pour s’asurer qu’elle n’est pas gênée par la baguette dans ses îouvemens, qu’elle pose bien sur son embase , que i vis serre bien son écrou , que le bouton d’arrêt est ilidement placé, la lame doit, en allant vers sa pointe, iverger un peu de l’axé. On ôte la bayonnette , on bserve si la douille n’est pas rouillée intérieurement ,
1 la lame est bien trempée, si le coude est assez fort, ms criques, travers, pailles, etc., les fourreaux doivent tre en bon cuir de vache, cousus du côté opposé à arrête, assez longs et assez larges pour contenir la une en entier et pour qu’elle en soit retirée facileîent. Le tenon pour la bayonnette doit être brasé sq- ' idement. - . •
On fait tomber le chien sur la batterie pour voir s’il assez de chasse pour la faire bien découvrir, et s’ili
1 88 i MANCEL
porte son feu au fond du bassinet. Si la batterie ne découvre pas ; c’est que le grand ressort est trop faible, ou que le ressort de batterie est trop fort. Si elle dé- . couvre et revient, le grand ressort est trop fort ou celui de la batterie trop faible {Voyez 199), et la percussion brise promptement les pierres. Ii faut remettre les ressorts en Jharmonie. On fait passer plusieurs fois le chien de la chute aü repos et du repos au bandé, pour vérifier la solidité et l’harmonie des autres pièces de la platine et s’assurer , i° que les ressorts intérieurs ne frottent pâli sur le bois ; 20 qu’entre le corps de platine et le chien , il y a un jour égal de o mètre ood6 (3 points) environ, pour qu’il ne frotte pas contre ce corps , et qu’à cèt effet l’arbre de la noix déborde un peu ce même corps de platine ; 5° que le chien ne parte pas au repos quand on presse fortement sur la détente; 4° que Ie cran du bandé n’est ni trop, ni ,
trop peu profond ; 5° que la gâchette ne rencontre pas *
le cran nu repos en passant du bandé* à la chute;
6° que la détente n’a aucune espèce de jeu, soit au repos, soit au bandé, mais que, le chien étant abattîi, la détente doit être libre ; 70 que le ressort de batterie a un peu de jeu à la grande branche et que la petite porte bien ; 8° ijue le chien a assez de chute et qu’étant au repos la pierre ne touche pas la batterie ; ÿ° que le chien tombe uniformément et sans secousse.
On examine si le chien n’est pas cassé à son carré, an trou de la vis, à la sous-gorge : si la tête de la vis du chien est assez haute pour que son trou soit toujours au-dessus de l’extrémité de la crête, quelqu’enfoncée que puisse être la vis. On fait jouer la batterie: elle doit s’ajuster parfaitement sur le bassinet et contre le canon, sans frottement dur. Sa vis* étant serrée autant que possible , elle doit tourner et découvrir facilement. La vis doit être juste dans son trou , et ce trou doit être sans crique ni travers.
La gijande vis du devant de la platine doit passer entre les branches du ressort de batterie sans les faire lever.
La platine étant ajustée au canon, la lumière doit se trouver, au milieu de la fraisure du bassinet. On Ote la platine de dessus le bois et on examine, i° si
elle est propre dans l'intérieur ; 2°-si la gâchette tourne librement après avoir serré la vis le plus possible, et si elle engrène bien dans les crans de la noix; 3° si la bride n’est pas fendue ou cassée près des trous du pivot de la noix et des vis de bride et de gâchette ; 4° si les ressorts sont bien cintrés, bien étoffés, sans l’être trop, si leurs petites branches s’ajustent bien, si les grandes ne frottent point, en’ ne laissant cependant entre elles et le corps, que le jeu nécessaire à leur effet : au ressort de gâchette c’est la petite branche qui est libre; 5° si le bec de gâchette est suffisamment fort ; 6° si les fentes dcs.vis ne sont pas défectueuses ; 70 si l’arbre bu la tige de la noix est bien
1 *uste dans son trou, ainsi que le pivot dans le trou de a bride ; 8° si la griffe de noix ne déborde pas le bord inférieur du corps de platine lorsque le grand ressort n’est plus retenu ; 90 si la noix est bien ajustée et tourne bien. •
On observe le gîte ou logement de la platine, il faut, i° que toutes les arêtes en soient bien vives; 20 que l’encastrement des têtes des vis de gâchette ne perce pas le bois jusqu’à la détente, ni jusqu’à la culasse, que celui de la tête de vis du grand ressort ne perce pas jusqu’au canon ; 3° que le fond du logement du grand ressort ne fasse pas découvrir le canon ; 4° que le trou de la queue de la gâchette soit le plus étroit possible, que la profondeur ne déborde pas plus de six points la mortaise de la détente dii côté le plus éloigné de la platine; 5° que les goupilleâ soient justes à leur trou sans forcer, et que celle de la détente ne soit pas trop près du trou qui reçoit la queue delà gâchette ; 6° que, la platine s’ajustant parfaitement au canon , ses bords portent bien sur le bois en-dessus du corps, que le bois réservé en dehors autour de la platine ait au moins 2 lignes d’épaisseur , et qu’il soit très-peu entaillé à l’endroit où Pespalet du chien porte sur le corps de platine ; 70 enGn , que toutes les pièces soient sans bavures.
Le devant de la détente doit former à-peu-près un angle droit avec le plan extérieur de l’écusson, la fente qui la reçoit doit être juste à la dimension pour que la détente n’ait de mouvement que dans un seul
ïyO MANUEL
plan perpendiculaire à l’axe de la goupille, le taquetdoit porter exactement dans son logement. L’écusson doit être saus pailles nuisibles à la feute et à se^trous de vis, ainsi. que le pontet vers ses nœuds. Il est essentiel, dans le modèle de 1816 surtout, que l’écusson
fiorte bien sur le bois dans, toute sa longueur ; car, si ’on pouvait le faire enfoncer plus qu’il ne doit être en forçant la vis de culasse, cela donnerait trop de fer à la détente et nuirait beaucoup à la marche de la platine.
La' plaque de .couche doit appuyer sur le bois , partout elle doit être débordée dans son pdhrtour par le bois de 6 points (demi-ligne), les trous de ses vis doivent êtrp sains et le dessous du cul-de-poule à l’autre bout arrondi, bien dressé.
L’embouchoir , la grenadière, la capucine, doivent s’ajuster convenablement sur le bois et sur le canon pour les unir solidement ensemble ; mais on doit pouvoir les ôter et les remettre en place avec la main et «ans le secours d’instrumens.
: Les ressorts de garniture ne doivent pas trop plonger dans le bois, leur logement ne doit point se faire
Î'our dans celui du canon , ils doivent bien revenir sur a bande quand on cesse de les presser.
En général, les vis doivent avoir leur tige cylindrique bien droite , les filets vifs et assez profonds , leur logement être exact à leur diamètre , les têtes ne doivent être ni trop, ni trop peu fendues, bien rasées à leur fraisure , sauf celle de culasse qui doit être saillante. Toutes les arêtes vives de celle qui ne sont pas encastrées dans le bois doivent être abattues à la jime ; il doit en être de même à l’égard des pièces de la garniture.
- On s’assure de la bonne pente du fusil au moyen du calibre qui sert à la Térifier. La crosse trop droite fait tirer trop haut et repousser, la crosse trop courbée nuit à la solidité de lâ monture, enfin, on s’assure que le fusil a la résonnance prescrite.
Tout ceci s’applique au mousqueton et au pistolet, en ayant cependant égard à la différence des formes.* et des dimensions.
CE i.’armciuer. - . 19 r
Reparution des armes.
219. Pour ajuster une nouvelle platine sur un canon, les armuriers sont assez ordinairement dans l’usage de limer , pour cet effet , le pan de la lumière , au lieu de faire cette opération snr le rempart de la batterie où cela est moins facile, il est vrai , lorsque la platine est trempée. On ne doit toucher au canon jvec la lime, à cette pièce si importante, que quand les environs de la lumière sont tellement piqués de rouille qu’il soit nécessaire de dresser le pan.
Lorsqu’on pose le tenon de la bayonnette il faut faire attention à ne pas trop entailler le canon en cet endroit, qui est très-faible, et gendre garde que le fer ne soit pas refoulé en-dedans. 11 faut faire passer le cylindre-calibre dans le tube après l’opération.
L’orsqu’on remplace un corps de platine, il faut, pour que la platine soit bien sur le bois, c’est-a-dire s’y raccorde bien, si ce bois est conservé, abattre le rempart et la boutterolle du corps de platine à remplacer, et s’en servir comme d’un calibre et d’un conducteur pour le contour et les indications précises de la situation et delà grandeur des trous à percer au nouveau corps de platine doqj: , i^cet effet, on dégrossit une des faces.
L’ajustage du chien exige communément qu’on rafraîchisse son carré pour le coordonner à une nouvelle noix ; qu’on lime le dessus, del’espaletpour qu’il porte entièrement sur l’extrémité supérieure du corps de platine, et qu’on le dispose de manière qq’il W»it un jour égal entre la face intérieure et le corps de patine.
L’objet de l’ajustage de la mâchoire supérieure dft chien est de donner à son encastrement et à son trou les dimensions nécessaires pour recevoir la crête et-la vis du chien ; si la crête ou la vis étaient trop fortes, il faudrait limer ces pièces. \ *
L’ajustage du bassinet consiste ordinairement à disposer le plan des bords latéraux de celte pièce, de façon que l’assise de la batterie puisse s’y appliquer parfaitement en conservant néanmoins l’inclinaison de ce plan.
Quand des platines ont beaucoup servi , il faut rc-
tgi MANCEL
voir les batteries , en redresser la face à la lime, les retremper au paquet et recuire le pied ; mais, si la face était usée, il faudrait y mettre une feuille de bon acier* bien fin et bien égal ; mais cela donne beaucoup d’ouvrage et autant vaut refaire une nouvelle batterie.
La réparation de la noix consiste ordinairement à refaire le carré et à retailler le cran, si la circonférence de cette pièce le permet, on ne doit jamais diminuer l’épaisseur.
Pour ajuster 1^ bride de noix , il faut diminuer endessous l’épaisseur du corps de cette pièce , ou limer son pied suivant qu’elle est trop forte ou trop faible par rapport à la noix.
Dans l’ajustage d#la gâchette, on règle principalement les dimensions du bec de cette pièce et la courbure, d’après les crans et le contour de la noix.
L’opération de retailler la noix et la gâchette exige qu’on recuise ces pièces; on les retrempe ensuite en paquet.
Poôr ajuster les ressorts de platine, il faut disposer l’étoquiau et leur patte, de manière à ce qu’ils se rapportent aux trous auxquels ils doivent être adaptés et ôter les froltemens de ces moteurs.
11 faut avoir soin, d^is l*a justage des vis , que leurs tiges remplissent exactement les trous destinés à les iec evoir, que les filets soient vifs, etc.
Pour le remplacement des pièces de la platine, on di.it se servir de pièces de forge, ou de pièces de lime, un peu fortes, afin de pouvoir les limer de manière à le* .ajillitei 'facilement.
Les armuriers ne pouvant pas retremper les baguettes qui auraient été détrempées, il convient de les remplacer par des neuves.
Les détentes qui ne s’ajustent pas bien dans la mortaise de l’écusson; ou auxquelles il manque du fer sous la queue de la gâchette, doivent être remplacées.
Lorsqu’on remonte des sabres, on doit soigner l’ajustage des rivets, de manière à ce qu’ils entrent juste et même de force. Quand le quillon d’un sabre aura étécassé,il faudra, autant que possible, remplacer la monture, l’opération de braser cette pièce étant mauvaise.
de l’ahmteier. ïg5
Lorsqu’on remplace la hampe d’une lance on ne doit employer que du bois de fil et sans nœuds, {V. i65).
• Nettoiement des armes.
220. Lorsque les armes sont rouillées, on emploie, pour les nettoyer , del’émeri bien pulvérisé et de l'huile d’olive ; on se sert, pour les frotter, de curettes de bois tendre et de brosses rudes. A défaut d’émeri pour enlever les grosses taches, on se sert de grés pulvérisé tamisé et humecté d’huile. Quand les armes ne sont que légèrement rouillées, on se sert seulement de brique pulvérisée, tamisée et également humectée d’huile.
Lorsqu’on opère sur le canon, il faut , pour l’empêcher de se courber sous l’affort qu’on fait, le soutenir intérieurement avec une broche de son calibre ou bien le poser à plat sur un banc ou sur une table, ou bien- encore ne faire peser la force que dans le sens de sa longueur.
On fait usage d’un linge pour essuyer toptes les pièces ; mais celles de l’intérieur de la platine doivent conserver un peu d’onctuosité, ainsi que toutes les armes qui sont destinées à rester dans les salles d’armes. Pour que les armes ne puissent graisser les vêtemens des soldats-, on doit essuyer les bois avec un linge propre avant de les délivrer.
Lorsque l’huile ou la graisse qu’on a mise sur une lame s’est desséchée sur cette lame dans le fourreau , il ne faut employer, pour l’enlever, que de l’huile nouvelle qu’on laisse sur les taches pendant quelque teins, après quoi, on enlève le tout enfrottantavec un linge.
Quand un fourreau en cuir a été mouillé, il faut en retirer la lame, la faire sécher et la frotter avec un linge légèrement imprégné d’huile avant de la remettre dans son fourreau.
Si on laissait rouiller fortement les lames de sabres , elles deviendraient trop minces après quelques dérouillages, et elles seraient par conséquent hors de service. Cette observation s’applique aux fourreaux de sabre en tôle d’acier, attendu que cette tôle est mince. Voici l’ordre que l’on suit pour démonter et remonter une arme à feu,
u.ancsT
221, Ordre suivant lequel on doit démonter le fusil pour le nettoyage à fond . «
l° La bayonnette;
2° La baguette ;
5#- Les deux grandes vis;
4“ Le porte- vis ;
5° La platine ;
6° La goupille du battant de sous-garde ;
7° Le battant de sousgarde ;
&° Le pontet .;
9° La goupille de la d<£ tente ;
io° La détente ;
i<° L’embouchoir ;
12° Le ressort de l’emboùchoir ; ,
i5° La grenadière ;
4» Le ressort de la grenadière ; i5° La capucine ; i6° Le ressort de la capucine ;
170 La vis de culasse ;
180 Le canon ;
190 La culasse ;
20° La vis de l’écusson ; 2i° L’écusson ;
220 La goupille du ressort ' de baguette ;
23° Le ressort de baguette ; * •
24° Les vis de la plaque de couche ;
25° La plaque de couche.
On doit remonter le fusil dans un ordre inverse, c’est.à-dire , en commençant par les n°* 25 , 24 , 20 , etc.
On ne doit déplacer les quatre dernières pièces que lorsque la rouille ne permet pas de les nettoyer eu
Elace 'f il doit en être de même du ressort de l’emouchoir et de celui de la grenadière. La culasse ne ' doit être démontée que par' un armurier, parce que ies soldats dégradent toujours plus o*u moins cette pièce importante. Cette observation s’applique aussi à la vis de détente du modèle de sous garde de fusil de 18x6. -
5122. Ordre suivant lequel on doit démonter la platine avec le monte-ressort actuellement en usage.
i° La vis du grand res- a° Le grand ressort (i) ; sort ;
(1) On Pôle à l’aide d’une pression qu’on fait avec le monteressort ; on le remet par une opération inverse quanti il s’agit de remonter la platine.
DE
3® La vis du ressort gâchette (1) \
4 6 Le ressort de gâchette ; 5° La vis de gâchette ;
6° La gâchette ;
7° La vis de bride ;
8° La bride ;
9° La bride de noix ; io° La noix (2); n° Le chien (3) ;
l'armorier. ig5
de 12° La vis de batterie (4); i3° La batterie ; i4° La vis du ressort de batterie ;
i5° Le ressort de batterie; 16° La vis.du bassinet ; 17° Le bassinet ;
18° La vis du chien ;
19° La mâchoiie supérieure.
On doit remonter la platine dans un. ordre inverse , c’est-à-dire , en commençant parles n°* 1 * 3 4 5 19, 18, 17, etc.
Pour reconnaître les vis de la platine, on observera que la vis du chien a la tête percée, celle du bassinet a IS tète fraisée , celle de la noix , dite clou du flticn , a la tète d’uu plus grand diamètre que les autres, les six autres suivent cet ordre de longueur :
1» Vis du grand ressort, terie plus grosse que la la plus courte ; précédente-, à-peu-prçs
2° Vis du ressort de ga- égale de longueur ;
chette ; 5° Vis de gâchette ;
3° Vis de bride ; 6° Vis de batterie. '
4° Vis du ressort de bat-
Les deux grandes vis ne sont pas égales de longueur, celle du milieu est un peu plus longue que l’autre ; afin que les soldats ne puissent les confondre et mettre l’une de ces vis à la place de l’autre, la plus grande doit être marquée d’une étoile. *
Avant de replacer les vis , il faut mettre un peu d’huile dans l’écrou ou sur les filets de lavis. Il faut avoir la même précaution pour l’axe et le pivot de la noix. Quand la platine est remontée, il faut également
(1) Avant de la retirer entièrement , on frappe sur le cul du •essorl , de manière à faire sortir le tenon de son encastrement.
(a) il faut la repousser avec un poinçon cjui entre facilement dans e trou destine à recevoir la vis,
(3) On a dû commencer par abattre avant d’ôter la vis dtj grand •essort.
(4) On fait avant une pression sur le ressort de batterie avec U
nonte-ressort. •
I96 MAWlîEt
mettre un peu d'huile entre les branches mobiles des, ressorts et le corps de platine , ainsi que sur la griffe et les crans de la noix. 11 faut s’assurer si les vis ne sont pas trop serrées, et si les pièces tournent bien. 11 faut enfin' avoir l’attentiîm, avant de remonter les différentes pièces des armes , de ne pas laisser dans les trous des vis de , l’émeri , de la brique ou autres substances dures pulvérulentes ayant servi à dérouiller.
320. Ordre suivant lequel on doit démonter le mous- ’ quel on , modèle de 1816.
1° .La vis du milieu de la platine'(i) ;
2° L» vis du devant de la platine ;
3° Le ptfrte-vis ;
4° La platine;
5“ L’embouchoir ;
6° Les deux couteaux ;
70 La vis de la tringle ;
8° La tringle ;
90 La vis du pontet ;
to° Le pontet ; n° La vjs de culasse ^ 12° Le canon ; «
i3° La culasse ; i4° La vis de l’écusson ; i5° L’écusson ; •
1 6° La vis de détente ;
170 La détente ;