‹ Manuel de l'art chrétienChapitre 75 sur 157 · Ghuracci, Storia délia Arts Chrittiana · texte numérisé non relu

Ghuracci, Storia délia Arts Chrittiana

m HASUBL DE L'ART CHRBTIEN.

ment, elle demande un ton plus élevé que celui d'Esther ; et Racine, s'il eût fait une tragédie sur l'héroïne de Bétlralie, aurait sa y prendre un peu du ton de son Atlialie.

M. Béker, de DusseldorfF, s'est heureusement inspiré da ton plus doux de son Esther, dans le tableau dont nous reproduisons la partie centrale. La jeune reine s'avance àla fois résolue et craintive; Assuérus, sur son trône, est aperçu dans le lointain. Si la femme, chez elle, ne se faisait pas autant sentir, on ne sentirait pas aussi bien le prix do son héroïsme.

Esther B'Bvançant vers AsauéruB.

Les livres des Prophètes, ouverts sur l'avenir, n'ont pas été fermés aux événements de leurs temps. On peut donc les prendre dans le sons littéral, et y puiser des sujets de représentations relatifs aux Prophètes eux-mêmes et à ce qu'ils nous apprennent de l'histoire contemporaine. On peut aussi exprimer directement et dans la forme définitive de son accomplissement les événements qu'ils annoncent; ot, au moyen de cette mention, en passant par leur intermédiaire, nous arrivons, sans transition trop brusque, des temps d'attente à ceux où les divines promesses vont se réaliser.

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