‹ Manuel de l'armurier, du fourbisseur et de l'arquebusier, ou Traité complet et simplifié de ces arts formant une encyclopedie des sciences et des artsChapitre 35 sur 87 · Certificat de perfectionnement du 16 mai · texte numérisé non relu

Certificat de perfectionnement du 16 mai

Ce perfectionnement consiste dans la suppression de la culasse mobile en cuivre ou rosette-d’amorce p , fig. 7>ç) et 43; ce qui apporte, dans la disposition delà platine et de la culasse, les changemens que nous allons décrire. -

On perce verticalement , sur le dessus de la bascule fl’, lig. 45, un trou b’ en forme d’entonnoir parle bout , et descendant jusqu’au trou horizontal par lequel passe le piston c’. ■

Le piston, au lieu de traverser entièrement la masse Ç de la bascule qui forme la ctdasse, s’arrête au trou b’ de la lumière qui communique de sa partie inférieure dans l’âine du canon ; une petite fermeture à pivot vient ouvrir ou fermer à volonté l’embouchuro •

d’ du trou b\

Ces dispositions faites, on laisse tomber une amor®o

a5o MÀNTKl.

composée demuriatesur-oxigéné de potasse, 9e soufre et de charbon , absolument semblable à celle dont on fait déjà usage, dans le trou b' ; cette amorce s’arrête dans le trou du piston ; ce piston , étant chassé par le moyen ordinaire, lance cette amorcta sur la lumière, et le jet de feu que produit cette pression perce et enflamme la cartouche placée dans le tonnerre.

Ce trait de feu a une telle force que , lors même que la cartouche se trouverait à une ligne et demie de distance du trou de la lumière , et enveloppée de plusieurs doubles de papier , il l'enflammerait encore subitement.

Il faut observer que l’on pratique au tonnerre du canon une chambre qui ne permet pas à la cartouche de se mouvoir en avaBt , elle est retenue de manière à Âe pouvoir échapper à l’action de l’amorce. »

a6i. ae certificat d'addition pour l'application <d'une platine à silex au fusil à bascule décrit plus haut.

Explication des figures.

Fig. 46? même planche 3. — Fusil de munition vu de profil dégarni de la plaque extérieure de sa platine pour laisser voir l’intérieur.

Fig. 4? ? plan dans lequel on a supprimé le chien et la batterie. ^Fig. 48, platine vue extérieurement de profil. •

Fig. 49? la même platine vue intérieurement et du Côté opposé à la figure précédente.

a, grand ressort , b , gâchette, c, ressort de gâchette, </, chien servant en même tems de noix, , e, batterie,’ f , bassinet ( fig. 4g)> S y ressort de batterie.

La platine tout entière s'attache à la bascule en

«pressant le ressort qui est en h , fig. 46, à la queue de a bascule, elle se dégage et s’ouvre par un mouvement de rotation sur les tourillons i, fig. 47? Ie canon étant ouvert, on introduit une cartouche d’une dimension déterminée dont ou verra plus loin la composition , et on referme la bascule.

Un crochet de deux lignes environ de longueur et (foutant de saillie ? placé au centre de la partie con-

• de l'ahmuhieh. a5 1

cave de la bascule qui touche au canon entre dans le canon qui est entaillé pour le recevoir, et déchire la cartouche vis-à-vis la lumière qui est au bassinet ; le coup part aussi vite qu’avec un fusil à pierre ordinaire.

On doit cependant observer que , pour empêcher que le frottement entier de la partie concave de la bascule n’ait lieu avec l’extrémité du canon, il faut introduire, par le moyen d’une chambre de six ou huit lignes de profondeur qu’on pratique au tonnerre du canon, un dez en cuivre ou en acier qui fait saillie d’une forte demi-ligne environ sur le canon ; c’est sur ce dez* épais lui-mème d’une ligne, que s’opère le frottement qui devient plus doux, etpermetàla crasse que produit toujours la fumée de se placer à côté saus gêner le mouvement.

La cartouche qui s’introduit dans le canon se fait à-peu-près de la même manière que celle qu’où emploie pour les fusils de guerre. Quand on a fait la douille sur un mandrin de calibre, on la bouche au fond avec un morceau de papier rond, que l’on y colle; on la remplit ensuite de la quantité de poudre jugée nécessaire ; on met la balle dessus et on la ferme avec un (il qu’on noue. Comme le papier dont on se sert pour faire cette douille est toujours plus grand , on met dessus la balle, ainsi séparée, la poudre pour amorcer, et on froisse ensuite le reste du papier en le tournant avec les doigts; on conçoit que, loisqu’on a amorcé , la càrtouche est encore intacte ,ct c’est ainsi qu’on l’introduit dans la chambre pratiquée an tonnerre pour la recevoir et où elle se déchire en fermant la bascule. La chambre est d’un calibre plus fort de deux points que lereste du canon, ensorte que la cartouche, étant pressée , ne peut plus aller plus avant. (1) »

( Description des machines ci procédés , etc. , T. X, page 55 , planche G. )

(O On a fait, depuis, d’autres cbangemens et perfeclionnemens au fusil Pauly , et ces changemens se sont tellement multiplies qu'il nous est impossible de les suivre : beaucoup d’armuriers n’ont même plus pris de brevets pour ces modifications ; la platine n’est plus mobile , les canons fout la bascule , et lorsqu’ils vienneut but-

FÜS1L DEBOUBERT.

2&2. Rapport fait par d/.*!VIolard , au nom du Comité des arts mécaniques de la Société d’ Encouragement , sur une nouvelle platine de fusil présentée à la Société par M. Debocbkrt. - *

M. Dcboubert, arquebusier, rue du H(elder, n° i4, à Paris, a présenté à la Société un fusil à deux coups dont les platines sont disposées pour recevoir une amorce de poudre de muriate oxigéné sur laquelle le chien frappe corn me un marteau et l’enflamme aussitôt qu’on presse la détente.

Le mécanisme de cette nouvelle platine se fait remarquer , i° par un petit levier à bascule qui soulève la batterie au moment où le chien s’abaisse et ne lui fait éprouver aucune percussion ; 2° par le bassinet qui est soudé sur le canon de manière que la fumée que produit la combustion de l'amorce ne peut pas * pénétrer dans l’intérieur du corps de platine, ni par conséquent l’endommager par la rouille qu’elle produit très-promptement ; 5° pour diverses précautions que l’auteur a prises pour rendre l’entretien de l’arme facile et le maniement très-commode. Il s’est ménagé le moyen de déboucher la lumière en adaptant à la

Î tarde antérieure du bassinet une petite vis qu’on enève pour introduire l’épinglette.

M. Dehoubert a aussi présenté an Conseil un pistolet dont la platine est construite de manière qu’on peut l’amorcer indifféremment avec de la’poudre de chasse ou avec de la poudre de muriate oxigéné. Pour cet effet, il a imaginé de Axer sur le bassinet de la platine

ter contre la culasse, en se rabattant après qu’ils ont reçu la charge, il» accrochent la tête d’une vis qui fait un tiors de tour, qui sulût pour qu'une lermeture exacte ait lieu. D’autres opèrent le déchirement de la cartouche , au moyen du virement du canon, qui vient se placer exactement et solidement devant la culasse , après avoir reçu la cbarge. Nous croyons la fabrication des; fusils lJauly suffisamment éclaircie par ce qui précède. L’espace nous manque d'ailleurs, et nous serons contraints de passer beaucoup de choses sous sileuce; en obéissant à celte nécessité, nous nous «florcerons , dans le choix que nous ferons , de mettre en évidence ce qui mérite davantage de fixer l'attention des lecteurs.

, . DK l’aR&IURIER. 255

ordinaire nn petit bassinet avec une batterie de recouvrement propre à recevoir l’amorce de poudre de inuriate oxigéné et un chien qui fait les fonctions de marteau et frappe immédiatement sur l’amorce : ces pièces additionnelles n’exigent aucun changement dans la première forme de la platine ; on peut, à volonté, les enlever lorsqu’on veut amorcer avec de la poudre ordinaire. Cette disposition, qui n’entraîne pas une dépense au-des&'is de vingt ou vingt-cinq francs, a j’avantage de ne pas laisser pénétrer la fumée dans l’intérieur de U platine et de permettre en même teins de pouvoir, se servir à volonté de la poudre ordinaire ou.de la nouv elfe (,).

Plusieurs membres du comité des arts mécaniques ont pris connaissance cfe l’arme à feu de M. Deboubert ; ils ont trouvé la composition des platines simple, solide, ingénieuse, et remplissant parfaitement • son objet; et, étant informés que l’auteur, en présentant son travail à la société, n’ambitionne d’autre faveur qpe celle d’obtenir son suffrage, ils proposent au conseil de publier, par la voie dubulletin , les perf celionnemens que M. Deboubert a ajoutés aux platines de fusil qui s’amorcent avec de la poudre de maria te oxigéné. ’»« .

Signé Mo lard , rapporteur.

Adopté en séance, le îS avril i8u.

Explication de la figure i8, planche 5.

Platine de fusil, vue de face. A , Chien-au repos, terminé par une petite broche d’acier qu’on peut * remplacer par une nouvelle, lorsqu’elle est usée, en enlevant la petite vis e; cette broche d’acier vient frapper sur la poudre d’amorce contenue dans le bassinet; Æ, batterie découverte pour laisser voir le bassinet <1, fixé au canon ; b , petit creu* dans lequel se fixe la poudre d’amorce; c, vis qui, étant enlevée, 1 permet d’introduire l’épinglette dans la lumière pour

( i ) Ce système e$t le même que celui de M. Lepage fils,

a'54 MANCEL

la déboucher; d , levier à bascule faisant agir là petite pièce f qui soulève la batterie au moment où le chien s'abaisse.

' TCSIL LEBCEOF-VALDAHON.

a63. — 21 septembre 182 u — Brevet d’invention de cinq ans, pour un fusil simple ou double à tonnerre, à bascule et à cartouches d’amorces mobiles , appelé fusil dé Valdahon.

Cette arme, que l’on voit eh coupe longitudinale, planche 3 , fig. 5o, est coupée àg-nviron deux pouces de la culasse. Le tonnerre a, qui est mobile, se recule et se redresse pour recevoir la charge, et rentre ensuite dans le canon. Le mouvement de recul de ce ^tonnerre s’effectue en glissant dans une coulisse en fer": b, sur laquelle le reste du canon c est brasé; dy bascule formant charnière en e lorsqu’elle est abaissée, comme dans la fig. 5o : elle empêche le tonnerre de reculer, et quand, au contraire, elle est relevée verticalement sur la charnière , elle laisse de la place au tonnerre , pour qu’il puisse reculer à la place de la bascule et se reployer obliquement, pour être chargé dans'cette position.

Il résulte* de cette disposition qu’on peut charger J’arme avec une très-grande promptitude, qu’on évite l’emploi de la baguette et qu’on n’a pas à craindre de mettre une trop forte charge : car la grandeur du tonnerre est calculée pour contenir toujours la même .quantité de poudre composant une seule charge.

*S’il arrivait, contre toute attente, que le fusil vînt à éclater, la disposition de la coulisse et de la Uascule diminuerait considérablement les effets de cet accident.

Manière d’ amorcer offrant toute facilité , promptitude et ■ sûreté possibles,

264. Un tube de paille de cinq, six ou sept pouces de longueur, rempli de poudre fulminante, fournit i5 à 20 amorces parfaitement à l’abri de toute humidité, d’évaporation , etc* .

. de d’armcMter. 255

Cetle petite cartouche d’amorces s’introduit dans un canal pratiqué dans le bois du fusil, sous la main gauche, et, au moyen d’un petit repoussoir /'auquel elle est assujettie et qu’on fsrit glisser, le bout de la petit»; . cartouche se présente vis-à-vis de la lumière ÿ et s’en éloigné de même. Un ressort/», placé sous l’écusson du pontet i , fait seul l’ofTice du chien et de toutes les parties qui le font mouvoir; ce ressort porte en avant une petite lan^e A pour couper la partie de la cartouche d’amorces qui se présente vis-à-vis la lumière : il est en outre muni d’un piston l pour frapper l’amorce. La lame A empêche, après qu’elle a coupé, la communication de l’amorce avec le reste de la cartouche.

En ouvrant le pontet i , on arme et on désarme et on met au repos le piston : ce qui supprime le chien < dont ou n’a plus besoin.

Les petits boutons m servent à ouvrir et fermer la bascule et le tonnerre.

Fig. 5o Ois, plaque portant des divisions numérotées, et sur laquelle glisse la cartouche aux amorces; les nombres gravés sur celte plaque indiquent la quantité d’amorces qu’on a employées et le nombre de coups qu’on peut encore tirer sans remettre une nouvelle cartouche.

La lumière, la cartouche d’amorces et toute la bat- ‘ terie, se trouvant au-dessous du canon, sont naturellement à l’abri de la pluie. *

Dans un petit étui de quatre à cinq lignes de diamètre, placé dans la crosse, sous la plaque de couche, mobile à cet effet, on peut toujours avoir à soi, de la manière la plus sûre et la plus commode, deux à troi^ cents amorces.

Fusil double.

265. Le mécanisme que l’on vient de décrire s’applique au fusil double; les deux tonnerres, n’étant • point séparés, s’ouvrent, se chargent et se remettent ^n place ensemble. Le pontet, par lç même mouvement, arme; désarme et met au repos les deux pistons ; ou peut amorcer et désamorcer les deux coupa en même tems. Une seule colonne de numéros, placée.

a56 MANCEL

comme dans la figure 5o, entre les deux petits boutons qui font marcher la cartouche d’amôrce , indique le nombre de coups à tirer dé l’un ou de l’autre canon : en conséquence, touffes les opérations s’effectuent aussi rapidement pour deux coups que pour un seul. !

Ce nouveau système d’amorce s'adapte aussi parfaitement aux anciens canons de fusil sans ouverture au tonnerre ou à la culasse. 11 «n est de même pour les pistolets. J '•

On pourrait, parce procédé, établir des fusils et des • pistolets à trois canons.

, ( Description des machines et procédés, etc. , T. XIV , page 181 , planche 16. )

FUSILS POTTET.

266. — 28 août 1818. — Brevet d’invention de cinq ans, pour un fusil de chasse à deux coups pouvant tirer ciiïq â six cqups par minute, au sieur Pottet, arquebusier, à Parisig

■ ‘ Description.

Planche 3 , fig. 53. Le fusil monté , les détails sont dessinés à côté de cette figure.

canon double dopt les tonnerres sont à chani- ; bres pour recevoir les cartouches , l’entre-deux est fendu pourïecevoir, du côté rond, la planchette b dessinée sur deux faces. ( Voi* tes détails. )

c, bascule formée par la clé d portant écrou e dont la tête est sphérique, et*de 1? plaque /'tenue par deux vis et renfermant les piàc'ésVle la bascule.

- g , visière tenue par deux yjs’î dont une se trouve à •chaque bout de la planchette b.

h , une cartouche garnie de sa culasse mobile.

A, fig. 5a , poudrière servant à amoroer; elle porte une épmglette qui, pressée directement dans la lumière, perce la cartouche et verse son amorce en môme terns dans le bassinet.

I , chape portant le levier m assemblé par une gou^ pille. .

n, planchette retenue sur la plate-bande inférieure du canon ; elle est destinée à recevoir la chaînette du levier m. «

.,/r DE L’ARMl'RIEIt. •

. b, capuche sur deux laces, serrant le bout supérieur de la monture : sa queue est fendue pour recevoir le bout du levier commandeur qui s’agrafFe à la fermeture de l’arme par un mentonnet à pompe.

La culasse mobile i a deux lignes de profondeur : elle se visse sur le derrière de la circonférence'de la cartouche. ■*

La planchette b 5 queue d’aronde», placée sur le derrière des canons, intercepte la communication d’un canon à l’autre ; elle porte sur le derrière un carré servant pour le tirage du canon sur la bascule, afin de presser horizontalement la culasse mobile entre ses‘ deux parties. Le carré de cette planchette traverse la clé d , incrustée dans PépaiSsciiï de la bascule c.

La plaque f de la bascule c porte un trou en forme de trémie, traversant le bois et le devant de la sousgarde et correspondant à toutes les issues, entre le canon cl*ïa pièce de bascule, pour éviter que l’eau et la fumée puissent y séjourner.

Les deux canons s’enflamment par le même procédé de platine que le fusil à pierre ordinaire , excepté que les batteries ont une saillie; c'est-à-dire que, lorsqu’elles sont fermées, le bassinet fait boîte, ce qui sert a la mobilité du canon, pour- que l’amorce des bassinets ne puisse point se perdre. Les lumières sont de platine, elles sont sphériques intérieurement , ce qui produit une inflammation aussi prompte que la poudre fulminante. , •

La poudrière renferme l’amorce et l’épinglette, en la portant directement dans la lumière des canons , elle perce la cartouche et laisse son amorcp dans le bassinet. . * * »

Ce fusil se manœuvre pour la charge par l’effet du levier ru, portant à l’extrémité inférieure une chaînette qui s’enclave dans une autre pièce avec une vis à chaque bout sur la plate-bandeinférieure du canon, ayant la course du levier pour l’ouvertuie et la fermeture. £c levier porte à son bout commandeur un doigtierp.et une détente à pompe portant mentonnet qui s’agi affesur la queue de la capuche o, sur laquelle

258 MAIfDBt

est un crochet à bascule qui a son emplacement dans

la plate-bande inférieure du canon (1).

. . PREMIER CERTIFICAT d’aDBFTIOH.

367. Pour un fusil de guerre avec perfectionnement s’adaptant aux fusils de chasse à un coup , aux carabines , aux pistolets , et à toute espèce d’armes à feu à un seul coup. . . ' -

Planche 5 , fig. *54 > le fusil monté avec ses détails figurés à côté.

a, culasse creusée de sept lignes et taraudée sur un pas de 6ept filets, un seul tour suffit pour détacher cette culasse du canon.

5, capuche en cpivre retenue par une forte vis dans toute l’épaisseur du bois qu’elle renferme; elle porte le içàle, formant charnière, avec une capucine en cuivre c qui guide le canon et en facilite la bascule.

c, capucine en cuivre n’embrassant que'le canon auprès du corps de platine ; elle est fendue perpendiculairement suivant les filets du cation ; un tenon suit la fente, maintient le canon à l’éloignement précis, et permet de quitter et de .reprendre à volonté, sans

(1) Cette description est obscure, compliquée, inintelligible; la personne qui l’a faite ignore les noms des choses et la véritable signification des termes techniques; il y a répétition de certains faits et omission d’autres ; une figure importante n’est nullement indiquée au texte et ne porte même ancuue lettre de renvoi , nous l’avons marquée d’une astrrique (*) ; nous n’aurions point transcrit cet article et ceux qui suiveut , si les titres n’eussent point promis là solution de' questions intéressantes. A force de travail, nous sommes parvenus à nous faire une idée , mais -trop - confuse , trop péu sûre , pour que nqus osions en faire part à nos lecteurs. Peut>êlre sommes-nous bienloiu de ce que l’auteur a voulu dire , et nos connaissances en armurcrie sont trop bornées pour qu’il nous soit permis de tenter avec fruit une traduction de cet article. Nos lecteurs armuriers s'en tireront peut-être mieux que-nous, c’est dans cet espoir que nous le leur donnons; et, dans ce cas, la préoccupation que nos idées pourraient faire naître dans leur esprit serait probablement plutôt nuisible qu'utile. La volonté de la loi qui ordonne la publicité des procédés brevetés après l’expiation du privilège est aux trois quarts éludée par de telles ^explications* Nous renvoyons, à cet égard, à la note de l’avant-propos, peg, 3».

DK \* ÀHMÜRÏER. , .25^

éprouver de contrariété. Cette capucine porte aussi une queue plate, fendue, dans laquelle passe itne goupille qui arrête le canon à la hauteur nécessaire pour introduire la cartouche. •

d , autre capucine fixée sur le canon au moyen d’une vis; elle porte une queue ronde qu’on tient dans la main gauche lorsqu’on fait tourner le canon dans le bois pour charger et décharger sans changer de position : le Corps ne fait aucun mouvement et la manœuvre s’opère avec une grande promptitude.

f , capucine portant la grenadière.

g, épinglette traversant le bassinet vis-à-vis la lumière. Elle se visse intérieurement sur un ovale en acier, ^ porte une tige de même métal qui traverse le corps oetplatine au-dessus du bassinet : cette épingletle est guidée par une douille dans l’intérieur du corps de platine ; elle est enveloppée à l’extérieur par un ressort en spirale qui la maintient toujours hors de la lumière , de manière qu’en donnant un choc sur l’ovale, l’épinglette entre, nettoye la lumière, crève la cartouche et revient à sa place.

li , fig. 35, batterie portant la partie t-fig. 34, creur sée de manière à envelopper le grain ; elle a une ouverture A dans la table qui , au moyen du ressort / et du tiroir m, laisse tomber la quautitc de poudre nécessaire pour dfeaque amorce.

Le ressort / a sa longue branche dans^èintérieur du magasin, qui repousse le tiroir ni, de manière que le magasin est ouvert lorsque la batterie frappe sur le bassinet.

Le tiroir m est vissé sur la batterie qu’il excède de quatre lignes ; c’est au choc du chien sur la batterie que l’excédent de ce tiroir porte sur le ressort de batterie et le force à rentier dans le magasin , où il intercepte l’entrée en le tenant fermé.

7i, la cartouche que l’on introduit dans le canon; on peut la mettre et l’ôtcr autant de Ibis que l’on veut, sans lire- b outre ^>an$ qu’elle en souffre.

Di

36o . MANUEL

Fig. 56, corps de platine portant un pain fraisé ; lefbassinet est isolé sur une tète de chien (i). •

' * Deuxième certificat d’ addition J* .

26S. Pour une platine à percussion, s'adaptant à toute , > espèce d’armes à feu.

Planche 5 , figure -5a, la platine, montée, est disposée \ fonctionner. : ‘ ' , * ,

a, arbre avec épaulement traversant le corps de platine et fixé dans, l’intérieur par une vis.

Zi, chien portant la noix et pivotant sur 1 arbre a , keSd tète est une vis d’acier plate par le bout , qui»

• lorsque le chien tombe , frappe dans le trou de 1 arbre c : cet arbre, ayant un épaulement , est taraude à son plus petit bout, qui se visse sur l’exli éim|§ du tonnerre du canon j'l’autfe partie de cet arbre reste à 1 ex- • térieur , où elle est enveloppée par la douille du «magasin à amorces d et retenue par une vis ; elle fait piston dans cette douille et porte un petit bassinet que le magasin emplit de poudre. A l’instant ou le chien arrive au bafldé étau départ, le magasin » éloigne, découvre le bassinet dans lequel frappe le chien; la tpoudre s’enflamme et se réunit à celle du canon.

. Le magasin à amorces d contient vingt-cinq amorces de poudre oxigénée : il est percé de part en part. Pour Feniplir , il faut ôter le chapeau qui est à vis. Sur la douille est pratiquée une lumièf: qui donne au . chien la facilité de frapper sur l’arbre î.

- c , bride «Ouvrant le chien , elle est retenue par deux

(j) Même imperfection de démonstration qu’on doit d’autant plus regretter que ce procédé a clé rois «n exécution el que certaines personnes lui ont donné des éloges. Nous avons vu entre les mains d’un artilleur de la Garde nationale de Paris un fusil qui, autant qu’il est possible de reconnaître quelque chose dans cette description , nous a paéu devoir être compris dans ceux faits d’apres ce modèle, ç\ était goûté non-sculement par le proprietaire , mais encore par ceux qui ont pu voir ses effets. Nous ne saurions cependant affirmer que les deux systèmes soient identiques , parce que , d’une part , il est difficile de se faire une idée exacte du procédé d’après l’article imparfaifque nons venons de transcrire , et^ue , de l’autre , nous p’ avons eu le fusil de l’artilleur qu’un instalft entre les mains.

DE l/ A Iî M L ü 1 K R . 26 l

vis ; l’une prenant dans le corps de platine et l’ autre dans le bout extérieur de l’arbre a. •

/’, chaînette retenue d’un bout par une vis au chien , et de l’autre bout parle grand ressort g.

h, chaînette en' forme d’Sr vissée d’un bout sur le

chien et de l’autre au magasin ; cette disposition fait que le magasin va et- vient au commandement du chien. , , • *

i , tête de gâchette, montée sur un arbre qui traverse le corps de platine „la tète reste à l’extérieur et .se trouve couverte par la bride e; elle porte un' pivot • qui traverse cette bride.

A, queué de gâchette s’adaptant intérieurement sur l’arbre de la tète de gâchette t, où elle est fixée • par une vis; elle remplit l*objet d’un ressort de gâchette ordinaire.

I , bague en acier entrant à vis dans le tonnerre du canon qu’elle excède d’un quart de ligne : cette pièce, fixée à demeure sur le canon, remplace la culasse mobile dont il est parlé dans le premier mémoire.

Troisième certificat , d’ addition.

Page 1